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Le Funambule de glace en son palais d'hiver

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le Funambule de glace en son palais d'hiver

Dans son palais d’hiver, bâti de transparence,

Un funambule va, défiant l'univers,

Son pas suspend la peur, sa grâce écrit des vers,

C'est un rêve vivant empli d'irrévérence.

Sous lui dort un abîme au flot d'indifférence,

Nul ne le voit danser, médaille et son revers,

Il porte son regard aux tendres reflets pers

Sur le grand ciel d'azur pénétré de silence.

Tout est calme et paisible en ce monde glacé,

Les bruits montent un peu, le jour a commencé,

Chacun s'affaire au loin sans regarder cette ombre.

Sur son fil invisible, il voit passer le temps,

Il sait que tout s'efface et fane sans encombre,

Son cri est un appel au retour du printemps.

Posté(e)

Un être pénétré du mystère de l'hiver qui fige tout être et tout paysage dans son atmosphère de glace, qui semble cependant rêver au temps prochain où le monde échappera à cette emprise et semble en guetter les signes imperceptibles...

Posté(e)

C’est un poème bien composé, thématiquement cohérent, techniquement sûr.

Il fait ce qu’un bon sonnet doit faire : développer une image centrale, construire une atmosphère, conclure par une chute qui éclaire l’ensemble.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup à vous pour vos commentaire si sensibles, Estérina et Joailes !

je regardais ce soir par ma fenêtre le ciel noir et glacé d'hiver.

Mais j'ai bien cru voir danser entre les étoiles ce funambule léger emperlé de silence. Un peu de magie allège la pesanteur du temps et l'étau impitoyable du froid. Elle se pose parfois, en douceur, sur les vers.

La poésie classique sait nous offrir cette grâce...

( ͡°_ʖー)~☆

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Poème élégant d'une belle fluidité, Alba. Delà la beauté des métaphores, le poème semble avoir une portée existentielle.

J'aime la magie de ces vers.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le sonnet, comme son personnage, marche sur un fil de glace qui tient bon jusqu’à la fin dans l’attente du printemps.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Oui, une magnifique maitrise de sonnet pour notre plus grand plaisir @Alba

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous tous pour vos regards sur ce poème !

N'oublions pas néanmoins ce pauvre clown si fragile, cet acrobate de l'hiver, frère du clown de Banville (cf. Le Saut du tremplin) !

Il ne parle pas, il ne "s'exprime pas", il vole seulement dans les airs, invisible à ceux qui ne veulent pas le voir, et réduit à espérer le printemps qui amènera pourtant fatalement sa disparition !

Tragique destin que celui de cet Icare solitaire et glacé !

Et le poème se clôt par un cri, le sien, un appel, qui résonne dans le vide, n'est-ce pas ?

´・ᴗ・`

Modifié par Alba

Posté(e)

Ton poème déploie une métaphore forte de la fragilité humaine à travers la figure du funambule, solitaire et invisible.
Le décor glacé, fait de transparence et de silence, accentue l’idée d’un monde indifférent à la grâce et au risque.
Cependant, la poésie naît du contraste entre l’équilibre délicat du funambule et l’agitation lointaine des humains.
Et le temps qui passe sur le fil devient comme une méditation sur l’éphémère et l’effacement.
Enfin, l’appel suppliant et sonore au printemps ouvre une lueur d’espoir, promesse de renouveau après l’immobilité de l'hiver.

Posté(e)

J'ignore pourquoi mais je vois en ce funambule le poète un peu "hors du monde" qui puise son inspiration dans une humanité qui ne la lui rend pas.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Une très belle analyse littéraire, Martialys, un grand bravo !

Oui, bien sûr, Nils, il s'agit d'un sonnet avant tout allégorique et symbolique, la figure personnifiée de l'hiver sur son fil de glace, pure beauté et infinie fragilité, s'oppose à la foule indifférente et lourdaude en contrebas.

On peut penser aussi à L'Albatros de Baudelaire, c'est l'éternel symbole de l'artiste incompris, de l'esthète en butte à la grossièreté humaine, à l'égoïsme épais, de l'âme souffrante ignorée de tous.

La seule déesse sur Terre est la déesse Indifférence. Elle est sans charme.

ʘ‿ʘ

Posté(e)
Il y a 20 heures, Alba a écrit :

Le Funambule de glace en son palais d'hiver

Dans son palais d’hiver, bâti de transparence,

Un funambule va, défiant l'univers,

Son pas suspend la peur, sa grâce écrit des vers,

C'est un rêve vivant empli d'irrévérence.

Sous lui dort un abîme au flot d'indifférence,

Nul ne le voit danser, médaille et son revers,

Il porte son regard aux tendres reflets pers

Sur le grand ciel d'azur pénétré de silence.

Tout est calme et paisible en ce monde glacé,

Les bruits montent un peu, le jour a commencé,

Chacun s'affaire au loin sans regarder cette ombre.

Sur son fil invisible, il voit passer le temps,

Il sait que tout s'efface et fane sans encombre,

Son cri est un appel au retour du printemps.

Une belle imagination comme une trame sensible sur ce fil « suspendu » où le funambule contemple le monde, le temps, la saison qui passe et les hommes « affairés »… ce bel artiste en équilibre n’est il pas Alba ? 😃😉

Posté(e)

Ce funambule de cristal sur son fil invisible se moque peut-être de l'agitation du monde à ras de terre.
Je le vois comme un symbole de pureté qui au fond, est bien comme il est !

Posté(e)
  • Administrateur

Très belle image que ce fil invisible qui dit à la fois la fragilité de l’existence et la ténacité de celui qui avance.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci pour ces commentaires si divers et si précieux pour moi !

Fragilité et solitude au creux du monde sensible, n'est-ce pas là le lot de chacun ?

Le brouhaha des villes est là pour créer l'illusion flamboyante d'une belle unité du vivre mais las, quand on meurt, on meurt toujours tout seul...

⊙▽⊙

Posté(e)
  • Semeur d’échos

D'une belle originalité et tout en grâce, ce funambule qui échappe à la roideur de l'hiver trace un chemin délicat vers la libération printanière. Superbe idée parfaitement incarnée par l'écriture!

Posté(e)

Vous inventez pour nous une nouvelle constellation, éminemment poétique. Et nous la découvrons avec délice et émerveillement !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous, Thy Jeanin et Bruant, pour vos commentaires délicats et empathiques !

La glace est aussi belle que fine, aussi transparente que fragile, aussi pure que glacée !

Un prodige de l'hiver, une merveille à chaque année renouvelée, le symbole aussi, naturellement, des âmes raffinées, idéalistes, exigeantes et sensibles.

C'est le lot de cet acrobate-poète suspendu dans le vide, détaché de tout et de tous, et qui de loin, lucide, douloureux, contemple à la fois l'infini et la turpitude.

cf. Mallarmé : loin du "bétail heureux des hommes", le poète s'écrie : "Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur !" dans son poème L'Azur.

cf. Lamartine : "L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux", juge-t-il dans son poème L'Homme.

´・ᴗ・`

Modifié par Alba

Posté(e)

Une belle métaphore existentielle@Alba . Ton poème transcende la simple image du funambule pour devenir méditation sur la condition humaine : la solitude, l'équilibre précaire de l'existence, l'indifférence du monde, le passage du temps. C'est profond et universel.

La chute est magnifique "Son cri est un appel au retour du printemps" : ce cri final introduit l'espérance, c'est bouleversant de beauté et d'humanité!💙

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup, Sylvie, pour ton commentaire si sensible et si clairvoyant !

Oui, le vers final et son fameux "cri" ( cf. la chute ou pointe du sonnet) est bien l'essentiel du poème, la musique du cœur qui révèle tout le drame de ce funambule en équilibre dans l'existence.

Cet être fugitif et si transparent ne serait-il pas l'artiste lui-même, condamné à tout ressentir sans pouvoir se débarrasser de cette prison de peau (et de mots) qui l'enserre ?

⊙▽⊙

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