Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Joliesse et politesse d’une pauvresse

Featured Replies

Posté(e)

À l’heure où l’horizon de rouge se colore,

Et quand, dans les jardins, on voit les fleurs éclore,

J’entends une jolie voix montant vers le ciel.

Une superbe voix, presque surnaturelle !

 

Je saute de mon lit puis j’ouvre la fenêtre.

Que vois-je donc sous moi ? Sous les rameaux  d’un hêtre

Dressant sa silhouette au bord d’un long trottoir, 

Une jeune Beauté, ses jolis cheveux noirs

 

Cascadant sur son cou miroitent sous l’œil terne

D’un triste lampadaire. Aussitôt, la lanterne

À la main, je descends dans la rue à tâtons.

 

Sous l’arbre au tronc très haut se tient une pauvresse,

Son pouilleux rejeton lui mordant le téton.

Elle chante au petit des mots de politesse.

 

Posté(e)
Il y a 1 heure, Ouintenabdel a écrit :

À l’heure où l’horizon de rouge se colore,

Et quand, dans les jardins, on voit les fleurs éclore,

J’entends une jolie voix montant vers le ciel.

Une superbe voix, presque surnaturelle 

Bonjour @Ouintenabdel,merci pour ce texte magistral (je vais encore être trop long...)  l' allitération en 's'  du titre ,peu euphonique sinon franchement dissonante

n'annonce rien de bon,  Pourtant les 2 premières strophes sont poétiques à souhait (élégance des vers, jeu de sonorités) Hélas le narrateur poussé par la curiosité

là où il aurait du se tenir dans l'impression et le rêve, va réaliser l'acte poétique 'à l'envers' , car voulant s'approprier le rêve il touchera du doigt la dure réalité.

le charme est rompu , (œil terne ,triste lampadaire) , la lanterne à la main symbolise (à mon sens) la clairvoyance qui mettra en lumière la situation 'vraie'

Très belle fable philosophique ,l'essentiel est moins dans le désenchantement du narrateur que dans l'enchantement des mots et dans l'art de conter .Le texte

par ailleurs peut suggérer que même du fond de la misère peut surgir le sublime....  (superbe voix, presque surnaturelle)

un cœur    

Modifié par Filae77

Posté(e)

Je me laisse toujours entraîner par votre écriture, cher @Ouintenabdel comme dans les contes de mille et une nuits, vous avez un aura qui m'enchante. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Visiblement nous ne sommes plus dans le désert mais votre pauvresse maternelle symbolise l’humanité et la dignité des migrants parvenus en Europe bien souvent originaires du sud.

Posté(e)

@Ouintenabdel

 

Dans la lignée d'Andersen... et hop ! un coeur.

Posté(e)
  • Administrateur

Un mot me parait résumer au mieux votre sonnet : enchanteur.

Posté(e)

Dans ces temps d'égoïsme il est bon de rappeler que des misères sans nom nous entourent face auxquelles  nous détournons trop souvent les yeux.

La poésie sert aussi à rappeler joliment que nous devons toujours quelque chose à autrui, si nous voulons avoir le nom  "d'humain".

Posté(e)

Comme @Marc Hiver, j'ai songé à Andersen. Une alchimie poétique entre la forme du sonnet, la description de l'aube, le caractère presque fantastique de l'apparition et le drame humain qui se devine derrière. Entre conte et réalisme, une belle lecture, merci.  

Posté(e)

Un beau sonnet pour des belles idées. Je partage les commentaires de @Darius et @Kanthainsi que l'analyse de @Filae77

Modifié par Invité

Posté(e)
  • Auteur

Mille mercis Filae 77 de m’avoir accordé un aussi long commentaire. Votre analyse est on ne peut plus perspicace. Les deux vocables « terne » et « triste », je les ai choisis à escient pour justement faire pressentir au lecteur un  renversement de situation lequel  le plongera un peu plus loin  dans la dure réalité. Le  titre peut paraître  dissonant,  voire cacophonique. En fait, il n’en est rien de mon point de vue. J’ai, en effet,  à escient, employé une homéotéleute (accumulation d’une même syllabe finale, répétée plusieurs fois de suite dans un même énoncé) pour produire un effet de style. Je voulais  évoquer à travers le son « esse »  l’esse, ce crochet  auquel le boucher suspend la tête de l’animal égorgé. Cet objet suggère l’idée de misère. Je peux me tromper. Merci derechef.

 

Chère Joailes, je ne trouve pas de  mots pour vous exprimer ma vive gratitude, pour vous remercier aussi de vos encouragements incessants  on ne peut plus  généreux,  J’en suis d’autant plus honoré et ravi que cela émane d’un auteur (ou d’une auteure, je ne sais pas)  qui a fait ses preuves dans le maniement de la plume. Votre livre est là pour en témoigner.  Encore une fois mille mercis.

 

 Merci Jeep pour votre commentaire fort pertinent.

Effectivement la scène relatée dans mon poème n’a pas lieu dans le désert, cet espace inculte où je campe d’ordinaire mes personnages, étant moi-même un natif et un résident d’une oasis située aux confins du désert.

 La pauvresse dont il est question dans mon texte est une étrangère, peut-être une réfugiée qui a, semble-t-il, choisi  de fuir son pays à cause sans doute de la misère qui y sévit. Elle tient cependant à respecter et à faire respecter par son enfant les règles de civilité  du pays d’accueil,  politesse et civilité étant des synonymes.  Mes remerciements réitérés.

 

Merci Marc Hiver pour votre coup de cœur qui me va droit au cœur. Les contes d’Andersen ont bercé mon enfance.  Sans doute les reproduis-je inconsciemment dans mes écrits d’adulte. Votre visite m’honore. Soyez-en remercié.

 

Un grand merci Eathanor pour vos encouragements, ô combien précieux !

 

Merci Darius de votre analyse. Je la trouve fort pertinente.

Je voulais montrer à travers mon texte que la misère n’est pas une tare. On peut être va-nu-pieds, paria, miséreux, et on peut être aussi  beau et respectueux des autres, ceux qui sont mieux lotis que soi. Pour illustrer mon propos, permettez-moi de vous citer un petit passage du « Joujou du pauvre », un poème en prose de Charles Baudelaire.

«  il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l’œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. »

 

Merci  kanth de votre visite. Votre commentaire résume parfaitement mon texte.  Vous avez vu juste.  Le choix du moment de la journée (l’aube)  est  délibéré, je voulais en effet créer une atmosphère  où sérénité et angoisse se mêlent, où le bien-être et le mal-être se côtoient.

 

 

Merci Seawult, votre commentaire, fût-il laconique, me fait énormément plaisir.

 

 

Posté(e)

Un sonnet qui se lit comme un conte. La force de l'histoire s'est imposé à la forme, ce qui permet au lecteur de sortir des sentiers battus des poèmes classiques.

 

Aussi, j'ai apprécié  le fond original de votre écrit 

 

 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.