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Sur la Butte

Featured Replies

Posté(e)

 

On prenait la rue du Mont-Cenis

Que l’on escaladait, marche après marche

Pour arriver rue Saint-Rustique

Aux pieds de la Basilique

Il fallait bien que l’on s’arrache

Pour gagner notre Paradis


 

Un petit tour parmi les vignes

Et l’on faisait, rue Saint-Vincent

Un salut à la môme Rose

Innocente fille qui repose

Victime d’une rencontre maligne

Dans le carré des indigents.


 

La-haut, la-haut, à Montmartre

On croisait les ombres

De Bruant, Coûté, Dimey, Rictus

Venus au Lapin à Gilles, pedibus

Chanter de leur Butte les heures sombres

De la Commune Libre, sans toque d’martre


 

Ils auraient pu aussi, en haut

Hanter l’âme fragile de Dalida

Silhouette éthérée, furtive

Brûlée par les lumières trop vives

De la Place du Tertre à l’Olympia

Des Folies, du Casino et leurs plateaux


 

En sa mémoire la Complainte

Se mêle aux cris des chalands

Venus mater les gigolettes

Du Moulin de la Galette

Dont les froufrous tournoyants

Du mendiant couvrent les plaintes.


 

En ce haut lieu de Paname

Les gamins de Poulbot

A l’apparition d’un tricorne

Essoufflé, rouge comme une borne

D’incendie, se trissent au galop

En rires clairs, sans alarme


 

Et sur les toiles des rapins

A l’huile, à la gouache, au couteau,

Se retrouvent les multiples figures

Sous formes de vives caricatures

De touristes happés par les pinceaux

Aussi racoleurs que les tapins.


 

Toutes ces ombres crapahutent

Abritant leurs tristes heures

Sous la pâtisserie géante et blanche

Dont la grande ombre se penche

En un geste de Sacré Cœur

Sur les délaissés de la Butte.

Posté(e)

@Julien Ertveld,

 

Plaisante évocation des mythes de la Butte qui n'est pas sans rappeler La complainte de la Butte que j'ai longtemps attribuée à Aristide Bruant alors que les paroles sont de Jean Renoir et la musique de Georges van Parys pour le film French Cancan avec Jean Gabin. Eh bien ! Tu ne démérites pas ! Et hop ! Un coeur

Modifié par Marc Hiver

Posté(e)
  • Auteur

Effectivement, Bruant n'a rien à voir avec la Complainte de la Butte, mais tout avec " Rue Saint Vincent"

(Elle avait sous sa toque d'martre

Sur la butte Montmartre

Un p'tit air innocent

El' s'appelait Rose

Elle était belle

A' sentait bon la fleur nouvelle

Rue Saint-Vincent....")

 

Merci pour le cœur, Marc, il m'y va tout droit.

Modifié par Julien Ertveld

Posté(e)

Ah le joli Paris qui n'existe plus. Furtif comme un souvenir, rapide comme une course d'enfant, perdue comme une photo de Doisneau.

Posté(e)

De bien beaux vers qui nous font revivre un Paris que les moins de quarante ans (au moins !) ne peuvent pas connaître...

Posté(e)

En lisant j’ai entendu la voix lointaine de Cora Vaucaire

sur un disque qui à longtemps traîne chez  mes parents ...

 

L’atmosphère très spéciale de ces lieux mêlant l histoire et l artistique 

est bien rendue .

Posté(e)
  • Auteur

Je vous remercie tous de vos commentaires. C'est vrai, il fut un temps où je fréquentait souvent les hauteurs de Montmartre et ses personnages parfois surprenants et souvent attachants. Je sais que la Place du Tertre est devenue un attrape gogos pour touristes chinois en mal d'exotisme frelaté, mais il y a encore quelques endroits où le cœur de la Butte bat encore en esprit Libre.

Posté(e)
  • Administrateur

Un Paris au parfum nostalgique qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Et c'est un parisien pur jus qui l'écrit...

Posté(e)

Il ne manque plus qu'un orgue de barbarie et une beuglante  pour rependre à pleins poumons ce écho flamboyant de Montmartre.

Posté(e)
  • Auteur

L'ami qui maniait l'orgue de barbarie en poussant sa beuglante est décédé ai printemps dernier, il s'appelait Vania  Adriensens et redonnait vie aux goualantes de la belle époque. 

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