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La matière des mots

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

cyclanelle

Elle transpire la glaise des mots

L’ombre repose dans la chair des ors

Ses mains retiennent le froid de leur peau

Elle tremble avec ce qui vit encore

L’ombre repose dans la chair des ors

Le rêve remodèle la matière

Descelle en vain la boite de Pandore

Mais le ciseau refuse de se taire

Ses mains retiennent le froid de leur peau

Cherchent un battement au bord du temps

Ses yeux absorbent le souffle du vent

Infléchissent la courbure de ses eaux

 

Elle tremble avec ce qui vit encore

Un murmure s’écrit dans ses aurores

Il infiltre l’horizon de sa peau

Elle transpire la glaise des mots

 

 

 

 

 

Modifié par Sophie

  • Le titre a été modifié en La matière des mots
Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une artiste en contact avec la pulpe des mots, une œuvre qui se cherche, et qui se trouve au creux de la matière et du ressenti !

Un poème d'une grande profondeur qui saisit l'acte créateur à sa source par une métaphore filée expressive et habile.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce poème en couronne de quatrains traduit à merveille par ses reprises la puissance de la « glaise des mots », chair de la langue, matière résistante et vibrante.

Posté(e)

Et l'écriture advient comme on modèle le bloc de matière.
La forme du poème avec le retour aux vers du premier "mouvement" évoque bien le travail insistant de la mise en forme de l'oeuvre .

Comme ici une mise en abyme de l'écriture du poème. Très fort !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 5 heures, Alba a écrit :

Une artiste en contact avec la pulpe des mots, une œuvre qui se cherche, et qui se trouve au creux de la matière et du ressenti !

Un poème d'une grande profondeur qui saisit l'acte créateur à sa source par une métaphore filée expressive et habile.

J'aime cette évocation de pulpe, Alba. La matière et le vivant....La création devient charnelle mais aussi un acte pensé.

Il y a 4 heures, Jeep a écrit :

Ce poème en couronne de quatrains traduit à merveille par ses reprises la puissance de la « glaise des mots », chair de la langue, matière résistante et vibrante.

Très belle métaphore, @Jeep

Il y a 2 heures, Ameline a écrit :

Et l'écriture advient comme on modèle le bloc de matière.
La forme du poème avec le retour aux vers du premier "mouvement" évoque bien le travail insistant de la mise en forme de l'oeuvre .

Comme ici une mise en abyme de l'écriture du poème. Très fort !

J'ai songé au sculpteur qui modèle la glaise.... 😉 @Ameline

La reprise du dernier vers est due à la cyclanelle,. Selon son auteur, cette forme poétique apporte une musicalité. Elle obéit à des règles précises.

Merci infiniment @Alba , @Jeep , @Ameline pour la densité de vos mots.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Le chant de la matière est ici magnifié.

Posté(e)

Mon interprétation de ton poème, chère @Sophie , et qui n'engage que moi ... :

j'ai pensé à l'angoisse de la création : la "cyclanelle" serait alors l'allégorie du poète ou de l'artiste tentant de faire vivre la matière (la glaise des mots).

Les outils, le ciseau refusent de se taire (l'obsession créatrice), mais ne parviennent pas à desceller le mystère (Pandore) ni à ranimer pleinement la matière.

Elle transpire la glaise : elle sue l'effort, et peut-être que son œuvre reste terreuse, inaboutie.


Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a une heure, Illiz a écrit :

Le chant de la matière est ici magnifié.

Le chant de la matière, j'aime beaucoup ces mots, @Illiz J'imaginais la matière vivre sous mes doigts... j'aime cette analogie avec le sculpteur.

il y a 13 minutes, Joailes a écrit :

Mon interprétation de ton poème, chère @Sophie , et qui n'engage que moi ... :

j'ai pensé à l'angoisse de la création : la "cyclanelle" serait alors l'allégorie du poète ou de l'artiste tentant de faire vivre la matière (la glaise des mots).

Les outils, le ciseau refusent de se taire (l'obsession créatrice), mais ne parviennent pas à desceller le mystère (Pandore) ni à ranimer pleinement la matière.

Elle transpire la glaise : elle sue l'effort, et peut-être que son œuvre reste terreuse, inaboutie.


Ton interprétation est tout à fait recevable chère @Joailes La création peut générer une angoisse, tu as raison....

Mais, mon intention était toute autre. Je me suis intéressée au geste esthétique tout en m'interrogeant sur ce qui dépasse la création elle-même.

J'aime cette analogie avec le sculpteur. Je suis fascinée par la naissance des formes. De même, l'auteur donne une existence aux mots. Un geste esthétique mais pas seulement... il insuffle tant....

Que cherche l'auteur quand il crée ?

Merci infiniment @Illiz , @Joailes pour la diversité de vos commentaires.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 14 heures, Sophie a écrit :

Mais le ciseau refuse de se taire

Ce ciseau n’est-il pas cet instrument de la recherche esthétique qui poursuit son œuvre envers et contre tout… J’ai beaucoup aimé votre poème @Sophie .

Posté(e)

Quans je lis votre poème, je vois qu'il explore une figure féminine presque sculpturale, façonnée par la matière, le souffle et le langage.
La répétition de chaque vers de la première strophe crée un mouvement circulaire, comme une incantation où le corps et l’ombre se répondent.
Ces images de glaise, de ciseau et de froid inscrivent la création dans une tension permanente entre vie et immobilité.
Le poème hésite entre l’élan du rêve et la résistance de la matière, jamais tout à fait soumise.
Au fil des vers, naît une présence fragile et vibrante, où le vivant persiste malgré la menace du silence.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 9 heures, Tarentaise a écrit :

Ce ciseau n’est-il pas cet instrument de la recherche esthétique qui poursuit son œuvre envers et contre tout… J’ai beaucoup aimé votre poème @Sophie .

Merci infiniment @Tarentaise On ne peut se départir de l'esthétisme. Ce ciseau qui frôle mais aussi atteint le coeur de la matière...

il y a 48 minutes, Martialys a écrit :

Quans je lis votre poème, je vois qu'il explore une figure féminine presque sculpturale, façonnée par la matière, le souffle et le langage.
La répétition de chaque vers de la première strophe crée un mouvement circulaire, comme une incantation où le corps et l’ombre se répondent.
Ces images de glaise, de ciseau et de froid inscrivent la création dans une tension permanente entre vie et immobilité.
Le poème hésite entre l’élan du rêve et la résistance de la matière, jamais tout à fait soumise.
Au fil des vers, naît une présence fragile et vibrante, où le vivant persiste malgré la menace du silence.

Merci infiniment @Martialys pour la densité de votre commentaire. Une tension entre vie et immobilité, c'est si juste. J'aime également cette hésitation entre le rêve et la résistance de la matière et cette persistance du vivant.

Cela touche au sens même de la création. La création, c'est l'action de donner l'existence...

Posté(e)

Un poème qui, je l'espère, aura bientôt sa place dans la section "Résonances poétiques" car vous savez toujours trouver les mélodies qui accompagnent vos vers...

Posté(e)
Le 28/01/2026 à 12:01, Sophie a écrit :

cyclanelle

Elle transpire la glaise des mots

L’ombre repose dans la chair des ors

Ses mains retiennent le froid de leur peau

Elle tremble avec ce qui vit encore

L’ombre repose dans la chair des ors

Le rêve remodèle la matière

Descelle en vain la boite de Pandore

Mais le ciseau refuse de se taire

Ses mains retiennent le froid de leur peau

Cherchent un battement au bord du temps

Ses yeux absorbent le souffle du vent

Infléchissent la courbure de ses eaux

 

Elle tremble avec ce qui vit encore

Un murmure s’écrit dans ses aurores

Il infiltre l’horizon de sa peau

Elle transpire la glaise des mots

 

 

 

 

 

Une belle entrée en matière avec ce tempo si agréable de reprise comme une vague qui nous revient et qui avec respect allège la matière du mot qui semble s’évaporer… mais la matière est là bien vivante 😌💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le contraste est grand entre une forme déterminée et un contenu largement émancipé, c'est ce qui me frappe au premier abord. Et le charme opère!

Posté(e)
  • Administrateur

On a un peu l’impression d’assister à un atelier de poterie poétique 🙂

L’écriture donne l’impression d’un travail patient et presque artisanal où créer revient à accepter la résistance de la matière.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 29/01/2026 à 14:33, Nils Exo a écrit :

Un poème qui, je l'espère, aura bientôt sa place dans la section "Résonances poétiques" car vous savez toujours trouver les mélodies qui accompagnent vos vers...

Un bel encouragement à poursuivre... @Nils Exo 😊

Le 29/01/2026 à 17:22, Nâau a écrit :

Une belle entrée en matière avec ce tempo si agréable de reprise comme une vague qui nous revient et qui avec respect allège la matière du mot qui semble s’évaporer… mais la matière est là bien vivante 😌💫

Tempo, vague, j'aime infiniment ces mots, @Nâau 🙂

Il y a 22 heures, Thy Jeanin a écrit :

Le contraste est grand entre une forme déterminée et un contenu largement émancipé, c'est ce qui me frappe au premier abord. Et le charme opère!

Une forme déterminée que j'adore... pour sa musicalité. L'interprétation est intéressante, @Thy Jeanin

Il y a 1 heure, Eathanor a écrit :

On a un peu l’impression d’assister à un atelier de poterie poétique 🙂

L’écriture donne l’impression d’un travail patient et presque artisanal où créer revient à accepter la résistance de la matière.

Le travail de de la glaise revêt un caractère préparatoire à l'émergence de l'oeuvre.

Rodin à partir de structures métalliques modelait la terre, esquissait différents profils.

La patience est une impression.... C'est juste vivre intensément la matière ou les mots.

Merci infiniment @Nils Exo , @Nâau , @Thy Jeanin, @Eathanor

Modifié par Sophie

Posté(e)

Je lis ici, avant tout, la sensualité de la création artistique et son pouvoir à faire entrer tous les sens du créateur en éruption, à le faire entrer au plus profond du monde sensible, par la vibration de sa matière élective (mots ou terre, selon la discipline). C'est ici le poème d'une nature hyperesthésique, sans le moindre doute, qui écoute le monde avec chacun de ses cinq sens et en pleine résonnance.

(J'ai seulement un petit bémol à apporter, ne m'en veuillez pas, chère @Sophie , c'est l'artiste qui parle ! Vous évoquez la glaise et la technique du modelage au fil des vers initiaux, puis tout à coup... le ciseau. On entre alors dans une autre forme de création, la sculpture. Et du coup, je trouve que le rapport à la matière n'est plus du tout le même, et cela crée à mes yeux un étrange paradoxe au sein du poème... Opinion toute personnelle qui ne retire rien, à la beauté de vos vers !)

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Vous avez raison,, @Bruant , la sensualité est forte dans la création artistique. La vibration est au coeur de ce poème.

Merci cher @Bruant pour votre réflexion et votre regard.

Je comprends votre perplexité quant à l'apparition des ciseaux.

J'ai fait quelques recherches, à ce sujet.

Les principaux outils du sculpteur pour travailler la glaise sont les mains, les estèques, les mirettes, l'éponge, le fil à couper et le ciseau..

L'outil principal reste les mains. Les estèques lissent, creusent et structurent; les mirettes servent à enlever de la matière et à creuser; l'éponge humidifie; le fil à couper tranche les blocs de terre; le ciseau taille la terre ferme, affine les détails.

Quand la terre a la consistance du cuir (un peu ferme) ou quand elle est presque sèche, le ciseau a son utilité.

Il permet d'apporter des corrections.

J'avoue ne plus rien comprendre.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci @Erwany pour votre lecture silencieuse et votre réaction.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Ton texte ma chère @Sophie est de haute volée poétique! Une cyclanelle, forme poétique rare et exigeante que tu as parfaitement maîtrisée!

Les images sont tout à fait remarquables : denses, sensorielles, mystérieuses. La fusion du corps et de l'art, de la matière et du verbe est magnifiquement rendue. Un écrin parfait pour dire l'obsession créatrice, ce recommencement sans fin de l'artiste face à la matière. Un grand bravo et un coup de cœur😍

Modifié par Vol Au Vent
Fautes d'orthographe

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci infiniment@Vol Au Vent pour ces mots. 🥰

Une fusion du corps et de l'art, de la matière et du verbe, c'est si juste.

Rendre vivante cette matière, c'est un peu le rêve du sculpteur.

Posté(e)

Je viens de me relire et ouille! les fautes d'orthographe, je devais être mal réveillée, je rectifie : des images denses, sensorielles et mystérieuses!! 🫣 Pardon @Sophie !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

@Vol Au Vent, ne t'excuse pas....😘

Pour corriger ses erreurs ( nous en faisons tous , inévitablement, dans la précipitation ), il faut taper sur les trois points en haut à droite puis sur éditer pour se corriger.

La correction est possible pendant quelques heures.

Je ne sais si c'est encore possible. Tu peux essayer.

Modifié par Sophie

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