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le glaive et le verbe

Featured Replies

Posté(e)

De grands cris odieux !
Des éclats  de tonnerre !
On eût dit que la terre
Tremble. Du haut des cieux

 

S’abat une pluie drue
De feu sur les demeures.
On entend de grands heurts.
Panique dans les rues.

 

On vit dans la frayeur.
Les armes retentissent,
S’écroulent des bâtisses ;
Partout est le malheur !

 

Scène apocalyptique !
Volutes de fumées.
On voit se consumer
Des monuments antiques.

 

Partout le feu s’étend.
On déverse son ire.
Oui ! on s’entredéchire ;
Du sang chaud se répand.

 

Entourée de décombres,
Une gamine pleure,
Ô combien elle a peur !
Le blanc soleil est sombre ;

 

Il fait en plein jour nuit.
Mais pourquoi tout cela ?
On ne sait vraiment pas.
Sans cesse on se détruit.

 

Si ! on le sait bien.
Pour son idéologie,
Ô quelle idiotie, 
On réduit tout à rien !

 

Faire entendre sa voix,
Répandre ses pensées,
Sans tuer, sans blesser,
Sans vider son carquois,

 

Oui ! cela peut se faire.
Rien ne vaut le verbe,
Cet instrument superbe
Grâce auquel on enterre

 

Et le glaive et la hache
de guerre, ces hideux
Et si pernicieux
Outils aux mains des lâches.

Posté(e)

"L'épée de sa bouche." Il me semble que la formule est dans l'apocalypse.

Posté(e)

Alors que le verbe pourrait ne chanter que l'amour, il chante aussi la guerre ... Vous l'avez bien exprimé dans votre poème, @Ouintenabdel que j'ai pris grand plaisir à lire. 

Posté(e)

Le verbe et sa puissance peut-il venir à bout du glaive encore trop triomphant un peu partout sur notre pauvre planète.

Sommes-nous à titre individuel capable d'exorciser nos propres démons qui sont l'égoïsme, l'indifférence, l'intolérance, les certitudes de toutes natures qui font de nous des aveuglés de l'altruisme?

 

Et pourtant c'est bien souvent nos propres idéologies qui en se regroupant conduisent au glaive dont une parcelle mérite d'être extirpés, bien dissimulée derrière nos bonnes consciences.

 

Posté(e)

Un poème qui reprend l'écho de la septième trompette...

Posté(e)

Le royaume des cieux est en nous, une friche céleste !

Posté(e)
  • Auteur

Merci Polymathe. Effectivement, il est dit dans la bible que « de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants. » Votre visite m’honore. Soyez-en remercié.

 

Merci Joailes, vos commentaires me font toujours un grand plaisir. Je vous en sais infiniment gré.  « Au commencement était le  verbe », c’est par ces mots que commence la Bible. Le Coran est introduit par le mot : « Lis ». D’où l’importance du verbe. Celui-ci a un pouvoir inouï. Avec le verbe on peut tout dire, le bien et le mal aussi malheureusement. Le verbe doit servir  à chanter ce qui nous élève et dénoncer ce qui nous rabaisse. Je voulais dire à travers mon texte que ce n’est que par la voie du dialogue que l’on peut régler ses différends. La violence, fût-elle verbale, ne sert à rien, elle génère la violence. On  a connu et on connaît toujours cela en terre d’islam. Les chrétiens ont connu eux-aussi des  heurts d’une grande ampleur, je pense à la Saint-Barthélemy.  Quand se rangera-t-on des voitures comme on dit familièrement ?  À la Saint-Glinglin  ou  aux calendes grecques, c’est-à-dire jamais !    Merci derechef.

 

Merci Darius, votre commentaire m’honore autant qu’il me ravit. Vous avez parfaitement résumé le fond de ma pensée. Comme je l’ai dit plus haut, le verbe a un pouvoir extraordinaire. Si on en faisait usage  exclusivement pour ramener dans le droit chemin les brebis égarées, on changerait la face du monde. L’homme continue par être mû par les bas instincts. Plaise à Dieu qu’il s’assagisse un jour. Un grand merci pour votre fidélité.

 

Merci  Frédéric Cogno. Vos commentaires me font énormément plaisir. Quand on voit ce qui se passe dans le monde, il y a lieu de craindre que la septième trompette de l’apocalypse ne retentisse un jour ou l’autre. En tout cas l’épée de Damoclès est bel et bien suspendue au-dessus de nos têtes. Sans jouer les Cassandre,  l’avenir n’est guère rose avec ces guerres interminables, fussent-elles larvées. Un grand merci !

 

Merci O Salto, votre visite m’honore. Avant d’accéder au Royaume des cieux, faisons en sorte que la paix règne sur le plancher des vaches, sur notre Terre meurtrie par notre faute, nous les humains. Un grand merci !

 

Posté(e)

@Ouintenabdel

 

Quand dire, c'est faire... et hop ! un coeur

Posté(e)

Un texte de conviction, engagé, d'un homme de paix. Mais faut-il le répéter, le verbe est généralement l'instrument déclencheur des crises, y compris sanglantes, et le même verbe deviendra l'élément d’apaisement pour faire taire les malheurs, au cours de longues négociations ! Je crois que le verbe doit être maîtrisé, et doit éviter autant que faire se peut, les postures radicales, clivantes, haineuses qui mènent dans l'impasse. Tout réside dans la mesure. Mais l'homme en est-il seulement capable? Je partage la réflexion de @Darius

Posté(e)
  • Auteur

Absolument cher marc Hiver, parfaitement bien dit, oui, dire c’est faire.  J’allais dire la même chose dans l’un de mes commentaires. Dans un autre contexte, en pédagogie, je ne cessais de dire cela à mes élèves. On appelle cela « actes de paroles ». Quand on dit par exemple à quelqu’un « je vous remercie », on accomplie l’acte de remerciement, cette théorie est développée par le philosophe anglais John Austin. Quand dire, c’est faire est d’ailleurs le titre d’un de ces ouvrages, un ouvrage de référence en linguistique. Un grand merci !

 

Je vous salue bien bas, cher Seawulf. Votre sagesse n’a d’égal que votre générosité de cœur. Vos commentaires m’honorent et me ravissent au plus haut point. Ils émanent d’un homme de foi auquel je voue un profond respect. Oui, effectivement le verbe n’est qu’un instrument, on peut en faire un bon ou un mauvais usage. Il  est aussi lénifiant que blessant. Un grand  merci.

 

Posté(e)
  • Administrateur

Cela a déjà été dit dans les commentaires précédents mais  le Verbe est tout autant source de paix que de conflits. Selon le contexte d'une époque, selon le lecteur, ce verbe peut basculer d'un bord à l'autre. Et c'est bien ce qui fait toute sa force. Les hommes politiques le savent mieux que personne, pour le meilleur comme pour le pire.

Posté(e)

Le glaive et le verbe. Eternel débat!

 

A chacun son ministère! 

 

A travers l'histoire, ce dernier a gagné l'humanité entière.. 

 

J'ai aimé votre poème.

 

 

Posté(e)

D'où vient ce feu qui s'abat ainsi sur nos têtes ? Est-ce le Vésuve, un châtiment divin ou plus probablement l'effet de quelque arme effrayante inventée par l'homme dans son hubris guerrière ? Et le verbe est trop souvent complice du règne du glaive, je partage en cela les commentaires précédents. Pour ne pas désespérer, disons que si les mots sont souvent le poison, ils sont toujours aussi l'antidote... 

Posté(e)
  • Auteur

D’abord, je signale deux fautes d’orthographe qui se sont glissées par inadvertance dans ma réponse à  Marc Hiver : on accomplit (verbe du 2e groupe), ses ouvrages ("ses" adjectif possessif.)   Je prie la rédaction de les corriger.

 

Merci Eathanor. Oui, je l’ai bien souligné, le verbe est avant tout un instrument. On en fait usage pour semer l’amour comme pour répandre la haine. Un vocable, peu correct, peut générer une catastrophe. On devrait dire à l’actuel président américain, pour ne pas lui accorder l'honneur de le nommer, de soigner son langage, lui l’homme le plus puissant de la Terre.

 

Merci Mohand. A ma connaissance, on parle du ministère de la Guerre, mais on ne parle guère de celui de la Paix. Quel dommage ! Votre bonne appréciation me ravit.

 

Merci Kanth. Le feu dont je parle dans mon texte n’est pas un châtiment divin. Non, on n’est pas dans la justice divine à laquelle je  crois d'ailleurs profondément. Celle-ci, je l'accepte, soit dit en passant. On peut en débattre.  Dans  mon poème, il s’agit d’une affaire d’hommes belliqueux. Ce feu qui tombe du ciel, ce sont ces bombes que l’on lâche au-dessus de nos têtes. Le pilote du bombardier, lui ne risque presque rien, après avoir semé la ruine, il regagne sa base pour être célébré comme un héros. On marche sur la tête. Votre visite m’honore.

 

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