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Calceteiro

Featured Replies

Posté(e)

Le paveur de la rue s'éveille

Avec le chant des matelots,

Vois, les jours sont loin de la paye,

Nuno, il faut te lever tôt,

Prends tes outils sur le carreau,

Tes poissons frits, ton sac à dos,

Va sur la grand'place au soleil

Fleurir le sol de tes marteaux.

 

Calceteiro, noble poète!

Change ce monde piétiné,

Mon ami, l'effriteur céleste,

Fais-nous parler tous les pavés!

Avec des fleurs,

Avec des cœurs,

L'île aux farceurs,

Les lourds filets,

Ouvrier, ajusteur d'été!

 

Le paveur de la rue m'éclaire,

Le paveur des places louange,

Il cloue sans règle ni équerre

Au noir bitume des vidanges;

Il recouvre toutes les fanges

Et les cailloux aux folles franges

Bijoux du ciel, coraux des mers,

Seront les dominos des anges!

 

Calceteiro, grandeur, mystère!

Tambourine frêles coups secs,

Ranime la lime des frères,

A sol ouvert, l'os se dissèque,

C'est du grand art,

Il faut le voir

Dans un mouchoir

Placer la Mecque

Avec des graines de pastèque!

 

Le paveur de l'âme imagine,

Le paveur de l'âme martèle

Des soleils nus dans les ravines,

Il retouche les caravelles,

Les cargaisons où l'or ruisselle,

L'endroit n'est plus qu'une vaisselle,

Au tesson bleu des couleuvrines,

Les mosaïques étincellent!

 

Calceteiro manuelin!

Nos pas sont sertis de colombes!

Lisbonne d'hier, de demain,

Se lira même sous les combles!

La poésie

Du temps jadis

Sur le parvis

Naît sur les tombes!

Calceteiro! Lustre les ombres!

 

 

Calceteiro: paveur des rues au Portugal.

 

 

 

Modifié par Frédéric Cogno

Posté(e)

Bonjour Frédéric,

 

On voit que vous avez étudié de près cet ouvrier portugais et son travail, 

et en avez tiré un texte plein de poésie, d'admiration et d'émotion.

 

Posté(e)

@Frédéric Cogno je ne vais pas me fouler d'un commentaire niais ... que tu écrives sur n'importe quel sujet, tu y mets ton cœur, et ça se sent. Je dépose encore le mien sans hésiter ... ❤️ 

Posté(e)

On sent beaucoup d'admiration pour ces hommes et pour leur œuvre dans votre poème, qui pourrait facilement être accompagné par un air de guitare.
Ça m'a donné envie d'en savoir plus sur ces Calceteiros (pas sûre du pluriel), du coup je suis allée chercher quelques images sur Google... et je comprends d'où cette admiration provient.

4 hours ago, Frédéric Cogno said:

Va sur la grand'place au soleil

Fleurir le sol de tes marteaux.

Merci beaucoup pour la découverte, votre enthousiasme fut contagieux 🙂

Posté(e)
  • Auteur
Le 25/08/2019 à 17:21, Diane a dit :

Bonjour Frédéric,

 

On voit que vous avez étudié de près cet ouvrier portugais et son travail, 

et en avez tiré un texte plein de poésie, d'admiration et d'émotion.

 

Merci beaucoup Diane.

 

Il y a 20 heures, Joailes a dit :

@Frédéric Cogno je ne vais pas me fouler d'un commentaire niais ... que tu écrives sur n'importe quel sujet, tu y mets ton cœur, et ça se sent. Je dépose encore le mien sans hésiter ... ❤️ 

Waouh!...Touché en plein cœur. Un grand merci Jo pour ton accueil toujours aussi chaleureux.

 

Il y a 20 heures, Natacha Felix a dit :

On sent beaucoup d'admiration pour ces hommes et pour leur œuvre dans votre poème, qui pourrait facilement être accompagné par un air de guitare.
Ça m'a donné envie d'en savoir plus sur ces Calceteiros (pas sûre du pluriel), du coup je suis allée chercher quelques images sur Google... et je comprends d'où cette admiration provient.

Merci beaucoup pour la découverte, votre enthousiasme fut contagieux 🙂

Le pluriel est juste. Je suis sensible à votre commentaire. Effectivement il s'agit d'un petit fado qui n'attend plus qu'une guitare portugaise. Si je peux ici faire naître de l'enthousiasme et de la curiosité je pense être sur la bonne voie. Un grand merci

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J’ajoute mes louanges à ceux qui précèdent et vous remercie de célébrer le Portugal au travers des qualités de ce paveur de rues.

Posté(e)

 

Il y a le poème par lui-même très agréable à lire, coloré, chaleureux et généreux et on ne peut que vous remercier pour le thème choisi !

Bravi

Posté(e)

Bonsoir @Frédéric Cogno, bravo pour ce magnifique  hommage au paveur dont on foule au pied l'ouvrage, mais en cela il n'est point de mépris mais une  justification de ses efforts  et par son art,  de la grandeur.

J'aime beaucoup ce poème où les détails abondent, le travail des pierres dures, au sol, est des plus pénibles, pourtant il en fait un art majeur intimement mêlé à l'architecture, il trace sur le sol, d'une encre rétive, une mémoire indélébile, de paix, de beauté et de glorieuse humilité .

Mille bravos pour ce juste poème !!! ❤️

 

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 6 heures, Gilliatt a dit :

Bonsoir @Frédéric Cogno, bravo pour ce magnifique  hommage au paveur dont on foule au pied l'ouvrage, mais en cela il n'est point de mépris mais une  justification de ses efforts  et par son art,  de la grandeur.

J'aime beaucoup ce poème où les détails abondent, le travail des pierres dures, au sol, est des plus pénibles, pourtant il en fait un art majeur intimement mêlé à l'architecture, il trace sur le sol, d'une encre rétive, une mémoire indélébile, de paix, de beauté et de glorieuse humilité .

Mille bravos pour ce juste poème !!! ❤️

 

Un grand merci Gilliatt!

Posté(e)

J'ai retrouvé intact le parfum de Lisbonne, et ce regard tendre sur les métiers de mains. Tout ce qui martèle, tout ce qui creuse, tout ce qui construit dans l'indifférence des regards la beauté du monde que les poètes voient.

Posté(e)
  • Administrateur

Quel hommage magnifique !

Je suis ravi de vous relire ici après la pause estivale Frédéric.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 14 heures, Gabriel Montigny a dit :

J'ai retrouvé intact le parfum de Lisbonne, et ce regard tendre sur les métiers de mains. Tout ce qui martèle, tout ce qui creuse, tout ce qui construit dans l'indifférence des regards la beauté du monde que les poètes voient.

Merci infiniment Gabriel.

 

Il y a 6 heures, Eathanor a dit :

Quel hommage magnifique !

Je suis ravi de vous relire ici après la pause estivale Frédéric.

C'est très gentil Eathanor. Merci à vous!

Posté(e)

Bonjour @Frédéric Cogno

 

Merci de m'avoir fait découvrir  a travers ce très beau texte ces mozartistes de la mosaïque de rue.

 

Posté(e)

@Frédéric Cogno Un beau retour avec ce texte au rythme superbe (une chanson ?)

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