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Les matins fossilisés

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Dans les blessures spatiales de mon âme,

Je cherche des résidus de ton prénom.

Mais dans ton triste alphabet en ruine,

Que reste-t-il si ce n'est une mangrove ?

 

Ma langue lèche tes poèmes en friche ;

Sur le rebord de tes derniers vers brisés

Elle vient trébucher puis saigner

Sous la croûte des nuits de silex.

 

Tu me l'avais susurré sous les ombres.

Dans mon souffle subsisterait notre horizon.

Mais alors que vibre le chant tribal des jours,

Je marche seul sur des matins fossilisés.

Posté(e)
Il y a 2 heures, Eathanor a dit :

Tu me l'avais susurré sous les ombres.

Dans mon souffle subsisterait notre horizon.

Mais alors que vibre le chant tribal des jours,

Je marche seul sur des matins fossilisés.

Bonjour @Eathanor,  l' homme est encore bien tourmenté dans ce très beau texte  où déjà  la première strophe s' achevait dans un marécage.

à quoi  s' ajoute la douleur de l' espérance trahie  qui  le laisse finalement souffrant et seul.

coup de cœur  

Modifié par Filae77

Posté(e)

Bonsoir  @Eathanor, à l'autre bout de la vie, il faut du courage au poète pour dire le vrai, l'inévitable déclin;

Il y a 2 heures, Eathanor a dit :

Tu me l'avais susurré sous les ombres.

Dans mon souffle subsisterait notre horizon

Tout est assumé, ce qui n'ôte rien à la souffrance, très beau poème de la conscience solitaire, j'aime beaucoup cette lucidité.

Posté(e)

L'ombre d'un rugueux souvenir plane encore. Vos poèmes gercent l'âme qui  meurtrie retrouve quelquefois un ange à la gorge serré. Bravo!

Posté(e)

J'ai aimé les mots, j'ai aimé votre voix. 

Même le mot "croûte" passe bien ici, et c'est un tour de force à mon sens ! Bravo !

Posté(e)

Un tonalité sombre, âpre et rugueuse. Les mots sont des croches dans une partition écrite sur un parchemin douloureux.

Posté(e)

La brisure est toujours là 

une plaie qui n’en finit pas de saigner sous des abords fossilisés.

Posté(e)

Bonjour @Eathanor

 

Les débris amoureux suppurent dans leur prismes incarnats les plus beaux éclats  de vers.W

Modifié par Invité

Posté(e)
Le 19/06/2019 à 15:49, Eathanor a dit :

Dans les blessures spatiales de mon âme,

Je cherche des résidus de ton prénom.

Mais dans ton triste alphabet en ruine,

Que reste-t-il si ce n'est une mangrove ?

Prenante poésie des matins fossilisés dans ces oripeaux incarnés avec talent. 

Posté(e)

@Eathanor,

 

Et la forme esthétique n'est-elle pas souvent de la souffrance sédimentée ?

Modifié par Marc Hiver

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Poème de blessure et de minéralité qui décrit le tranchant de la solitude quand l’être aimé s’est en allé.

Posté(e)
  • Auteur
  • Administrateur

Un merci collectif pour vos retours qui me sont à chaque fois précieux.

Posté(e)

Bonjour Eathanor,

    Très beau poème sur les amours perdues, brisées. Ce que montrent  d’une part,  le champ lexical de la déchirure : « blessures » (vers 1), «  en ruine » (vers 3), « en friche» (vers 5),  « brisés » (vers 6), « trébucher » (vers 7), « saigner » (vers 7), et d’autre part,  la nette séparation entre les pronoms et les adjectifs possessifs de la 1re personne et ceux de la 2e personne du singulier : « Je cherche des résidus de ton prénom. »,  « Ma langue lèche tes poèmes en friche ».

    Une lueur de possibilité de retrouvailles semble poindre à l’horizon,  ce que montrent et  les pronoms « tu » et « me » apparaissant côte à côte : « Tu me l'avais susurré » et l’adjectif possessif « notre » : « notre horizon ». Celui qui parle finit cependant par déchanter,  ce que montre le mot de liaison « mais » exprimant l’opposition,  il introduit l’avant-dernier vers.      Celui qui parle se retrouve ainsi seul à la fin: « je marche seul… ».   

   L’allitération  en   : « Tu me l'avais susurré sous les ombres. / Dans mon souffle subsisterait notre horizon. » semble suggérer une certaine douceur liée à un espoir de retrouvailles, En revanche, les allitérations en [r], un son dur  et en   : « Mais alors que vibre le chant tribal des jours, /  Je marche seul sur des matins fossilisés » traduisent l’une  le désespoir, l’autre la solitude.

 

Très belle réussite. Un grand Bravo !

 

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