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Abandon

Featured Replies

Posté(e)

Il est parti. Le vent l’a pris, le ciel aussi.

Je reste seule ici, pitoyable déesse…

Quand le cœur se souvient, quand le silence blesse,

Ce qui lui reste à vivre encor n’est que souci.

J’offrais l’éternité, il a dit : « Non, merci... »

Préférant le retour, Ithaque et la vieillesse,

Le lit d’une mortelle, honorant sa promesse.

Tout mon amour pour lui ne vaut rien, c’est ainsi…

Je voudrais le haïr pour oublier ma peine.

Mais chaque soir, je vois sur la vague lointaine

Son ombre, espérant qu’il vienne enfin me chercher.

Et je l’aime ! Il me reste un rêve enfui, vivace,

Dont je parle aux oiseaux, que je chante au rocher,

Tandis qu’en son esprit, mon souvenir s’efface.

Posté(e)

Laconiquement beau !

Du premier pied au dernier vers.

Bravo !

Modifié par Errances
J'ai tout aimé

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un beau souvenir du récit mythique, beaucoup d'émotion et des vers ravissants !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le sonnet est magnifique et d’un classicisme achevé. Il nous fait entendre la voix de Calypso de façon poignante.

J’aurais modifié le onzième vers pour placer la césure à l’hémistiche :

« Son ombre, en espérant qu’il vienne me chercher ». Je vous laisse juger.

Posté(e)

très joli et je vois que la mytologie est vraiment une bonne source d'inspiration

Posté(e)

Magnifique!

Dire autre chose serait superflu.

Posté(e)
Il y a 15 heures, Sertorius a écrit :

Il est parti. Le vent l’a pris, le ciel aussi.

Je reste seule ici, pitoyable déesse…

Quand le cœur se souvient, quand le silence blesse,

Ce qui lui reste à vivre encor n’est que souci.

J’offrais l’éternité, il a dit : « Non, merci... »

Préférant le retour, Ithaque et la vieillesse,

Le lit d’une mortelle, honorant sa promesse.

Tout mon amour pour lui ne vaut rien, c’est ainsi…

Je voudrais le haïr pour oublier ma peine.

Mais chaque soir, je vois sur la vague lointaine

Son ombre, espérant qu’il vienne enfin me chercher.

Et je l’aime ! Il me reste un rêve enfui, vivace,

Dont je parle aux oiseaux, que je chante au rocher,

Tandis qu’en son esprit, mon souvenir s’efface.

Je suis contente de vous retrouver Sertorius et toujours ce même enchantement du poète amoureux des récits mythologiques ! Quelle expertise 💫

J’aime ce cri où tout est dit :Et je l’aime !

Bravo, merci ☺️

Posté(e)
  • Administrateur

Vous parvenez à donner à Calypso un ton intime, presque humain, comme si les dieux pouvaient murmurer avec la même vulnérabilité que nous...

Posté(e)

Comme votre précédent sonnet où vous mettiez en scène Énée loin de l'épopée, vous mettez cette fois en scène Calypso loin de la divinité. Dans les deux cas ce changement de point de vue est vraiment intéressant.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau sonnet entre classicisme et romantisme.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De très beaux vers où vous parvenez à rendre cette déesse si humaine, si émouvante, @Sertorius

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tout a été dites, alors merci @Sertorius pour ce partage …

Posté(e)
  • Auteur

Merci Jeep ;)

Il est parti. Le vent l’a pris, le ciel aussi.

Je reste seule ici, pitoyable déesse…

Quand le cœur se souvient, quand le silence blesse,

Ce qui lui reste à vivre encor n’est que souci.

J’offrais l’éternité, il a dit : « Non, merci... »

Préférant le retour, Ithaque et la vieillesse,

Le lit d’une mortelle, honorant sa promesse.

Tout mon amour pour lui ne vaut rien, c’est ainsi…

Je voudrais le haïr pour oublier ma peine.

Mais chaque soir, je vois sur la vague lointaine

Son ombre en espérant qu’il vienne me chercher.

Et je l’aime ! Il me reste un rêve enfui, vivace,

Dont je parle aux oiseaux, que je chante au rocher,

Tandis qu’en son esprit, mon souvenir s’efface.

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