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Surtout Ailleurs

Featured Replies

Posté(e)

Surtout Ailleurs

 

J’ai mangé sacré la boue-mer

Qui avait perdu son sable et ses savants

Des pièces de savons sur lesquelles glissaient

Frénétiques mes pieds de danse à l’envers

Regarde la petite, elle n’a ni dents ni rire

Juste quelques nattes qu’elle tresse

Dans la cascade des fleurs

 

Alors j’ai crié pour que les balles

S’arrêtent comme si un mur de verre

Epais comme mon cœur

S’abattait

Cylindrique, pour arrêter le temps

Mais je n’ai pas pu

Vous vous souvenez de mes soldats des Mondes

Ils sont remplis des vides que nous leur donnons

Franchissant Rubicon et fleuves en crues

 

Et pourtant au seuil des portes enfouies

Ces portillons de roues-vélos rouillées

Nous avions ce luxe de retourner le tapis

Et de leur dire non

De leur montrer l’entrée du puits

Pour qu’ils se lavent et ressortent bénis

 

Mais n’est-ce pas les marches de la cantine

Que je monte encore ce midi ?

 

C’est pour cela que je ne comprends pas

Je ressens

Et je marche avec toi

Dans les bois, dans les champs

Dans le ciel

Partout

Mais surtout ailleurs

Posté(e)

Heureusement, chacun a son ailleurs ... dont il ressort béni ..?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un voyage dans le temps, un flot amer qui s'insinue jusqu'aux tréfonds de l'âme pour exprimer une errance intérieure et une perte de sens.

Une lecture qui bouleverse par la douleur exprimée en dépit de la sobriété qui l'imprègne.

Posté(e)
  • Administrateur

Vote poème résonne comme une prière qui s’invente dans le désordre, une lumière têtue qui refuserait de s’éteindre.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 10 heures, Eobb a écrit :

C’est pour cela que je ne comprends pas

Je ressens

J’ai la même impression en lisant le poème !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 11 heures, Eobb a écrit :

Et je marche avec toi

Dans les bois, dans les champs

Dans le ciel

Partout

Mais surtout ailleurs

et je comprends

Posté(e)

Il y a dans ce poème une vraie sensibilité à vif et une urgence d'expression qui touchent. Les images sont inventives et déstabilisantes, elles créent un univers poétique très personnel. La fin est particulièrement belle: on y sent une douceur, une présence qui contrastent magnifiquement avec les strophes précédentes.

Quelle sincérité émotionnelle!

Posté(e)

Je n'ai rien compris de cette danse des mots et du temps, de ces armées en marche, des points de passages obligés, de la côte 351.

Je crois que trop de souffrances vécues et vues... le temps trépasse au travers de nos propres ombres.

Demain, tu oublieras ton parapluie. Et ailleurs, tu le trouveras.

Cela dit, j'ai kiffé !

Posté(e)

Un poème qui, derrière son manque de sens, nous guide au fond d'une âme marquée par un trauma persistant ; les allitérations, en "s" puis en "r", font ressortir ce glissement de l'âme et cet effet de houle qui l'empêche de guérir : vibrant !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je ne comprends pas mais je ressens des mots où coule l'émotion, @Eobb

Modifié par Sophie

Posté(e)

Belle maîtrise !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Savoir écouter le cœur quand la raison nous en empêche.

Posté(e)

Des mots que je laisse infuser en moi, sans forcément chercher à analyser, c'est ainsi que je les fais le mieux exister et qu'ils me parlent intensément 😊

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un onirisme qui fascine et qui suggère - notamment de prendre soin de notre Rubicon!

Posté(e)

N'était le vent, n'était la pluie, n'était la route fauve traversant le plateau, une bruine de peu, légère, engrossant l'horizon dès les premières collines ; n'était ce cri étouffé, vaste comme l'exil, il s'installait ici au bout de la jetée, tes mots, le dé, un océan comblé d'infini ; des feuilles en soupirs grignotaient le dernier silence, un oiseau à l'appel se dégorgeait des branches ; une nuit toute neuve s'offrait de velours bleu… la lune pleine s'y baignait ! il me faudrait sur ses cheveux verser des poèmes hors du Temps, ruisselants, des poèmes passés par les bois, par les champs, par toutes les couleurs cueillies du ciel, par quels ailleurs, pendants d'oreille, des mots de longtemps murmurés entre les lèvres des automnes, le pas des biches sur la mousse, les tresses de baisers recouverts de paroles … mots couchés dans les ombres épaisses du cœur !… J'ai rejoins la voiture ; les mots, brisures de sables en cascade éclairaient les visages ! Bonsoir, en ce jardin !

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Enigmatique et émotionnel, sincère et touchant du début à la fin de ma lecture.

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