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L’oiseau du temps

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’oiseau du temps

Il laisse au vent mauvais la poussière des jours,

Néglige la minute et célèbre chaque heure,

Ses ailes de cristal sont âme qui s'effleure,

Il passe puis s'envole à l’ombre des amours.

Son coeur bat dans le noir tel un chant de velours,

Il est reflet d'hier et demain qui s'épeure,

Il traverse le rêve, enchante la demeure,

Virevolte à loisir sans crainte et sans discours.

Mais il est si fragile, il retombe et s'immole

Dans le brasier sans fin d'une aurore acropole,

C'est une âme éperdue éprise de soleil.

Nul ne le voit faner dans l'éclatante absence

D'un soupir trop lointain ou d'un baiser vermeil,

L'oiseau du temps se tait, ultime somnolence.

Posté(e)

Ma chère @Alba ton sonnet en alexandrins déploie une métaphore filée de bout en bout : l'oiseau, figure tutélaire du poème, incarne le temps lui-même – insaisissable, libre, puis condamné à disparaître.

"Néglige la minute et célèbre chaque heure" : il vit hors du temps ordinaire, dans une plénitude presque mystique.

"Ses ailes de cristal" suggèrent à la fois beauté et fragilité extrême – le cristal brille mais se brise. Il est à la fois présence et reflet, comme si le temps se regardait lui-même dans un miroir. Puis il retombe et s'immole: cette image du brasier me fait penser à Icare, mais évoque un idéal lumineux et inaccessible.

Et le poème s'achève sur un effacement progressif : le soupir, le baiser, puis le silence, comme on ferme doucement les yeux.

Un poème aussi fin et beau que le cristal 💙

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Cette incarnation du temps en oiseau rassure d'abord, par sa légèreté. Puis le brasier fait songer au phénix, mais on ne le verra pas renaître, la chute l'exclut. Délicat et subtil sonnet. Bravo pour la splendide image de l'aurore acropole - j'ai vu surgir la déesse de la sagesse.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime infiniment cette métaphore du temps. L'oiseau( que j'aime tant) en est le symbole le plus beau. Très bon choix , Alba !

Je suis particulièrement sensible à ces ailes de cristal, à sa fragilité...

Il est si merveilleux de les voir approcher le couchant. Ils paraissent disparaître...

Cette somnolence symbolise magnifiquement le temps.

On ressent cette suspension du temps au coeur du couchant. C'est superbe !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup pour vos remarques si subtiles, si pertinentes et si sensibles, Vol Au Vent, Thy Jeanin et Sophie !

"Un poème aussi fin et beau que le cristal", Sylvie, c'est magnifique, merci encore !

"Bravo pour la splendide image de l'aurore acropole" : la majesté lumineuse du temple grec restitue bien en effet, les sentiments que l'on peut éprouver face à une aurore glorieuse, Thy Jeanin. C'est un de ces miracles d'expression inventés par la plume, merci.

"On ressent cette suspension du temps au cœur du couchant" : tu as bien remarqué le déroulé du jour tout au long du poème et c'est vrai que les images finales sont quasi picturales ou cinématographiques, impression de sfumato ou de fondu. Tout s'efface dans la nuit.

ʘ‿ʘ

Posté(e)

Je prends mon temps pour lire le temps dans les plumes de cet oiseau que tu écris si majustueux.

Je ne vais pas plagier les philosophes de mes condisciples.

La forme et le fond, grand respect.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 12/03/2026 à 07:40, Alba a écrit :

Néglige la minute et célèbre chaque heure,

J’aime beaucoup ce vers… Oui le temps est comme un ruban qui se déroule dans l’infini d’une vie… Une très belle lecture @Alba .

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup, Errances et Tarentaise, pour ces lectures et ces commentaires !

L'oiseau du temps n'existe pas, mais le bruissement de ses ailes nous parvient toutefois, c'est donc que fatalement, quelque part, il existe. Si nous pouvions le voir, c'est que le temps serait arrêté ou que nous irions aussi vite que lui pour le rejoindre !

On peut tenter de le rejoindre, mais nous n'aurons jamais ses ailes, tellement symboliques !

(+_+)

Posté(e)

L'oiseau devient symbole du temps dans ce sonnet mais la chute est brutale : le deuxième quatrain laissait présager un espoir, le premier tercet joue admirablement dessus mais le second est implacable, hélas !

Posté(e)
Le 11/03/2026 à 23:40, Alba a écrit :

L’oiseau du temps

Il laisse au vent mauvais la poussière des jours,

Néglige la minute et célèbre chaque heure,

Ses ailes de cristal sont âme qui s'effleure,

Il passe puis s'envole à l’ombre des amours.

Son coeur bat dans le noir tel un chant de velours,

Il est reflet d'hier et demain qui s'épeure,

Il traverse le rêve, enchante la demeure,

Virevolte à loisir sans crainte et sans discours.

Mais il est si fragile, il retombe et s'immole

Dans le brasier sans fin d'une aurore acropole,

C'est une âme éperdue éprise de soleil.

Nul ne le voit faner dans l'éclatante absence

D'un soupir trop lointain ou d'un baiser vermeil,

L'oiseau du temps se tait, ultime somnolence.

Un oiseau rare assurément comme sa poétesse 😉💫

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci Nils et Nâau d'avoir lu et commenté ce sonnet, tout entier consacré au destin tragique de cet oiseau, invisible mais souffrant !

Au fil du jour, les rayons du soleil lui donnent à espérer mais, las ! La nuit revenue lui fait perdre son dernier espoir. Il s'efface, ombre parmi les ombres, et l'horloge sonne la minuit, sans doute...

(+_+)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une subtile métaphore nous fait prendre conscience de la fragilité constante du temps, qui ne retient rien, dans un sonnet exemplaire.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup, Jeep, pour ce commentaire si profond !

"Vanité des vanités", tout doit périr, y compris la grâce et la beauté en ce bas monde ! Reste la splendeur divine, perçue par certains.

Posté(e)

Une très grande poésie qui me touche merci pour cela

Posté(e)

Un excellent poème sur le temps qui passe trop vite et qui nous fuit, avec la vie aussi pourtant si belle, jusqu'à ce que la mort prenne la relève. Je trouve votre texte très réussi.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup Thierry et Jean Luc pour vos lectures et vos commentaires !

Émotion et beauté sont en effet les dames de compagnie des mots souverains, magiciens de l'éphémère, vous avez su les repérer dans mon sonnet !

N'est-ce pas pour cela que l'on écrit des poèmes ? Pour vivre des moments privilégiés et intenses qui suscitent un peu de bonheur ?

(¬‿¬)

Modifié par Alba

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