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Mirages

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

Les nuages sont en facéties

d’habiles labiles lascars

et volubiles

 

en voici un à tête de vautour

qui se prend pour un bombardier

américain des années cinquante

 

on se demande ce qui le hante

d’une carlingue aux reflets d’argent

il porte sur la queue une plateforme

ou est-ce un champignon atomique

qui dans l’instant s’est délité

 

le feu a pris sur son aile gauche

je me suis affolé

 

puis c’est un colosse

une baleine aux cent bosses

les fanons qui brillent

 

plus haut le ciel joue un nocturne

son piano s’étire à l’infini

 

où l’artiste ?

 

la gueule se referme

sur un plancton d’étoiles

 

deux aras sont là

qui font le chœur

 

deux nuages orphelins

là-bas dansent

de miroitants SOS au soleil

 

où est-il celui-là

dans le tapis de la nuit

il s’est pris les rayons

 

puis c’est un tank à tourelles

j’en sue de froid

dans le dos

 

un chien m’a dit bonjour

et la caravane passe quand même

 

le printemps aussi

ce menteur

 

là-haut tout est serein

comme au premier jour

 

toute cette ouate métamorphosée

est notre destin

 

fluctuat nec mergitur

 

mais le jour viendra

on s’y noiera

 

n’est-ce pas là-bas la tour Eiffel

combien d’efforts faut-il déployer

pour qu’elle paraisse

immobile elle

 inchangée

 

je me lève de mon banc

déjà je ne suis plus

celui qui s’est assis

 

je voulais poétifier tout à l’heure

et file ma prose à toute allure.

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème en forme de rêve éveillé ou plutôt de cauchemar réel pour une plume qui se fait l'écho d'une actualité guerrière dramatique, résonnant de mille drames, passés, présents et à venir !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les paréidolies dans les nuages et l’imagination fertile du poète composent un texte poétique « à toute allure ».

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'ai aimé ce filage de mots et de métaphores, Thy Jeanin. C'est superbe et dense à la fois!

Beauté et musique persistent aux côtés de la survivance du souvenir et de la menace si réelle...

 

plus haut le ciel joue un nocturne

son piano s’étire à l’infini

 

où l’artiste ?

 

la gueule se referme

sur un plancton d’étoiles

 

deux aras sont là

qui font le chœur

Modifié par Sophie

Posté(e)
Il y a 19 heures, Thy Jeanin a écrit :

 

Les nuages sont en facéties

d’habiles labiles lascars

et volubiles

 

en voici un à tête de vautour

qui se prend pour un bombardier

américain des années cinquante

 

on se demande ce qui le hante

d’une carlingue aux reflets d’argent

il porte sur la queue une plateforme

ou est-ce un champignon atomique

qui dans l’instant s’est délité

 

le feu a pris sur son aile gauche

je me suis affolé

 

puis c’est un colosse

une baleine aux cent bosses

les fanons qui brillent

 

plus haut le ciel joue un nocturne

son piano s’étire à l’infini

 

où l’artiste ?

 

la gueule se referme

sur un plancton d’étoiles

 

deux aras sont là

qui font le chœur

 

deux nuages orphelins

là-bas dansent

de miroitants SOS au soleil

 

où est-il celui-là

dans le tapis de la nuit

il s’est pris les rayons

 

puis c’est un tank à tourelles

j’en sue de froid

dans le dos

 

un chien m’a dit bonjour

et la caravane passe quand même

 

le printemps aussi

ce menteur

 

là-haut tout est serein

comme au premier jour

 

toute cette ouate métamorphosée

est notre destin

 

fluctuat nec mergitur

 

mais le jour viendra

on s’y noiera

 

n’est-ce pas là-bas la tour Eiffel

combien d’efforts faut-il déployer

pour qu’elle paraisse

immobile elle

 inchangée

 

je me lève de mon banc

déjà je ne suis plus

celui qui s’est assis

 

je voulais poétifier tout à l’heure

et file ma prose à toute allure.

L’impermanence est subtilement évoquée ici à travers les nuages et le mouvement de toutes choses, éphémère vous avez dit éphémère ? 😉 j’aime bien ces lascars et leurs facéties 💫

Posté(e)

Tu m'as donné envie d'écouter Brassens :

" ... Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de port
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'appelait "les copains d'abord"
"Les copains d'abord" ...

Merci !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Lire dans le nuages les soubresauts du monde… Un poème qui passe en laissant des traces dans un ciel chargé.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Ce qui s'appelle avoir la tête dans les nuages, au fil de la plume. Grand merci!

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