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De l'effacement

Featured Replies

Posté(e)

De l'effacement

 

Je ne parle plus de rien,

Ce n'est plus ma peine,

Et ce qu’elles qu'en soient les vôtres.

 

Il y a des masses solaires dans les équations,

Des joues creuses dans des villes d'ivresse,

Étreignant les souffles courts.

 

Ici les choses sont fragiles,

Des totems en écho de nos fissures,

Je ne parle plus de rien.

 

J'écoute les variations,

La pluie sait jouer les notes de vos soupirs,

Les averses du désaccord vous vont si bien.

 

 

 

 

Modifié par Diane
Corr. Orth.

Posté(e)

Très belle description d'un état languissant où le retrait permet peut-être de se protéger. J'aime particulièrement la dernière strophe. Seul petit bémol, le vers "et ce quelles qu'en soient les vôtres" me paraît un peu lourd par rapport au reste. Ressenti personnel, bien sûr...

Posté(e)

Un beau texte de novembre où la pensée chemine comme elle peut, en " variations ".

Posté(e)

Je partage le commentaire de Natacha Felix.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le ressenti est plus au détachement qu’à l’effacement quand il n’y plus rien à dire, seulement constater l’absence de partage de la peine et le désaccord. Merci d’avoir mis en musique de mots cet état psychologique.

Posté(e)
  • Administrateur
Il y a 16 heures, Picotto a dit :

Il y a des masses solaires dans les équations,

Des joues creuses dans des villes d'ivresse,

Étreignant les souffles courts.

J'ai été particulièrement sensible aux métaphores de cette superbe strophe.

J'égrène un coeur sur vos vers 🙂 

Posté(e)

Un texte très intéressant. Merci. 

Posté(e)

 

Il y a 20 heures, Picotto a dit :

Je ne parle plus de rien,

Ce n'est plus ma peine,

Et ce qu’elles qu'en soient les vôtres.

je pense qu'une simple virgule après "ce" et à la ligne : "quelles que soient les vôtres" donnerait un autre sens. 

Je ne parle plus de rien,

ce n'est plus ma peine,

et ce,

quelles que soient les vôtres"

Mais je trouve quand même ce poème superbe. 

Posté(e)

Ces masses solaires seraient-elles électriques, mathématiques et les joues creuses, interrogatives, les mains autour du visage à couper le souffle. Quelle image vit et s'efface dans cette strophe qui sonne comme une beauté ?

Modifié par Eobb

Posté(e)
  • Auteur

Merci à tous pour ces retours, et aussi pour ces remarques sur ce fameux vers. Je vous rejoins, je n'avais pas ce recul et c'est intéressant ! J'aime bien la proposition de @Joailes je vais reconsidérer tout ça, encore merci !

Posté(e)

Comme Jeep, je ressens plus de détachement que d’effacement en lisant ce très beau poème, qui décrit si justement la solitude intérieure.

Posté(e)

Un effacement qui se laisse tout de même de belles traces

Posté(e)

On sent ici l'envie de voyage au coeur même de la réflexion. Le dire est un verbe d'action. 

  • 4 mois plus tard...
Posté(e)

J'ai été séduite par cette écriture, qui comme toujours, reste fine.

Et je m'y suis laissée porter...

Merci Picotto 

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