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Accents poétiques

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L'irrévérence des mots

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'irrévérence des mots

Aubépine, aube artiste et dentelles de mots

Déposés sur l'aurore en tendre irrévérence,

Innovante parole aux perles d'immanence

Qui s'écoule en cascade et rires de marmots.

La voix peine à se dire et songe à demi-mot,

Tel un lent carrousel aux douces somnolences,

C'est un fin gribouillis de murmures silences,

Où l'art peint au hasard, plume de guillemot.

Mais voici le DISCOURS aux postures sans âme

Des Maîtres de Chapelle en Tribunal Infâme,

Bannissant l'outre-temps qui s'avance sans fard.

Il s'agit d'IMPOSER par une voix plus forte

La seule VÉRITÉ, tous suivront, il est tard,

La lâcheté grimace, elle aura belle escorte.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

les mots timides de l’enfance des quatrains contrastent, jusqu’à l’irrévérence, avec la sévérité des discours sentencieux des tercets dans cet impeccable sonnet.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

En effet, Jeep, excellent résumé de mon sonnet.

Plus précisément, pour changer des paysages naturels chers à mon cœur, un art poétique auquel se joint (à contrecœur) un pamphlet de la plus eau, destiné aux donneurs de leçon et autres censeurs (sangsues ?) de mots. Certaines pendules ne sont pas à l'heure, parfois. Il est bon de le préciser.

Concernant la forme, l'alexandrin se prête à tout mais ne se donne à personne. Cela dit, pour moi, la forme n'a guère d'importance. ce qui compte, c'est l'épaisseur du fond, si je puis dire...

(¬‿¬)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Faisons fi des maîtres de chapelle... Vive l'INNOVANTE parole !

L'écriture doit être LIBRE.

Un beau plaidoyer pour la Liberté de création, Alba.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Oui chère @Alba vous avez bien raison de défendre la liberté mise en cage…

Un cri qui devrait réveiller ceux qui savent encore entendre…

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Foucault parlait, je crois, du "fascisme" de la langue. Plutôt, c'est l'intention du locuteur qui est responsable de sa violence potentielle. La poésie est un support presque utopique que piétinent parfois les grands rhétoriqueurs! Ton sonnet donne à y réfléchir de belle façon.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup à vous, Sophie, Tarentaise et Thy Jeanin !

Respecter autrui devrait aller de soi, c'est l'inverse qui est vrai, que ce soit sur internet ou ailleurs. Il est vrai que l'agression et le mépris sont bien faciles, derrière les écrans. Le moyen de se faire plaisir sans risque...

Résister à l'intimidation de la part de lâches sans consistance et sans honneur est la moindre des choses et je vous remercie encore de l'avoir compris.

⊙︿⊙

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tu as raison.... le respect devrait être le maître- mot dans tout échange. 🩵

Toute agression est un acte de lâcheté, une véritable ignominie. D'ailleurs, tout fait de cette nature( agression verbale) est répréhensible par la loi.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème qui m'a paru défendre la poésie comme une fête sauvage qu’aucun micro officiel ne devrait confisquer.

Posté(e)

Une belle manifestation de votre indignation, @Alba ! J'aime également ce contraste entre la première et la seconde partie du poème ; la seconde faisant en l'occurrence quelque peu effet de douche froide. Quant au message sous-tendu, je ne peux qu'y adhérer : liberté de création, liberté des modes de création... Ce sont là parmi les fondements d'une société se voulant libre.

Malheureusement, nous sentons bien que certaines de nos libertés sont mises en péril au civil (enfin, moi, en tout cas, je le ressens très fortement !), il est évident que les moyens d'expression subissent également la menace. Et de la manière, les puissants donnant l'exemple de l'intolérance et du liberticide, l'individu lambda se croit autorisé à faire de même.

Modifié par Bruant

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour vos lectures et commentaires si chaleureux, Sophie, Eathanor et Bruant !

Malheureusement, dans les bois de l'intolérance, le mépris pousse sur les branches. Fichue forêt...

Parfois, il est bon de rappeler que la parole n'est pas réservée à quelques-uns et que le pouvoir exorbitant de juge et censeur que ceux-ci s'attribuent est pur scandale.

Chacun a le droit d'être ce qu'il est, n'en déplaise aux mégères de foire et aux tyrans de basse-cour.

Modifié par Alba

Posté(e)

Le classicisme de la forme du poème ne fait qu'en renforcer le thème, un beau sonnet sur la liberté d'expression !

Modifié par Nils Exo

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

C'est tout à fait exact, Nils, la forme classique renforce l'impact du message transmis.

La poésie classique est un concentré d'éléments verbaux et non-verbaux qui permettent au genre poétique d'éviter le délaiement de la prose. Elle a sa spécificité et son efficacité.

Liberté d'expression ou possibilité d'être, tout simplement. Certains veulent vous faire taire par l'intimidation et la violence, plus ou moins ouverte. Ce sont des assassins, ils visent votre mort symbolique. Être vivant, c'est être disant.

⊙︿⊙

Posté(e)
Le 25/02/2026 à 22:44, Alba a écrit :

Aubépine, aube artiste et dentelles de mots

Déposés sur l'aurore en tendre irrévérence,

Innovante parole aux perles d'immanence

Qui s'écoule en cascade et rires de marmots.

La voix peine à se dire et songe à demi-mot,

Tel un lent carrousel aux douces somnolences,

C'est un fin gribouillis de murmures silences,

Où l'art peint au hasard, plume de guillemot.

Pour ces quatrins, Dire en alexandrins la mystérieuse et ici douce survenue des mots de poésie est un plaisir de lecture !


et pour les tercets, qui peut se dire maître de l'art poétique ? La poésie sous toutes ses formes vivra et restera toujours le fruit notre entière liberté !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup, Ameline, pour ces fines réflexions, si pertinentes !

L'essentiel est en effet toujours la poésie, dans tous ses états ! La surprendre à l'instant de son profond et mystérieux surgissement est toujours un émerveillement !

Merci également pour ce sens du respect que tu rappelles avec justesse et que beaucoup ont malheureusement oublié !

(+_+)

Posté(e)

J'ai lu dans ce sonnet un manifeste pour une poésie qui refuse de se soumettre, qui cultive son "outre-temps" (sa capacité à sortir du temps imposé) et son "sans fard".

Une belle défense de l'irrévérence comme nécessité vitale.


Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci Joailes pour cette analyse remplie de justesse.

Irrévérence pour les uns, expression de sa particularité pour les autres... Il n'y a d'insolence que pour les intolérants mais elle leur devient vite insupportable.

Les tyrans n'acceptent qu'une parole, la leur, et tout ce qui n'est pas soumission servile et béate, en fait reflet complaisant d'eux-mêmes, est nommé "irrévérence". Révérence obligatoire à la cour...

(¬‿¬)

Modifié par Alba

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