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Un rêve d’Italie

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un rêve d’Italie

Elle rêve Italie et brume maritime,

Un air brûlant de fleurs, enivré de soleil,

Un parfum de chianti dans le matin vermeil,

Sous le grand ciel tout bleu, un opéra de rime.

Et voilà qu'elle danse en rêverie intime,

C'est un gai tourbillon sans désir de réveil,

La musique est si tendre, elle n'a pas sommeil,

À l'aube murmurante, elle est coeur unanime.

Mais l'hiver est bien là, la neige a recouvert

Le portail et le buis, tout soupire à couvert,

La vie se dissimule en âme taciturne.

Nul espoir de romance à ce moment du jour,

Le gel est souverain, il révère Saturne,

Il faut attendre encor les sourires d'Amour !

Posté(e)

Je rêve souvent à ce pays dont ma famille est originaire mais où je ne suis jamais allée, mon sang crie Italie et ton poème Alba, le fait crier plus fort, merci!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

« Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie », un rêve de soleil et d’amour au cœur de l’hiver !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau rêve d'amour au coeur de l'hiver, @Alba L'Italie est la destination rêvée.

J'aime beaucoup ton évocation de l'Italie, fabuleux pays.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup à vous tous, Vol Au Vent, Jeep et Sophie ! ! J'ai été sensible à vos ressentis.

Ce sonnet est l'écho d'un rêve très souvent fait, surtout quand on habite dans les pays glacés !

L'Italie de ce poème est bien sûr plus une aspiration qu'une description. Il est bon de se dire que le bonheur existe, quelque part. Il devient si facile alors de s'y transporter par l'esprit, - ou par la rime...

ʘ‿ʘ

Posté(e)

On s'y croirait.

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème idéal pour voyager en imagination pendant que le chauffage tourne à fond 🙂

Posté(e)

J'aime la pizza au sonnet mais je ne la trouve jamais au menu des pizzerias, sauf sur A. P. !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour ces réflexions si pertinentes, Illiz, Eathanor et Nils Exo !

L'hiver, comme tout enfermement, est propice à l'envol des rêves. Combien de poètes ont célébré l'été sous la neige et combien de prisonniers ont chanté la liberté derrière les barreaux ?

La contrainte est propice à la création, les pratiquants de la forme poétique classique le savent bien. Qu'est-ce qu'un sonnet, sinon une petite cage à musique ?

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Posté(e)

Un sonnet ensoleillé... puis retour à l'hiver. Le choc est brutal ! Mais les romances d'hiver existent aussi, chère @Alba ! Heureusement pour les plus septentrionaux parmi les habitants de la planète, qui connaissent un hiver quasi perpétuel ! 😉

Posté(e)

Douce mélancolie que ce contraste.

Le poème respire entre deux mondes : la chaleur expansive d’un songe italien, avec ses parfums, ses couleurs et sa musique intérieure, et l’étreinte silencieuse de l’hiver réel.

Il y a quelque chose de tendre dans cette évasion onirique, ce "gai tourbillon sans désir de réveil", qui fait écho à l’immobilité du dehors.

La neige recouvre tout, même l’espoir d’une romance immédiate, laissant régner un temps suspendu, presque sacré, dédié à Saturne, dieu du temps froid et patient.

La musique du rêve, elle, continue de résonner en sourdine, promesse de sourires futurs.

L’artifice délicat tient dans cette double partition : un opéra de couleurs et de chaleur joué à l’intérieur, face au silence recueilli du gel.


Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour ces regards si éclairés et si éclairants, Bruant et Joailes !

Vous avez bien noté cette opposition visible, certes, entre le chaud et le froid, le rêve et la réalité, la liberté et la prison, l'ailleurs et l'ici. Elle est incarnée dans la forme, conformément aux prescriptions traditionnelles.

Quatrains et tercets sont censés, en effet, d'après les règles de versification classiques, s'opposer, non seulement visuellement, mais thématiquement.

La différence entre quatrains et tercets ne doit pas être, d'après les fondateurs de la forme du sonnet, un simple artifice visuel. Elle doit reposer sur une opposition profonde et réelle. Le sens doit progresser, s'amender, dans cette forme au miroir imparfait, au fur et à mesure de la progression du poème et le poète doit en rendre compte.

ɷ◡ɷ

Posté(e)

Ah l'Italie @Alba qui de toute façon nous fait rêver en toute saison !
Merci pour ce sonnet qui commence tout en rêverie avant le retour à la réalité du moment présent.

Je note attentivement les caractéristiques de la structure du sonnet comme vous l'expliquez ci-dessus 🙏 Je réalise que j'ai un sonnet sur Venise, en le relisant je crois qu'il fonctionne ! Je le mettrai... vous me direz ?

Posté(e)

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de votre texte. Un pointillisme délicat.

Un extrait de "la Lucina" de l'italien Antonio Moresco

"On n'entend rien. On ne voit rien. Les montagnes, le ciel, les bois, les précipices, les sentiers, les ruelles empierrées, les ruines et les quelques maisons inhabitées, le câble qui traverse le hameau et qui continue à apporter la lumière dans ma maison, qui sait pourquoi, qui sait d'où, la balustrade, la chaise en fer aux pieds enfoncés face à l'à-pic blanc, les masses végétales qui jaillissent des murs, toutes ployées sous le poids de la neige... Des murs des autres maisons aussi et des ruines s'échappent des formes végétales, de véritables arbres et des haies horizontales qui plongent leurs racines entre les pierres, suçant dans leur cœur dur leur nourriture, tandis que les arbres poussent vers l'extérieur suspendus au-dessus du vide, avançant leurs tissus et leurs fibres et leur sève directement dans l'espace. Il y a des ruines qui en sont totalement recouvertes, on ne comprend pas si ce sont des maisons ou des forêts inclinées qui s'avancent sur le vide. Les plantes grimpantes les ont complètement noyées sous leur épaisseur, d'où s'élèvent de petits troncs courbés qui essaient de s'échapper et de se libérer de leur terrible étreinte."

Et puis un autre livre magnifique de l'italien Massimo Calvi, L'homme qui regardait la montagne

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Rêve de primavera anticipée, magnifiée par une plume ô combien délicate! Le choix d'un point de vue féminin adoucit encore la tendresse de ce rêve de rinacimento!

Posté(e)
Le 25/01/2026 à 09:00, Alba a écrit :

Un parfum de chianti dans le matin vermeil,

Un sonnet de rêve écrit à l'italienne. De beaux vers légers, joyeux, gouleyants comme un verre de chianti ! 👏

Posté(e)

J'ai rêvé aussi. Jusqu'à ce que vous annociez l'hiver. Alors, j'ai rêvé plus fort 😉

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous tous pour vos mots si pertinents et si sensibles !

Le contraste est grand entre l'Italie de nos songes et le triste hiver continental !

La neige est belle mais le soleil, plus encore, surtout quand il danse sur la mer !

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le ciel d’Italie, je le contemplais longtemps du haut des sommets savoyards !

Encore une bien belle lecture @Alba !

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci Tarentaise, pour ce souvenir personnel si touchant !

Je mesure tout l'émoi que ce souvenir peut susciter en vous !

Et merci pour ces mots élogieux concernant ces quelques mots rêvés...

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