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au frais jardin des adieux

Featured Replies

Posté(e)

Les statues en chaleur

étaient toutes nues

les fontaines n'en pouvaient plus.

 

Etions-nous coupables

en nous disant adieu

d'avoir fait monter la température ?

 

L'ombre était si chaude !

 

Les chemins étaient déserts

il n'y eût aucun bruit

perceptible

 

seules, les statues suaient

sous leurs aisselles grises

on a regardé une dernière fois

dans la même direction

 

ce feu à l'horizon …

 

et le thermomètre est descendu en flèche

les statues fendillées, habillées

de mousses fraîches,les fontaines sèches

et puis un adieu brûlé,

bien au-delà des blés …

 

Les ailes des adieux remuent toujours

un petit air glacé.

Le feu s'est consumé.

 

Ce soir, il a fait froid, tout le monde était content. 

(J.E. Juin 2019)

 

Posté(e)

Le manque qui creuse en nous parfois une forme d’aridité... Ou la nostalgie d’une passion flamboyante...

Posté(e)

Dualité équivoque entre le feu et la glace. L'absence nous éloigne toujours plus de la chaleur. C'est très beau Joailes

Posté(e)

Bonjour @Joailes, j'ai partagé cette mélancolie climatique, mais le pire n'est jamais sûr, au matin, le jour et les chants sont renouvelés..:) j'ai beaucoup aimé votre poème plein d'émotion, ❤️.

Posté(e)

Un dernier feu qui se termine en froid.

 

C'est le paradoxe des ruptures que d'alterner les souffles thermiques différenciés.

Posté(e)
Il y a 22 heures, Joailes a dit :

Les chemins étaient déserts

il n'y eût aucun bruit

perceptible

Bonsoir @Joailes  un cœur pour cette poésie atmosphérique .

 

Posté(e)

Bonjour Joailes

Me voici de retour après un long silence !

 Superbe poème inspiré sans doute par l’actualité, je l’ai lu attentivement, m’arrêtant à chaque subtilité langagière. Une merveille !

Poème très original où grâce à des jeux de mots subtils, tu allies le désir (les statues en chaleur) aux sensations désagréables liées, elles, à la vraie chaleur (les statues suaient). En fait, ton poème construit sur des oppositions abonde de jeux de contrastes comme tu sais en concocter pour le  grand plaisir de tes lecteurs. Ceux-ci sont noyés dans l’abondance des oppositions : «  nues » (vers 2), « habillées » (vers 17), « monter » (vers 6), « descendu » (vers 16), « chaude » (vers 7), « froid » (dernier vers).

Vrai poème, savamment élaboré, jalonné de bout en bout de trouvailles rhétoriques. On en trouve dans chaque vers : on baigne dans les paronomases « flèche », « fraîches », « sèches »,  blé », « brûlé ».  On ne peut demeurer non plus insensible au jeu des sonorités : les allitérations en et [l] : « seules, les statues suaient sous leurs aisselles grises » traduisent le silence, la vacuité des lieux. Ce que montre l’adjectif « désert » (vers 8).

Je me contente de ces quelques remarques.

Un grand bravo !

Ouintenabdel.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je rejoins l’excellente analyse de Ouintenabdel.

Posté(e)

j'aime le rythme, les images de ce poème aux couleurs surréalistes parfois.

Posté(e)

Sommes-nous coupables de cette chaleur, certes, mais l'industrie est plus coupable que nous, alors que l'on nous montre du doigt, c'est tellement plus simple. Ce soir je vais voir les statues de Versailles en nocturne. Je ne pense pas qu'elles aient froid, et j'aimerais me déshabiller comme elle 🙂

Posté(e)
  • Auteur
Le 28/06/2019 à 13:54, ouintenabdel a dit :

Bonjour Joailes

Me voici de retour après un long silence !

 Superbe poème inspiré sans doute par l’actualité, je l’ai lu attentivement, m’arrêtant à chaque subtilité langagière. Une merveille !

Poème très original où grâce à des jeux de mots subtils, tu allies le désir (les statues en chaleur) aux sensations désagréables liées, elles, à la vraie chaleur (les statues suaient). En fait, ton poème construit sur des oppositions abonde de jeux de contrastes comme tu sais en concocter pour le  grand plaisir de tes lecteurs. Ceux-ci sont noyés dans l’abondance des oppositions : «  nues » (vers 2), « habillées » (vers 17), « monter » (vers 6), « descendu » (vers 16), « chaude » (vers 7), « froid » (dernier vers).

Vrai poème, savamment élaboré, jalonné de bout en bout de trouvailles rhétoriques. On en trouve dans chaque vers : on baigne dans les paronomases « flèche », « fraîches », « sèches »,  blé », « brûlé ».  On ne peut demeurer non plus insensible au jeu des sonorités : les allitérations en et [l] : « seules, les statues suaient sous leurs aisselles grises » traduisent le silence, la vacuité des lieux. Ce que montre l’adjectif « désert » (vers 8).

Je me contente de ces quelques remarques.

Un grand bravo !

Ouintenabdel.

Comme je suis contente de te revoir ! Tes analyses très pertinentes me manquaient ! Merci beaucoup. 

Posté(e)
  • Administrateur

Comme souvent quand je viens lire un de tes poèmes, mon cœur abandonne une miette de lui mais c'est avec grand plaisir 🙂 

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