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Une rose sur la butte

Featured Replies

Posté(e)

Le plus triste dans l'histoire du héros que tu es
c'est ce Jamais plus au cœur, battement tenace,
sur tout ce qui fut et qui maintenant s'efface.
Et chaque douleur est un long sanglot muet

Jamais plus le parfum des pommes rougissantes
sur la table de bois, près des soldats de plomb ;
ces rires infusés de grenadine et de menthe,
le miel des tartines, les bols ornés de prénoms.

Jamais plus les fenêtres, leurs rideaux de lin bleu,
donnant sur la butte et ses ombres indécises ;
les châteaux de cubes construits devant le feu,
les ponts-levis, le charme des jeunes marquises.

Jamais plus tout ce qui s'en suivit : la vie, l'amour certain,
les mains serrées pour un toujours éphémère …
Il faut apprivoiser le loup, gravir au bâton son destin
et ses pics de solitude, et choir, la tête la première.

Et puis se relever dans un élan d'espoir

animal blessé dans un refuge

le cœur encore vivant dans les ombres du soir

en cercle, en force centrifuge

Jamais plus, et pourtant il faut bien que tu voies
toute la douceur au fond de la blessure,
la beauté des nuits, les épées dans les plaies ...
Là-bas, sur la butte, une rose est éclose.

(joailes -) 4 novembre 2025 - 22h 58



Posté(e)
  • Semeur d’échos

Au jamais plus, s’oppose, tenace, encore, encore et toujours une nouvelle rose éclose, tant qu’il y a de la vie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une profonde mélancolie imprègne ce poème qui touche les cœurs !

Posté(e)
  • Administrateur

On retrouve dans ce poème une thématique qui t'est chère, celle du deuil mêlé à la réminiscence de l’enfance et d'une résilience, certes fragile mais tenace. Difficile de ne pas voir un lien avec un de tes précédents poèmes, récemment posté, Dans la cité, une école a fermée. Là aussi, le poème s'attarde sur un lieu de mémoire avec ces mêmes images de rire éteint, de cour désertée, de souvenirs d’enfance figés dans le temps. La différence ici, c’est que tu recentres cette nostalgie sur une figure plus intime. Mais tu nous gardes en voyage dans cette même constellation émotionnelle et j'aime cela.

Posté(e)

Poétique de la mémoire, les souvenirs deviennent des blessures, bien qu'aussi des sources de beauté, la rose éclose. Blessée mais toujours debout, vous faites preuve de beaucoup de résilience intime. Poignant!🌹

Posté(e)

Votre poème est une fenêtre sur un monde perdu, quelque chose qui était bien plus que le décor d'un bonheur. Et le souvenir de cette composition heureuse, malgré la perte, réjouit. Du moins cela est vrai pour le lecteur enthousiaste que je suis.

Posté(e)

"Jamais plus, et pourtant il faut bien que tu voies
toute la douceur au fond de la blessure,"

Une sobre mais très émouvante image de la résilience, un poème poignant sur la nécessité de poursuivre, malgré tout...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tout ces jamais plus sont bouleversants. Rien ne meurt jamais vraiment.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Jamais plus, réalité par défaut, ces mots font vaciller. Leur poids nous entraîne vers des gouffres et pourtant - c'est peut-être le miracle - une rose nous en sauve qui ne pousse qu'après calvaire. C'est une humaine Passion. Tu en parles avec sagacité et émotion, rage même, mais le sanglot que je lis est de qui résiste, insiste, existe. 😗

Posté(e)
Il y a 21 heures, Joailes a écrit :

les mains serrées pour un toujours éphémère …

Il fait mal celui-là.

"Jamais plus"...

La répétition aiguillonne ma mémoire, mais ce n'est pas le Nevermore de Verlaine.

Le Livre de ma mère d'Albert Cohen !

Maman de mon enfance, auprès de qui je me sentais au chaud, ses tisanes, jamais

plus. Jamais plus, son odorante armoire aux piles de linge à la verveine et aux familiales

dentelles rassurantes, sa belle armoire de cerisier que j'ouvrais les jeudis et qui était

mon royaume enfantin, une vallée de calme merveille, sombre et fruitée de confitures,

aussi réconfortante que l'ombre de la table du salon sous laquelle je me croyais un chef

arabe. Jamais plus, son trousseau de clefs qui sonnaillaient au cordon du tablier et qui

étaient sa décoration, son Ordre du mérite domestique. Jamais plus, son coffret plein

d'anciennes bricoles d'argent avec lesquelles je jouais quand j'étais convalescent. Ô

meubles disparus de ma mère. Maman qui fus vivante et qui tant m'encourageas,

donneuse de force, qui sus m'encourager aveuglément, avec d'absurdes raisons qui me

rassuraient, Maman, de là-haut, vois-tu ton petit garçon obéissant de dix ans ?

Posté(e)

@Joailes , tes "jamais plus" font écho à tous les miens forcément, tu n'as pas ton pareil pour nous ouvrir ton cœur et personnellement, me mettre la larme à l'œil 🤗

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tous ces riens qui jalonnent nos jours, comme un de ces vieux tableaux dont le dessin est clouté, pourraient-ils s’effacer alors qu’ils sont la racine du souvenir…

Merci chère @Joailes

Posté(e)
  • Auteur

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