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Featured Replies

Posté(e)

C’était une nuit lente, ton corps avait chaviré dans l’encre bleu des rêves, puis à l’entrebâillement d’un soupir de nous, se prolongeait tout ce qui s’était tu. Les ombres, aux charnières du temps, étaient bienfaisantes, elles dansaient sous les feuillages, bercées par le vent, nos âges s’étaient figés et ne faisaient  que se mirer  en une aube naissante. Le soupir des choses rythmait nos instants. Il y avait dans tes yeux des quais imaginaires où je t’attendais, je t’attendais; ce rêve si délicieux que nous aurions un enfant, il y avait tous ces lendemains ouvrant très grand leurs bras. Nous inventions à chaque instant notre joie de vivre au creux de nous deux. Nos lèvres s’effleuraient sous la blessure étrange du temps. C’était une nuit lente, nos corps avaient su  basculer dans l’ivresse de nos soupirs mêlés de larmes, et sous la grande voile d’un ciel indécis j’entendais déjà pleurer les roses, j’entendais leur vague murmure comme un orage au loin s’évanouissant. Je te voyais marcher pieds nus sur le sable, et le vent racolait les vagues pour effacer tes pas.  La mer, l’assourdissante mer, mère de mes angoisses, rythme tant de chose, et je n’entends plus que ses sanglots, ta voix qui m’était si familière n’est plus que dans le fracas de son écume. Maintenant je vais seul là où tu t’es penchée. Ô comme les fleurs se fanent vite, toujours et chaque jour, mon amour.

 

Modifié par Thierry Demercastel

Posté(e)

C’est beau et d’une douceur poignante

il y a 17 minutes, Thierry Demercastel a dit :

j’entendais déjà pleurer les roses,

Merveille...

Posté(e)
il y a 37 minutes, Thierry Demercastel a dit :

dans l’ivresse de nos soupire

Un texte sublime comme tout ce que vous écrivez.

 

PS : je crois qu'un "e" s'est malencontreusement glissé dans la peau d'un "s", cf. ci-dessus

Posté(e)
  • Auteur
il y a 21 minutes, Yguemart a dit :

Un texte sublime comme tout ce que vous écrivez.

 

PS : je crois qu'un "e" s'est malencontreusement glissé dans la peau d'un "s", cf. ci-dessus

Merci de me l'avoir fait remarquer je viens de le corriger. Bonne soirée à vous.

Posté(e)
  • Administrateur

Une nouvelle perle dont le titre me parait bien trouvé puisque sa lecture nous laisse coi.

Posté(e)

...dans la force de l'attention à ces instants fragiles se laisse découvrir une tendre faiblesse...

 

merci pour votre texte dont l'immersion nous noie.

Posté(e)
Il y a 16 heures, Thierry Demercastel a dit :

Maintenant je vais seul là où tu t’es penchée. Ô comme les fleurs se fanent vite,

Bonjour @Thierry Demercastel  Bravo  pour ce texte ,encore d' une beauté douloureuse et poignante, des images somptueuses,

et cette itération C’était une nuit lente  (je note ceci , à la faveur de plusieurs relectures : rythme tant de chose  -> tant de chose(s) ?

Posté(e)

Merci @Thierry Demercastelpour ce délicieux et poignant poème.

« J’entendais déjà pleurer les roses » : magnifique !

Un coeur !

Posté(e)

Tension du texte, fleurissement des mots et toujours cette tenue du style qui soutient l'ensemble.

Posté(e)

C'est une belle découverte de vous découvrir sous cette forme poétique. La prose n'est pas forcément ma tasse de thé mais votre poésie est d'une telle beauté que je ne me lasse pas de la lire et de la relire.

 

Bravo @Thierry Demercastel !

Posté(e)
Le 10/06/2019 à 21:08, Thierry Demercastel a dit :

C’était une nuit lente, nos corps avaient su  basculer dans l’ivresse de nos soupirs mêlés de larmes, et sous la grande voile d’un ciel indécis j’entendais déjà pleurer les roses, j’entendais leur vague murmure comme un orage au loin s’évanouissant. 

Une prose d'une grande qualité qui s'accorde à merveille avec le sujet plein de tendresse. 

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