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Accents poétiques

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L'eau lépreuse des larmes

Featured Replies

Posté(e)

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entendez-vous, le bruit de l’espoir qui se brise ?

Quand le rêve d’être aimée, sauvagement se défait,

que le songe d’être à deux pour voir les aubes poindre

soudain s’évanouit.

Ô cette envie de vivre chaque saison, cuirassée de ciel bleu,

qui perd son chemin…

Et ce désir d’enfanter les sangs futurs qui se heurte à l’impossible...

C’est un bruit terrifiant plus vaste que la mort.

Un cri de pierre frottée aux fenêtres du cœur.

Une plainte évadée de la chair qui naufrage

comme un râle de mer dans l’aigu du silence.

L’entendez-vous, mon âme, dévorée de sanglots?

Elle lutte et meurt mille fois dans les grains qui l’ensablent.

 Elle s’enflamme d’étincelles improbables, drapée dans ses chimères.

Puisse-t-elle dormir un seul instant encore,

le temps que s’évapore l’eau lépreuse des larmes.

Puisse renaître un peu le tendre d’un sourire

à même la clarté d’une nouvelle attente,

brèche miraculeuse inhumant les chagrins…

 

 

 

 

Modifié par Lina

Posté(e)

J'espère de tout mon coeur que ce poème déchirant émane d'une inspiration poétique et non pas d'un état personnel où point le désespoir naît d'un amour perdu. Une petite lueur dans cet espoir brisé : après les larmes le ciel bleu peut revenir, une autre main peut faire revivre.

Merci pour ce beau chant d'amour.

Posté(e)

Vous décrivez si bien les affres, la douleur, la souffrance qui émanent d'une séparation brutale que j'en viens à partager l'avis de @Darius : Qu'il ne s'agit pas d'une histoire personnelle récemment vécue. Rassurez-nous @Lina !

Posté(e)
  • Auteur

Merci @Darius et @Mercoyrol pour votre sollicitude,  ce poème prend sa source dans une ancienne blessure qui n'arrive à se refermer qu'à la condition que je l'invoque par l'écriture, c'est pourquoi son souvenir se fait jour ici et là dans mes écrits, plus ou moins violemment, une fois les mots enfantés, le charme opère et la peine se tait ... pour un temps. 

 

Modifié par Lina

Posté(e)

Je reste persuadée et vous me le confirmez, @Lina que les plus beaux poèmes jaillissent d'une blessure, qu'elle soit récente ou ancienne, c'est bien le berceau des muses les plus inspirantes ... 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 5 heures, Lina a dit :

L’entendez-vous, mon âme, dévorée de sanglots?

Elle lutte et meurt mille fois dans les grains qui l’ensablent.

La beauté des vers et leur musique l’emportent sur la douleur qu’ils expriment.

Posté(e)

J'ai lu votre très beau poème, ainsi que le commentaire que vous avez laissé aux inquiétudes légitimes des premiers lecteurs.

Vous leur répondez que l'écriture peut pallier et atténuer les tourments, vous oubliez la forme verbale bien plus forte 

par sa résonnance. Le verbe est une force, par l'écriture certes mais aussi par la voix. Essayez vous seriez étonnée.

Merci pour ce partage, bien que triste la poésie demeure. Un coeur pour votre texte Lina.

Posté(e)
Il y a 18 heures, Lina a dit :

L’entendez-vous, mon âme, dévorée de sanglots?

Elle lutte et meurt mille fois dans les grains qui l’ensablent.

 Elle s’enflamme d’étincelles improbables, drapée dans ses chimères.

Puisse-t-elle dormir un seul instant encore,

le temps que s’évapore l’eau lépreuse des larmes.

 

Des vers déchirants où l'âme laisse entendre une lancinante plainte. Bouleversant poème, intime et universel à la fois. La beauté des fleurs qui survivent au désert. 

Posté(e)
  • Administrateur

J'espère ne pas vous froisser chère Lina en vous écrivant que cette ancienne blessure doit encore être quelque peu à vif, vu la teneur de vos vers. Un poème déchirant en tous les cas...

Posté(e)
Le 28/08/2020 à 19:43, Lina a dit :

Merci @Darius et @Mercoyrol pour votre sollicitude,  ce poème prend sa source dans une ancienne blessure qui n'arrive à se refermer qu'à la condition que je l'invoque par l'écriture, c'est pourquoi son souvenir se fait jour ici et là dans mes écrits, plus ou moins violemment, une fois les mots enfantés, le charme opère et la peine se tait ... pour un temps. 

 

Merci @Lina pour votre réponse et ce témoignage touchant sur les vertus de l'écriture.

Posté(e)
Le 28/08/2020 à 16:04, Lina a dit :

Une plainte évadée de la chair qui naufrage

comme un râle de mer dans l’aigu du silence.

Conquis par le titre, je reste pantois devant ce cri de l'âme, magnifique, mais déchirant aussi. Une sorte de chant élégiaque très intimiste dont la douceur, la délicatesse, la grâce surtout, resteront votre signature au goût iodé de vos larmes sacramentelles.

Posté(e)

 

Le 28/08/2020 à 16:04, Lina a dit :

Puisse-t-elle dormir un seul instant encore,

le temps que s’évapore l’eau lépreuse des larmes.

Puisse renaître un peu le tendre d’un sourire

à même la clarté d’une nouvelle attente,

brèche miraculeuse inhumant les chagrins…

C'est un cri rugissant au cœur du silence que cette "Eau lépreuse des larmes". Le style interrogatif appuyé interroge sur le chemin parcouru par la narratrice et ses espérances en l'avenir. Il y a comme une impossibilité à lever tout à fait le voile!

Posté(e)

La poitrine se serre à la lecture, je dirais plutôt à l'écoute de cette lamentation, au sens antique du terme, chant triste et profond, qui nous émeut au delà de ce que nous pouvons en dire... Savoir exprimer une blessure sous une telle forme est le signe d'un coeur touché mais aussi d'une âme qui s'élève au dessus de la peine et parfois peut la dominer. La poésie comme outil et comme preuve de l'apaisement...

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