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Crépuscule marin

Featured Replies

Posté(e)

Le soleil enfantait dans son tressaillement

un univers brisé en explosions d'atomes

quand des cieux infinis mouraient infiniment

dans l'éparpillement d'un songe polychrome.

 

Pourtant il se noyait,sombre et crépusculaire

et mes yeux s'aveuglaient à cet embrasement

qui déchirait la nuit dans l'or de sa lumière.

Sur l'horizon flottait un chaos de nuages

aux heures où le couchant étale ses splendeurs

quand déjà les hublots reflétaient le naufrage

où sombrerait le jour empli de sa rougeur.

Je buvais cette mer où naufrageait le ciel

quand le froid crépuscule avant de disparaître

pour obscurcir la mer enténèbre le ciel

et sur un monde éteint entre ouvre sa fenêtre.

Sur le flot qu'éclairait la lune faiblement

l'extase et l'agonie méli-mêlaient les ombres

et le calmar géant jetait dans la pénombre

nos ombres qui s'ombraient à l'encre de son sang.

 

(J'avais imaginé pour crier mon chagrin

des soleils engloutis et des monstres marins ) 

 
 

Modifié par Filae77

Posté(e)

Bonsoir @Filae77 coup de cœur pour votre texte plutôt sombre, fait d'ombres et qui sombre ... dans un néant méli-mêlé de monstres marins. 

Vous êtes habituellement assez discret en ce qui vous concerne, on vous connaît plus comme décortiqueur des poèmes des autres, ici vous mettez un peu de vous et c'est très réussi. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Votre poème est une description remarquable et renouvelée du coucher de soleil sur la mer et du sentiment que fait naître l’agonie du jour qui auraient pu être un peu « cliché », avec des mots choisis comme ce verbe « entre ouvre » en deux mots qui dit plus que son sens littéral et l’image finale superbe du calmar géant qui jette l’encre de son sang sur vos ombres.

Posté(e)

De la très grande poésie. Crépuscule marin est un court chef-d'œuvre qui  nous emmène loin dans nos rêves. Un vrai plaisir de lecture pour une réelle prouesse  littéraire. Merci infiniment pour ce partage. 

Il y a 10 heures, Filae77 a dit :

Le soleil enfantait dans son tressaillement

un univers brisé en explosions d'atomes

quand des cieux infinis mouraient infiniment

dans l'éparpillement d'un songe polychrome.

 

Posté(e)

Une plongée en poésie pure qui conduit le regard qui s'embarque mot après mot dans chaque image.

Modifié par Invité

Posté(e)

@Filae77,

 

J'ai beaucoup aimé cette façon de revisiter un thème par de délicates circonvolutions : la parataxe qui nous pourvoie en effluves énigmatiques d'un contenu de vérité visé, jamais atteint. Et hop ! un coeur.

 

Modifié par Marc Hiver

Posté(e)

Puissante et fascinante poésie marine… Un très beau texte !

Posté(e)

Une métamorphose d'un coucher du soleil  à la fin du poème.

Ce qui nous change des descriptions linéaires des paysages crépusculaires.

Merci pour ce joli texte.

Posté(e)
Il y a 22 heures, Filae77 a dit :

l'extase et l'agonie méli-mêlaient les ombres

Sublime.

Un univers se crée dans le noir de l'océan.

Posté(e)

Un paysage en forme d'apocalypse, votre poème est ce qui approche le plus d'une aquarelle de Turner.

Posté(e)

Un poème où l'ombre domine le paysage de bout en bout et c'est ce qui fait tressaillir le coeur .

 

On dirait un tableau de Dali .

 

Bravo !

Posté(e)

Au début j’ai pensé au thème du  big-bang, puis je me suis vite ravisé.

 

Très beau texte où ombre et lumière s’alternent, rivalisent même de beauté : « l'or de sa lumière », « le couchant étale ses splendeurs ». La clarté et l’obscurité  se mêlent à travers la très belle métaphore qui clôt votre très beau poème : « s'ombraient à l'encre de son sang ».

Le ciel et la mer se font face, se confondent via le soleil qui  finit par faire naufrage : « où sombrerait le jour empli de sa rougeur », « Je buvais cette mer où naufrageait le ciel ».

On eût dit un bateau qui sombre dans les flots, d’où le mot « hublots ».

Les mots homonymiques, « sombraient » et « s’ombraient » se faisant écho montrent bien le lien étroit entre la mort et les ténèbres.

On meurt après avoir donné vie : « le soleil enfantait », « soleils engloutis », « L’extase et l’agonie ». 

Un grand bravo !

Posté(e)
  • Administrateur

Un poèmes mouillé d'embruns dont la lecture fut un véritable ravissement.

Merci Filae77.

Posté(e)
  • Auteur

Bonjour et merci d' avoir réagi à mon texte,vos encouragements me sont précieux 

@Natacha Felix, @Joailes, @Aubussinne, @Lastcap, @Gabriel Montigny, @LKazan, @Seawulf, @Eathanor, @ouintenabdel, @Mohand,

@Marc Hiver, @Jeep, @Troubadour

 

Gérard😋

Posté(e)

C'est en effet parfaitement écrit et décrit.

Je ne sais si c'est le paysage vu depuis une cabine de bateau, et si les ombres sont les sources du chagrin.

Mais c'est rudement bien ficelé !

Posté(e)
  • Auteur

Bonjour @Diane, merci de votre commentaire ,mon texte peut suggérer  le ressenti devant la violence (perçue) d'un tableau, et l'impression d'une ivresse 

dans l'anéantissement . Je voulais offrir ce texte à  Charles Boveaud duquel je me sens le plus proche au point de vue de l' esprit et de l' esthétique, mais 

il semble avoir disparu corps et biens  (naufragé dans un de ses propres poèmes?.......)    

Posté(e)
il y a 15 minutes, Filae77 a dit :

. Je voulais offrir ce texte à  Charles Boveaud duquel je me sens le plus proche au point de vue de l' esprit et de l' esthétique, mais 

il semble avoir disparu corps et biens  (naufragé dans un de ses propres poèmes?.......)    

Il semblerait bien que oui, sans doute pris pas ses occupations scolaires, ce dont on ne saurait le blâmer ! 

merci de votre réponse Gérard.

Posté(e)
  • Administrateur
Il y a 5 heures, Filae77 a dit :

il semble avoir disparu corps et biens  (naufragé dans un de ses propres poèmes?.......) 

En effet, sa dernière visite sur Accents poétiques remonte au 13 décembre.

Posté(e)

Un poème tel que je les aime. poésie pure comme l'eau du temps sur la brisure des hommes.

Posté(e)

Un poème qui nous fait vivre par l'écrit un couché de soleil vaincu d'avance qui combat les ténèbres désespérément. C'est très vivant, intense, imagé  et... désespéré, car on pourrait y voir une explosion nucléaire et le chaos s'installant peu après. La bouée de sauvetage qui nous reste c'est heureusement la poésie!

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)

Je me suis laissée engloutir dans ces images fantastiques et ce fut un délice : magnifique fin de jour presque apocalyptique !

 

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
Le 11/01/2020 à 20:20, Filae77 a dit :

Je buvais cette mer où naufrageait le ciel

Cet instant éperdu m'émeut et me caresse l'âme. Bravo!

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)

Que d’émotions transmises dans cet embrasement de l’âme

Merci pour ce texte magnifique 

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Très beau texte et superbes images. 

Bravo et merci pour ce plaisir de lecture...

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