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Haut ciel

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Haut ciel

Se fend derrière ma nuque usée

Pareil à la herse qui racle le métal tiède

Et que la plaine absorbe jusqu’à la moelle

Je marche sans but, les épaules lourdes d’hier,

les doigts cherchent encore la tiédeur d’une main.

Rien ne répond. Seule la poussière s’accroche

comme un souvenir têtu au revers de ma peau.

Un chien m’a suivi un moment, sans aboyer.

Son regard m’a traversé sans trouver d’abri.

Il savait, je crois, ce que c’est que continuer,

quand tout ce qu’on aime s’enfouit sous la glaise.

Le soir vient trop tôt, ou peut-être est-ce moi.

Je m’assois dans l’herbe, j’écoute mes pas s’éteindre.

Il y a si peu de choses à dire, finalement,

quand le monde s’incline et qu’on reste debout.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une marche sans fin, la marche du vivant, sans but et sans raison...

La dernier vers rétablit la verticalité, c'est-à-dire affirme sobrement, en fin de compte, le primat donné à l'humanité.

Ce monde n'est pas sans repère.

Posté(e)

Votre poème, Éathanor, est une réussite mélancolique.

"Un chien m’a suivi un moment, sans aboyer.

Son regard m’a traversé sans trouver d’abri." : belle allégorie de la persistance!

la conclusion très forte est une véritable déclaration de survie plus qu'une simple plainte!

Posté(e)

Un beau poème sur la résilience, vos métaphores sont très réussies.

Posté(e)

Un beau texte qui rend bien mélancolique

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Poème d’exil intérieur, Haut ciel dit la fatigue d’exister dans un monde qui s’éteint, mais aussi la dignité muette de celui qui, même déserté de sens, continue à marcher. La langue est sobre, intense et chaque mot pèse lourd.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 9 heures, Eathanor a écrit :

Le soir vient trop tôt, ou peut-être est-ce moi

Un vers empreint d’humilité qui est tendu vers l’attente qui nous tient debout…

Merci @Eathanor

Posté(e)

Tu es un résistant, Guillaume, et tu transcendes ta fragilité dans une écriture sans cesse en quête de sens à l'heure où le monde peut sembler désespérant et inconséquent.

Merci pour ce très beau texte et ses images hors du commun 🩵

Posté(e)

 D'une gravité sobre et envoûtante.

Le paysage extérieur ciel fendu, plaine absorbante, poussière n'est que le reflet d'un paysage intérieur érodé.

La comparaison du ciel avec une "herse qui racle le métal tiède " est d'une brutalité magnifique, tout comme l'image du chien, ce témoin silencieux et compatissant qui "savait ce que c'est que continuer ".

La force de ce texte réside dans son dépouillement et sa justesse.

Il dit l'épuisement, l'abandon, mais aussi une forme de résistance têtue : "quand le monde s'incline et qu'on reste debout ".

Une méditation poignante sur la solitude et la persévérance, portée par des images fortes et un rythme lent de marcheur éreinté.

Beaucoup plus de profondeur dans tes poèmes, @Eathanor !!

Posté(e)

La poésie est un moyen de survivre à la modernité.

C'est encore plus explicite dans votre poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un paysage d'âme où les silences côtoient les mots .

Un chien m’a suivi un moment, sans aboyer.

Son regard m’a traversé sans trouver d’abri.

J'ai relevé cette métaphore mais il en est tant d'autres encore comme

Le soir vient trop tôt, ou peut-être est-ce moi.

Les métaphores ont une telle puissance évocatrice, @Eathanor

Magistral.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Le désespoir de vivre dans un monde oppressant, oui, mais un texte puissant!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Etrange début, ce haut ciel auquel celui qui tient la plume, peut-être, est pendu... Superbe conclusion faite, tout au contraire, pour redresser. Le chien qui passe est miroir et le monde, dans ce poème-ci, semble ne peser que bien peu... à la réflexion.

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