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Statuaire

Featured Replies

Posté(e)

Numérisation_20260101 (6).jpg

Illustration : ©Bruant d'Almeval

Comme une petite étincelle

Un grain qui glisse entre les doigts

Dans la brume du coin du bois

Passe la vaine caravelle

Vole sarcelle vole sarcelle

Des chiens aboient mais c’est trop loin

Il ne reste plus en tes mains

Qu’un maigre butin d’asphodèles

Tu as couru ton existence

Un long automne un court printemps

Une fête pour tes vingt ans

À peine le temps d’une danse


Au revoir petite amoureuse

Ta voix se perd déjà en moi

Et la seule ombre que je vois

Est celle d’une statue creuse

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème d’adieu d’une déchirante douceur. On y sent le temps qui glisse entre les doigts et la vie comme une danse trop courte avec des images simples, comme murmurées. La métaphore de la statuaire est très belle : non pas la statue triomphante, mais la forme vide, image d'une présence disparue. En outre, votre illustration ajoute au charme de votre poème @Bruant . Merci pour cette lecture.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Avec une grande délicatesse et des mots qui traduisent finement la douloureuse disparition de cet être envolé trop tôt, votre poème est une très touchante lecture @Bruant

Posté(e)

C'est doux et douloureux à la fois. Je ne m'attendais pas à ce final. Qui m'a touché.

Très belle écriture. Merci pour le partage.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème très touchant, d'une fine délicatesse, une mélancolie qui ne pèse ni ne pose dans sa musicalité :

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Petit poème déchirant de simplicité et d’émotion, rehaussé d’un dessin délicat, tout est réuni pour faire de sa lecture un moment de grâce.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Merci Bruant pour le partage de ce très beau dessin dans la veine de Chagall.

Ces ailes et ces mains font échos aux mots.

Beaucoup de délicatesse dans le trait et la plume.

Vole sarcelle résonne comme un adieu. Reste une empreinte, la statue creuse.

Posté(e)

Votre poème fonctionne presque comme une comptine mais la chute, cruelle, fait à nouveau entrer le lecteur dans le monde adulte.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Statue creuse, c'est le sort qui frappe les amours d'autrefois, celles qui n'ont pu se réaliser. Mais ici, il semble bien que le malheur est plus tragique que cela et que la promise ne soit plus. L'évocation des migrateurs et des aboiements trop lointains apportent une touche mystique à cette compassion. Emouvante lecture!

Posté(e)

J'ai juste envie de féliciter le travail d'un véritable artiste, qui ne s'encombre pas de chichis.

J'ai adoré l'image inaugurale de l'étincelle, éphémère, et du grain qui "glisse entre les doigts", qui établit d'emblée le thème de l'insaisissable.

Cette idée est reprise par la "vaine caravelle" qui passe dans la brume, image d'un départ ou d'un rêve inaccessible.

Le "maigre butin d'asphodèles" (fleurs associées aux enfers et à la mort dans la mythologie grecque, mais aussi aux prairies éphémères) symbolise le peu qui reste après la quête.

Et quant au dessin, il est tout simplement en accord avec les mots. Coup de cœur !! 🥰

Le 03/02/2026 à 20:05, Bruant a écrit :

Au revoir petite amoureuse

Ta voix se perd déjà en moi

Et la seule ombre que je vois

Est celle d’une statue creuse

Posté(e)

L'évanescence d'un souvenir à peine présent tellement joliment évoqué et illustré.
La statue est encore là mais vide, sans vie, juste une image, celle que vous nous donnez ! Merci.

Posté(e)

Ton poème @Bruant nous fait entrer dans une méditation douce et mélancolique sur la fuite du temps et l’effritement des promesses. Les images naturelles et concrètes : la caravelle vaine, les asphodèles, la sarcelle, donnent au souvenir une profondeur funèbre. La vie y apparaît comme une course brève, faite de saisons déséquilibrées et d’instants trop vite consumés.

L’adieu amoureux, murmuré plutôt que crié, renforce l’impression d’absence irréversible. La dernière image de la « statue creuse » clôt le texte sur la poignante sensation de vide intérieur.

Très émouvant, le dessin .

Modifié par Martialys

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