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Arpèges de soie écarlate

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Arpèges de soie écarlate

Dans ses yeux, l’or du songe coulait

Un oiseau nidifiait son sang

L’ombre de la brise tremblait

Sur ses plumes écarlates

Ses ailes frémissaient son souffle

 

Dans la nuit, une larme pleurait

Un chant à sa lèvre naissait

La note se mêlait à la soie

 

Voulais-tu confondre son âme ?

Il était là dans ses battements

Et restait silencieux

 

Son cœur vibrait fragile et puissant

L’arpège gardait le secret de sa peau...

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les arpèges des mots du poème forment un accord intime parfait.

Posté(e)

Chère @Sophie , ton poème est très touchant. Dès les premiers vers, j'ai eu la sensation de voir un phénix – non pas le phénix triomphant des mythes, mais un être intime, presque vulnérable, qui se révèle progressivement, comme un arpège. C'est exactement cela : un arpège, ce sont des notes qui ne surgissent pas toutes à la fois, mais qui se déploient l'une après l'autre, fluides et enchaînées. Et ce phénix-là se dévoile ainsi, plume après plume, battement après battement, dans la nuit. On ne le voit jamais entier, on le pressent, on l'entend frémir. Ce qui m'a particulièrement arrêtée, c'est cette question "Voulais-tu confondre son âme ?", comme si regarder cet oiseau de trop près risquait de le consumer davantage. Et puis ce dernier vers, "l'arpège gardait le secret de sa peau", referme le poème comme on referme doucement les ailes sur un mystère.

Ce n'est que mon humble interprétation de tes mots. 🐦

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Au royaume des correspondances (baudelairiennes) !

Le titre est un poème à lui tout seul, les vers qui suivent ne déparent pas !

Un univers vibrant, Sophie !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 5 heures, Jeep a écrit :

Les arpèges des mots du poème forment un accord intime parfait.

J'aime beaucoup ces mots, Jeep.

Il y a 4 heures, Vol Au Vent a écrit :

Chère @Sophie , ton poème est très touchant. Dès les premiers vers, j'ai eu la sensation de voir un phénix – non pas le phénix triomphant des mythes, mais un être intime, presque vulnérable, qui se révèle progressivement, comme un arpège. C'est exactement cela : un arpège, ce sont des notes qui ne surgissent pas toutes à la fois, mais qui se déploient l'une après l'autre, fluides et enchaînées. Et ce phénix-là se dévoile ainsi, plume après plume, battement après battement, dans la nuit. On ne le voit jamais entier, on le pressent, on l'entend frémir. Ce qui m'a particulièrement arrêtée, c'est cette question "Voulais-tu confondre son âme ?", comme si regarder cet oiseau de trop près risquait de le consumer davantage. Et puis ce dernier vers, "l'arpège gardait le secret de sa peau", referme le poème comme on referme doucement les ailes sur un mystère.

Ce n'est que mon humble interprétation de tes mots. 🐦

J'aime quand tu parles d'un phénix qui se révèle plume après plume, battement après battement dans la nuit que l'on pressent, et entend frémir.

J'avoue que cela me touche beaucoup mais plus encore delà tes mots ta profonde sensibilité, Vol au vent;

L'oiseau auquel je pensais n'est pas un phénix ( même si je les aime beaucoup ) Je l'imagine plutôt petit et rouge...

Je comprends ton arrêt face à la question du poème. Ton interprétation est intéressante.

Tout dépend du sens dévolu à confondre. Cela peut aussi signifier surprendre...

Que ta dernière métaphore est belle...

Il y a 4 heures, Alba a écrit :

Au royaume des correspondances (baudelairiennes) !

Le titre est un poème à lui tout seul, les vers qui suivent ne déparent pas !

Un univers vibrant, Sophie !

Correspondances, très beau poème... Parfums, couleurs et odeurs se mêlent. J'aime le symbolisme de ces vers.

Tu as raison de mettre l'accent sur le symbolisme, Alba. Vibrant, le mot est si juste...aussi.

J'ai hâte de pouvoir poster la mise en musique de mon poème. J'ai eu un véritable coup de coeur pour celle-ci.

Merci infiniment Jeep, Vol au vent, Alba pour vos mots sensibles.

Modifié par Sophie

Posté(e)
Il y a 7 heures, Sophie a écrit :

Arpèges de soie écarlate

Dans ses yeux, l’or du songe coulait

Un oiseau nidifiait son sang

L’ombre de la brise tremblait

Sur ses plumes écarlates

Ses ailes frémissaient son souffle

 

Dans la nuit, une larme pleurait

Un chant à sa lèvre naissait

La note se mêlait à la soie

 

Voulais-tu confondre son âme ?

Il était là dans ses battements

Et restait silencieux

 

Son cœur vibrait fragile et puissant

L’arpège gardait le secret de sa peau...

Les mots de Sophie sont là réunis , écoutons les , ils sont grâces sur symphonie 😉💫

Posté(e)

La question "Voulais-tu confondre son âme ?" et la vibration finale du cœur traduisent une quête d'absolu et de fusion, où le secret de l'être reste protégé, comme enfermé dans un "arpège".

Ton poème tisse un réseau d'images où l'écarlate et l'or se mêlent à des éléments organiques, j'ai vu un bel oiseau rouge et, amusée, à nouveau Gustav Klimt (pour ses mosaïques d'or et d'organique).



Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 3 heures, Nâau a écrit :

Les mots de Sophie sont là réunis , écoutons les , ils sont grâces sur symphonie 😉💫

Si mes mots ont une résonance, je suis ravie, Naau. 😉 La musique est si essentielle....

il y a 45 minutes, Joailes a écrit :

La question "Voulais-tu confondre son âme ?" et la vibration finale du cœur traduisent une quête d'absolu et de fusion, où le secret de l'être reste protégé, comme enfermé dans un "arpège".

Ton poème tisse un réseau d'images où l'écarlate et l'or se mêlent à des éléments organiques, j'ai vu un bel oiseau rouge et, amusée, à nouveau Gustav Klimt (pour ses mosaïques d'or et d'organique).



Or et écarlate... mêlés aux éléments organiques, tu as raison, Joailes, cela ressemble à Klimt.

On redécouvre ses poèmes, comme c'est intéressant... 😊

Chez Klimt, le symbolisme de l'oiseau est subtil. Il peut être le prolongement des émotions, du désir, de la liberté ou du mystère.

Il peut aussi représenter l'âme , le lien entre la terre et le ciel.

J'ai aimé lire vos mots Naau, Joailes. Merci infiniment.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Votre poème chère @Sophie fait surgir l’image d’un kimono féminin qui ne se contente pas d’habiller, mais qui chante. La soie écarlate devient vibration, et les manches déployées prennent l’allure d’ailes égrenant leurs arpèges dans l’ombre. Le tissu semble porter un souffle intérieur, une musique secrète mêlée aux battements du cœur. Ainsi, le kimono apparaît comme la manifestation visible d’une âme fragile et ardente. Il révèle, dans le silence de la nuit, une présence à la fois pudique et lumineuse.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Je suis touchée par la finesse de votre interprétation.

Merci infiniment cher Tarentaise pour cette lecture sensible et lumineuse de mon poème.🩵

Posté(e)

Oohh le soyeux de tes mots @Sophie et des images éthérées viennent nous habiter au fil de la lecture 💙💙

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Savoir que mes images trouvent un tel écho me touche, Lina. Merci infiniment pour tes mots.🩵

Modifié par Sophie

Posté(e)

A lire le titre de votre poème et le vers final, j'ai l'impression que l'ensemble constitue une sorte de tissu du vivant mêlé de sons, de beautés et de corps.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 4 heures, Nils Exo a écrit :

A lire le titre de votre poème et le vers final, j'ai l'impression que l'ensemble constitue une sorte de tissu du vivant mêlé de sons, de beautés et de corps.

Rapprocher le titre et le vers final est bien vu. Le dernier vers est un écho au titre, C'est juste...Nills.

Je ne pensais pas que mon poème susciterait tant d'interprétations différentes.

Et c'est un réel plaisir de découvrir les différentes interprétations.

Merci infiniment Nills Exo pour ce commentaire.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Un superbe texte aussi agréable à lire que de toucher une belle étoffe de soie écarlate.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La calligraphie et la typographie enrichissent ce poème digne du voyant dont parlait Rimbaud.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 19 heures, Jean Luc a écrit :

Un superbe texte aussi agréable à lire que de toucher une belle étoffe de soie écarlate.

il y a 26 minutes, Thy Jeanin a écrit :

La calligraphie et la typographie enrichissent ce poème digne du voyant dont parlait Rimbaud.

Merci infiniment Jean-Luc, Thy Jeanin pour vos mots.

Il est vrai que la calligraphie et la typographie enrichissent le poème. J'ose quelque peu mais je me réfrène souvent...

Les résultats sont parfois surprenants et si improbables, s'éloignant tant de nos habitudes de lecture.

Cette référence à Rimbaud est intéressante, Thy Jeanin. J'ignorais la démarche créatrice de Rimbaud.

Mon écriture est souvent spontanée... et sensorielle.

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