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Automne quand les fougères

Featured Replies

Posté(e)

C’est l’automne

La bruine alevine sans répit

Allons-nous devenir poisson

 

La canopée fougères effondre

Dans les catacombes sous-brumines

Les petits os fins craquent

Il y a  des gîtes et des alvéoles

C’est la dentelle qui émiette ici

Qui entasse là

Des mikados suspendus nidifient

On a éparpillé aussi des branchies

Festonné des couronnes

Les  vestales orangées

Sont des demoiselles frondeuses

 

La rivière atmosphérique ne fait plus de différence

De nuage à feuillage

L’humide feu  diffuse

Le moindre refuge s’affale

L’air sent l’humus et la tisane froide

On n’a pas froid

Mais comme  tout le monde on prend l’eau

On se demande le propos

De cette vaste chose

 

C’est une fougère malicieuse qui répond

Quand bien même ci-gît cingle

Sous le couvert  d’une hécatombe

C’est un foyer que nous tressons

Nous y accueillerons nos sœurs

C’est ici

Au sein du gynécée

Qu’elles dérouleront leurs crosses

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une originalité résolue dans l'expression de ce poème de saison, une nature revisitée !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Invention lexicale et célébration de l’automne sont au rendez-vous de ce poème de saison.

Posté(e)

Une ambiance humide et je deviens petit être qui regarde dame fougère se dérouler ou devenir brune dentelle, elle tiendra chaud pour l'hiver et donnera de l'appétit à la terre par sa richesse.

Un univers qui va du petit au grand jusqu'aux portes de l'infini peut-être même.

Posté(e)

Je sens une forme de résistance féminine et végétale : un refuge cyclique, une réponse à l’effondrement.
C’est à la fois mélancolique et plein de vie têtue.

Très beau souffle, très personnel.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

À l’amoureux des fougères que je suis, l’originalité de votre poème me touche profondément…

Posté(e)
  • Administrateur

Votre poème est d'une belle luxuriance, respirant la forêt humide, plongée dans un monde végétal sacré. Pour aller dans le sens du commentaire de @Joailes ,les fougères deviennent des figures féminines qui tissent et protègent.

Posté(e)

Aah les fougères et leur charme sauvage, leur rosette de frondes qui se déplient en limbes dentelés.

Majestueuses , fières, mais vite réduites à des brassées de feu lorsque l'arrière-saison se fait humide .

Des très belles trouvailles et un style qui me plaît beaucoup @Jean Meilhot !

Posté(e)
Le 02/10/2025 à 12:20, Jean Meilhot a écrit :

C’est l’automne

La bruine alevine sans répit

Allons-nous devenir poisson

 

La canopée fougères effondre

Dans les catacombes sous-brumines

Les petits os fins craquent

Il y a  des gîtes et des alvéoles

C’est la dentelle qui émiette ici

Qui entasse là

Des mikados suspendus nidifient

On a éparpillé aussi des branchies

Festonné des couronnes

Les  vestales orangées

Sont des demoiselles frondeuses

 

La rivière atmosphérique ne fait plus de différence

De nuage à feuillage

L’humide feu  diffuse

Le moindre refuge s’affale

L’air sent l’humus et la tisane froide

On n’a pas froid

Mais comme  tout le monde on prend l’eau

On se demande le propos

De cette vaste chose

 

C’est une fougère malicieuse qui répond

Quand bien même ci-gît cingle

Sous le couvert  d’une hécatombe

C’est un foyer que nous tressons

Nous y accueillerons nos sœurs

C’est ici

Au sein du gynécée

Qu’elles dérouleront leurs crosses

Quand l’automne inspiré nous fait voyager entre ciel et mer et à travers la grâce des fougères et le regard ici aiguisé et subtil du poète 😉💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un univers si vivant... une vaste chose si bien dépeinte, @Jean Meilhot

J'adore le final de ce poème, une belle note de vie...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Cette évocation des fougères en automne est pleine de charme et si originale qu'elle m'a fait penser aux tableaux de Bosch et à toutes ses petites figures étranges.

Posté(e)
  • Auteur

Un grand merci pour toutes vos lectures affûtées et stimulantes.

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