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Les morts

Featured Replies

Posté(e)

 

Les morts n’ont rien dit de la terre que l’on verse,

Comme autant de souvenirs en nos mémoires.

La terre humide, la terre qu’un ciel noir confesse

Sous la cendrée, a mis les cœurs en nonchaloir.

 

Ils avancent, leur terrible certitude

Des choses immobiles sculptant le silence,

Qu’au phare de la nuit, de ses habitudes,

Le temps, celui qui fut, n’est plus qu’absence.

 

Et pensant d’antiques et lointaines lumières,

Leurs yeux creux tournés vers d’aveugles fenêtres,

De leurs mains glacées en la pose familière,

 Creusent d’infinis vides, sans jamais renaître.   

 

Les morts, les pauvres morts, ont de longs soupirs

Et c’est un vent d’hiver qui souffle ici.

Ô ma douleur, c’est un ciel qui se déchire,

Un cœur pleurant, une âme qui va sans un cri.

Modifié par Thierry Demercastel

  • Le titre a été modifié en Les morts
Posté(e)

Aussi exquis que certains Parnassiens... Bravo Cher Thierry.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 6 heures, Thierry Demercastel a dit :

Ils avancent, leur terrible certitude

Des choses immobiles sculptant le silence,

Qu’au phare de la nuit, de ses habitudes,

Le temps, celui qui fut, n’est plus qu’absence.

La mort négation du temps, idée vertigineuse, parfaitement traduite en poésie. Un poème profond et harmonieux dans sa forme.

Posté(e)
Il y a 15 heures, Thierry Demercastel a dit :

Et pensant d’antiques et lointaines lumières,

Leurs yeux creux tournés vers d’aveugles fenêtres,

De leurs mains glacées en la pose familière,

 Creusent d’infinis vides, sans jamais renaître.   

 

Les morts, les pauvres morts, ont de longs soupirs

Et c’est un vent d’hiver qui souffle ici.

Magnifique expression poétique.

Posté(e)
  • Administrateur

Si ce poème n'est pas un cadavre exquis, il nous offre des morts qui le sont.

Posté(e)
Il y a 17 heures, Jeep a écrit :

Le temps, celui qui fut, n’est plus qu’absence.

D'une puissance et force rare votre poesie.

Posté(e)

Chaque mot à sa place, chaque note dans le rythme, chaque image à son heure, après que les cloches sont tues et que la procession en nous pénètre ... J'admire.

Posté(e)

C'est malheureusement,tristement , un de vos plus beaux poèmes.La douleur est si présente dans chacun de vos mots,qu'elle rend ma lecture pénible,tant elle effleure ma sensibilité.

Posté(e)

Très bel hommage à cette magnifique part  de notre mémoire.

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