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Parfois

Featured Replies

Posté(e)

Parfois, l’escalier grince

Sous le poids des souvenirs,

Parfois, l’un s’éveille seul

Et prolonge ses soupirs.

Les corridors n’entendent plus

Les pas aux empreintes fantômes,

L’automate de l’horloge

Vainement attend les heures

Ecartelées, les bras en croix,

Sous les lueurs lunaires,

Les lampadaires menacent

Telles des méduses aux aguets

Quelques insectes furtifs

Tandis que les tentures frémissent

Au souffle des gorges noires

Des cheminées plaintives.

Plus rien ne semble vivre

En ces lieux ombrageux,

Tous les cadres sont vidés

De leur antique portrait,

Sur la patère pendent anonymes

Les masques abîmés

Qu’ont portés les acteurs

De leur morne existence.

Où sont-ils donc partis,

Au pays des mirages

Où ils s’efforcent sans fin

De retrouver leur visage?

Collé aux fenêtres, le mufle de la nuit

Pousse des grognements sourds

Et repousse l’aube jusqu’à la fin du jour.

Plus rien ne meurt dans la demeure,

La vie s’est depuis longtemps enfuie

Avec ses bagages d’illusions, ses collections de chimères,

Ses coffrets d’étoiles mortes, ses lettres d’amour scellées.

 

Pourtant, là, tout là-haut,

Sous la mansarde pluvieuse,

Dans le silence des rêves oubliés,

C’est bien un battement qui sans cesse résonne,

Au roulement des nuages en fuite,

Parfois,

C’est bien un coeur qui bat.

Modifié par Banniange

Posté(e)
il y a 16 minutes, Banniange a dit :

Pourtant, là, tout là-haut,

Sous la mansarde pluvieuse,

Dans le silence des rêves oubliés,

C’est bien un battement qui sans cesse résonne,

Dans le roulement des nuages en fuite,

Parfois,

C’est bien un coeur qui bat.

Une bien belle poésie. J'aime beaucoup ce passage, cette incantation. 

Posté(e)

J'aime bien le texte, certaines images, mais je suis gêné par le formatage et la ponctuation. Peut-être des chapitres plus marqués ?

Posté(e)

Un crescendo de noirceurs qui impose une autre définition des ténèbres. Verbes striés de suie, lambeaux de silence, infirmité des lumières, le lecteur que je suis grâce à vous et à votre poésie s'est accroché à la crinière d'une étoile.

Posté(e)

Un coeur bat sous le masque aux visages, c'est cette maison dont vous parlez qui bat, prête, peut-être, a enlever son chapeau. Je les aime ces maisons habitées.

Posté(e)

Il y a une rythmique qui confine à l'oppression et que la strophe finale parvient à libérer difficilement. Votre maison me fait songer à Malpertuis, de Jean Ray.

Posté(e)
  • Administrateur

Cette rythmique qu'évoque @Gabriel Montigny donne une rare densité à ces lignes.

Je ne sais pas dire si cela est volontaire mais le résultat est sacrément réussi.

Posté(e)

Pas de lévriers dans celui-ci 😉 Texte puissant, j'aime beaucoup votre plume.

Posté(e)
  • Auteur

Merci à toutes et tous pour ces commentaires encourageants!

Il y a 10 heures, Gabriel Montigny a dit :

Il y a une rythmique qui confine à l'oppression et que la strophe finale parvient à libérer difficilement. Votre maison me fait songer à Malpertuis, de Jean Ray.

Ah! Les pages de Malpertuis, qui ne voudraient les avoir écrites!

 

Il y a 8 heures, Eathanor a dit :

Je ne sais pas dire si cela est volontaire mais le résultat est sacrément réussi.

Je pense que tout écrit est un entrelacement de volontaire et d'involontaire même parfois les commentaires!🤨

Posté(e)
Il y a 17 heures, Banniange a dit :

Parfois, l’escalier grince

Sous le poids des souvenirs,

j'ai été séduite par cette image qui m a fait apprécier l ensemble du poème.

 

Plus de coeur à dispo, je reviendrai quand j'aurai des munitions !

Posté(e)

Coïncidence des publication, ce poème suit directement celui d' @Aubussinne, dont il semble un prolongement de même densité et d'égale puissance littéraire dans son évocation  du temps  qui remplit ou qui vide.

Posté(e)

à @Banniange"Parfois" , la pensée parcourt le temps , fait jaillir les signes de vies passées, "encore" le temps est passé sur les choses qui ont duré utiles. La rencontre de deux univers qui se finit avec un cœur qui bat.

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