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Accents poétiques

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Dans le salon quand j'ai pisté l'endormissement

Featured Replies

Posté(e)

 La fenêtre s’ouvre sur

Des  ténèbres à vifs

Une tombée d’étoffes et de voilages

Des pans d’une respiration familière

Dans la pièce à vivre

 

Des fusains 

Engrossent un ouragan

Très lent très calme

Comme la vague élégante

D’une cendre patiente

 

Quelque chose présente dans le tout éteint

Quelque chose qui semble

Et le silence débruisse

Ce n’est pas une mue

C’est la même chose en rien

Qui à son tour s’efface

 

Le sommeil a son seuil

Et passe par là le passage

Désamorce l’éclair

Le cœur n’engorge pas

Ni l’estomac  ne foudroie

Il soudoie chaudement

Pas de s à vif .

Posté(e)

Une âme se dépouille, se dénude, se vide sous nos yeux dans ce poème "à vif", il n'en reste plus rien et c'est là que réside la tragédie.

Modifié par Nils Exo

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème intense, à lire et à relire pour aborder sa puissance suggestive !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce poème aurait toute sa place à l'ombre de vos vers.

Des fusains 

Engrossent un ouragan

Très lent très calme

Comme la vague élégante

D’une cendre patiente

J'aime infiniment cette métaphore de ce poème à vif, @Jean Meilhot

Des mots intenses et profonds.

Posté(e)

J'ai pensé, vous lisant, à Stéphane Mallarmé ( Rien, cette écume … ) : la comparaison est inévitable.

Mais chez Mallarmé, le néant est un absolu métaphysique et esthétique.

Ici, le rien est existentiel et psychologique, lié à une expérience vécue de l'effondrement et de la reconstruction.

Le dernier vers, d’une elliptique beauté, "Pas de s à vif " agit comme un sceau final.

On peut y entendre l’absence de douleur immédiate, mais aussi, plus littéralement, le désarmement de la langue elle-même : même la lettre « s », sifflante et coupante, a perdu son tranchant.

Cette ultime réduction, du mot à la lettre, de la lettre au néant de sa dangerosité, parachève magistralement le mouvement d’apaisement et de cicatrisation qui parcourt tout le poème.

Il y a 7 heures, Jean Meilhot a écrit :

Il soudoie chaudement

Pas de s à vif .

et effectivement, votre poème ne me semble pas dans la bonne catégorie, comme le dit Sophie.


Posté(e)
  • Auteur

Bonjour joailes,

Encore une fois vous visez juste. Je ne cherchais pas à exprimer un rien métaphysique mais à pister les effets psychologiques , physiques et sensoriels de l'endormissement et ce sur le fond d'angoisse qui pour moi accompagne ce passage.

Je ne sais pas pourquoi mais dans la transmission de ce poème j'ai beaucoup cafouillé : faute d'orthographe sur "à vif", correction de ma part qui se trouve intégrée au poème et placement du texte dans la mauvaise catégorie.

Je ne voulais pas intégrer au poème la formule " Pas de s à vif" , c'est une manip hasardeuse qui l'a fait. Vous en faites une interprétation intéressante et je laisse les choses en état. Ce qui donc devient le dernier vers ramène ce poème, qui traite

d'une expérience de l'effacement, au concret de son statut de texte. La création poétique emprunte parfois des voies surprenantes...

Posté(e)
il y a 5 minutes, Jean Meilhot a écrit :

Je ne voulais pas intégrer au poème la formule " Pas de s à vif" , c'est une manip hasardeuse qui l'a fait.

C'est amusant, je l'ai interprété comme un effet voulu et l'ai trouvé original comme si le s (celui de sommeil ?) sifflait comme dans endormissement, angoisse et passage ... une belle figure de style !

(où sont ces serpents qui sifflent dans vos têtes ?)

il y a 11 minutes, Jean Meilhot a écrit :

La création poétique emprunte parfois des voies surprenantes...

Tout à fait, d'où l'enrichissement du commentaire pour l'auteur !

Posté(e)
  • Administrateur

S'agissant ici d'un poème, par ailleurs très réussi, je viens de déplacer le sujet de Plume errante vers À l'ombre de vos vers.

Posté(e)
  • Auteur

Merci pour le déplacement dans la bonne catégorie.

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