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La muse en laine orange

Featured Replies

Posté(e)

J'attendrai longtemps sur le banc de pierre

et tant pis si j'ai froid

la chute des dernières feuilles le vide de l'hiver

des lampes torches oiseaux enfants à mon front

leurs ailes de lumière perceront l'ombre qui vient,
et tout s'envolera dans un froufrou d'étoiles

Papier froissé les mots se déchirent

la lettre qu'on aurait pu écrire

les voiles sont fragiles

qui a laissé la porte du vent ouverte ?

Les mots sont des anguilles

et glissent entre les doigts

la poésie se brode, se coud et se reprise

et puis se déshabille

qu'a-t-elle donc voulu dire sur cette page blanche

quelle muse est venue

tout de laine orange vêtue ?

Je la reconnais c'est celle de l'automne

qui chante si bien la mélancolie

au loin, l'angélus sonne

et puis tout se tait. Même moi.

Et tant pis si j'ai froid.

(joailes -) 28 septembre 2025 - 23h 40

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème écrit en bordure d'automne, à la lueur de l'inspiration, tout en vibrations d'âme et musiques du coeur.

Planent les rêves au-dessus des vers...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tous les bras de l’automne semblent étreindre le chant de votre poème afin qu’aucune note ne s’échappe 🌌

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Votre muse en laine orange est mélancolique à souhait, @Joailes, et tant mieux pour la poésie.

Posté(e)

Je vais le relire plusieurs fois ton poème @Joailes.... Et tant pis si j'ai froid...

Posté(e)

L'automne n'en finit pas d'inspirer de beaux poèmes.

Posté(e)
  • Administrateur

On a l’impression de lire quelqu’un qui parle depuis un banc, dans la lumière automnale, en laissant ses pensées filer comme des feuilles. La muse en laine orange se fait complice discrète pour réchauffer un peu la mélancolie du narrateur. Dire le froid et la solitude, mais sans dureté, avec quelque chose de tendre, cela n'est pas évident. Cela nécessite du talent. J'en sais quelque chose, moi qui suit bien plus violent dans mon approche du sujet (cf. mon dernier poème).

Posté(e)

J'écrivais il y a bien longtemps : "leurs secrets sont bien gardés, ils écrivent à l'encre noire que du papier noir."

Et bien toi, dans ce poème, c'est l'inverse, il n'y a pas de secret et elle n'écrit pas laissant la feuille blanche.

Et puis l'automne et le froid qui revient petit à petit.

Posté(e)

L'esprit de l'automne est venu frapper le narrateur ou la narratrice.

Qui se perd dans le vent et les feuilles tombées.

Joli constat Joailles.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce froid m' émeut dès les premiers vers, @Joailes .

Je ne puis qu'aimer cette lampe torche oiseau aux ailes de lumière. Il serait plus juste de dire que j'adore cette métaphore.

L'enfance nous suit toujours.

Fragilité des mots qui parfois ne s'inscrivent pas...

Ton poème m'a émue du début à la fin.

Le silence lui-même est émouvant.🩵

Posté(e)
Le 28/09/2025 à 23:40, Joailes a écrit :

J'attendrai longtemps sur le banc de pierre

et tant pis si j'ai froid

la chute des dernières feuilles le vide de l'hiver

des lampes torches oiseaux enfants à mon front

leurs ailes de lumière perceront l'ombre qui vient,
et tout s'envolera dans un froufrou d'étoiles

Papier froissé les mots se déchirent

la lettre qu'on aurait pu écrire

les voiles sont fragiles

qui a laissé la porte du vent ouverte ?

Les mots sont des anguilles

et glissent entre les doigts

la poésie se brode, se coud et se reprise

et puis se déshabille

qu'a-t-elle donc voulu dire sur cette page blanche

quelle muse est venue

tout de laine orange vêtue ?

Je la reconnais c'est celle de l'automne

qui chante si bien la mélancolie

au loin, l'angélus sonne

et puis tout se tait. Même moi.

Et tant pis si j'ai froid.

(joailes -) 28 septembre 2025 - 23h 40

Ta muse Joailes s’amuse avec toi , tu lui accordes miséricorde comme au miséreux qui a froid, c’est toi qui l’habille et elle te recouvre à son tour comme un cadeau de mots inspirés par cet invisible échange 😉💫

Posté(e)

Votre poème est la contemplation de quelque chose qui se défait. Mais on est sauvé de la défaite par la contemplation elle même. Laquelle vaut la peine qu'on prenne le risque d'avoir froid.

Posté(e)
  • Auteur

Merci infiniment pour vos commentaires que j'ai toujours autant de plaisir à lire !

@Alba @Tarentaise @Jeep @Papy Adgio @Illiz @Eathanor @Errances @Sophie @Nâau et @Jean Meilhot

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très joli poème d'automne en forme de libre aveu, plein de délicatesse et de mélancolie, comme une sonate jouée au piano, de ses sanglots séchée, et qui serait un adagio della solitudine.

Le 28/09/2025 à 23:40, Joailes a écrit :

Et tant pis si j'ai froid.

C'est fou ce qu'on peut dire en quelques mots... ( _ʖ -)

Posté(e)
Le 28/09/2025 à 23:40, Joailes a écrit :

Les mots sont des anguilles

et glissent entre les doigts

la poésie se brode, se coud et se reprise

et puis se déshabille

Superbe image et si vraie, les mots nous fuient parfois et parfois nous les fuyons, mais ils reviennent à un moment ou un autre, plus forts, plus beaux, comme transcendés !

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