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Dernière saison

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Il y a ce temps

Que je ne puis  te nommer

Il s’effiloche dans mes paumes

Comme une corde humide

Qui tire sans fin

Dont chaque fibre

Reste plantée sous la peau

 

Plus irrévocable

Qu’un fleuve en hiver

Lorsqu'il rompt ses amarres

Et laisse sur les berges

Des carcasses de barques

Le ventre ouvert

Aux pluies sans pardon

 

Plus jamais nos rires

Mon amour

Ne referont

Surface

 

Il y a cet enfant

Qui croyait que les jours

Revenaient par le même sentier

Avec leurs billes de verre

Leurs genoux écorchés

Et la lumière intacte

Au bord des lèvres

 

C’est la même roue sourde

Venue d’on ne sait où

Qui broie nos printemps

Dans ses dents de métal

Des doigts d’horloger aveugle

Qui démontent nos souffles

Et dispersent nos heures

Comme des miettes sur la table

 

Plus jamais nos voix

Mon amour

Ne remonteront

Le courant

 

 Il y a ce chagrin sans retour

Qui dépose sur nos épaules

Une neige précoce

Que nul soleil ne dissout

Une fatigue de vivre

Qui s’installe en silence

Entre deux battements

 

Un temps de lièvre traqué

À la course trop brève

Halètements pris

Dans le collet des saisons

Son regard encore vif

Mais déjà traversé

Par la buée des fusils

 

Nous saurons trop tard

Mon amour

Que jamais le temps n’a perdu

 

Ce qu’il nous prenait.

Posté(e)

Je serai donc la première à laisser mon ressenti et ne suis pas certaine d'avoir saisi tout le sens de votre texte @Eathanor , cependant, il m'a fait penser à une histoire d'amour qui s'étiole avec le temps peut-être, une séparation étant donné le titre...

Je le trouve superbe, tristement beau et poignant (comme souvent dans votre répertoire). Des mots cousus, ciselés, il y a, à travers cette poésie, de superbes métaphores et un sens du détail qui le rend plus touchant je crois...

J'ai vraiment aimé.

Merci pour ce partage fort d'émotions.

Modifié par Epicene

Posté(e)

Je vous écrirais tout simplement que c'est un de vos plus beaux et émouvants poèmes, dans lequel l'amour et le désespoir se mêlent si bien avec de superbes images très touchantes.

Modifié par Jean Luc

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème profond et dense, qui s'attache à décrire l'altérité d'une relation qui s'achève, une confidence sensible, émue, une histoire de mort ouatée de dentelle.

Posté(e)

Une belle construction, empreinte d'une mélancolie sourde, lourde. Un rythme s'installe par le lexique et la scansion, qui accompagne cette litanie sans trop d'espoir.

Posté(e)

La nature et l'amour s'entremêlent mais le temps gagne toujours : la chute est cruelle mais si vraie, hélas !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il y a ce temps, cet enfant et ce chagrin...

Ce très beau poème est d'une grande densité et l'émotion est présente dans chaque mot.

Nous saurons trop tard

Mon amour

Que jamais le temps n’a perdu

 

Ce qu’il nous prenait.

Des vers magistraux, Eathanor.

Le temps n'efface pas, il retient...

Posté(e)

 Une élégie moderne et déchirante.

Sans recherche de consolation, tu creuses la plaie avec une lucidité douloureuse, offrant au lecteur une expérience cathartique sur la fragilité de la joie et l'inéluctabilité de la fin.

L'adresse à Mon amour rend cette méditation universelle profondément intime, comme un secret murmuré dans le noir.

Je repars sur la pointe des pieds ...


Posté(e)
  • Semeur d’échos

Mes mots terniraient l’impression profonde que j’ai ressentie à la lecture de cette ode douloureuse à l’amour… La neige précoce et le lièvre traqué sont de superbes métaphores… Merci @Eathanor .

Posté(e)

@Eathanor votre poème fait mal, très mal! Une douleur lente qui s'installe, qui s'approfondit à chaque strophe, et ce "Il y a" qui revient, crée un effet d'accumulation, comme le chagrin qui prend de plus en plus de place. Les images sont d'une force rare, elles font physiquement ressentir le temps qui broie ainsi que ces "Plus jamais, mon amour" qui reviennent comme des coups.

Quant au final, il est dévastateur! "Que jamais le temps n’a perdu Ce qu'il nous prenait", une vérité terrible, dite avec une justesse bouleversante.

Une claque en plein cœur!

 

.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La complainte est poignante à dénoncer le temps qui broie tout, celui de l’amour, des souvenirs d’enfance, mais reste le souvenir qui sauve tout.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'ai cru l'apostrophe "mon amour" ironique et puis la chute m'a démenti. Cette belle et pathétique réflexion sur le désamour vise au-delà, c'est la condition de l'être-temps qui est exprimée, en somptueuses images dont tu as le secret. 💫

  • 4 semaines plus tard...
Posté(e)

Ce poème vibre en moi toujours aussi beau

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