Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Mon cri au seuil de l'automne

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Mon cri au seuil de l'automne

Immense cri sans joie en bordure d'automne,

Rêve épars et diffus au pâle souvenir,

Il s'impose sans force et paraît un soupir,

Errant à l'horizon sous le grand ciel qui tonne.

Il est écho du Temps, monarque sans couronne,

Et semble soulever une ombre de désir

Au rougeoyant regret dans le lointain nadir,

Mais son âme est sanglante et son rêve éperonne.

Pourtant, il cesse vite et sa plainte s'enfuit

Sous l'averse bruyante au détour de la nuit ;

Un vibrato sans fin semble surgir de l'ombre.

Existe-t-il vraiment, était-il un appel ?

Autant de mots sans voix noyés dans la pénombre,

Un parfum de "Jamais !" s'éloigne en archipel.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Plainte d’un cri triste et évanescent, le sonnet éthéré est à la fois désir, souffle d’automne qui se dissout dans l’averse nocturne et nostalgie vouée au silence.

Modifié par Jeep

Posté(e)

L'automne nous offre de beaux poèmes.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous, Jeep et Illiz, et merci aussi à Sophie !

Ce sonnet correspond en effet au dernier défi de Sophie sur la rubrique des Jeux d'écriture du forum. Un défi redoutable mais tentant. Ce fut un plaisir pour ma plume de se faire l'écho d'un choix aussi intense.

L'automne tout en nuances est un long cri d'agonie, mais qui s'en soucie ? Le spectacle fascinant des splendeurs automnales absorbe les sens et l'esprit par cet enchantement qu'il procure. La Beauté est un hypnotique puissant, Vénus est magicienne...

Merci encore à vous !

(¬‿¬)

Posté(e)
Il y a 9 heures, Alba a écrit :

Mon cri au seuil de l'automne

Immense cri sans joie en bordure d'automne,

Rêve épars et diffus au pâle souvenir,

Il s'impose sans force et paraît un soupir,

Errant à l'horizon sous le grand ciel qui tonne.

Il est écho du Temps, monarque sans couronne,

Et semble soulever une ombre de désir

Au rougeoyant regret dans le lointain nadir,

Mais son âme est sanglante et son rêve éperonne.

Pourtant, il cesse vite et sa plainte s'enfuit

Sous l'averse bruyante au détour de la nuit ;

Un vibrato sans fin semble surgir de l'ombre.

Existe-t-il vraiment, était-il un appel ?

Autant de mots sans voix noyés dans la pénombre,

Un parfum de "Jamais !" s'éloigne en archipel.

Un cri qui a du style Alba , un cri où l’écrit par l’esprit de la poétesse le sublime 😉💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cri en vibrato si douloureux et si beau à la fois, @Alba

Ce cri sanglant est si émouvant. (Mais son âme est sanglante et son rêve éperonne.)

Quand il devient musique et parfum, il ne peut qu'être superbe.

Merci beaucoup Alba.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Que voici un très subtil état d'âme comme seul l'automne, ce gredin, est capable d'en provoquer, entre charme et mystère, à deux doigts de s'égarer soi-même, on reconnaît quand même à se souverain à son défaut de couronne. Superbe lecture!

Posté(e)

C'est vrai, l'automne est là ! Merci @Alba, pour ce cri qui résonne jusqu'au fond de nos âmes à l'annonce de l'hallali de l'année.

Il y a 12 heures, Alba a écrit :

Un parfum de "Jamais !" s'éloigne en archipel.

Un vers qui résume notre raison de crier au seuil de l'automne.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cri qui devient un accord et qui résonne longtemps dans l’écho du dernier vers… Merci @Alba

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous tous pour vos commentaires si pertinents et sensibles !

Oui, la "chute" du sonnet (ou dernier vers), "Un parfum de "Jamais !" s'éloigne en archipel.", que j'aime beaucoup, résume à lui tout seul le mystère et toute la fascination que peut exercer l'automne.

La correspondance de type baudelairien édifiant une passerelle entre les sens et la sphère conceptuelle se prolonge par une métaphore qui dit tout de la destruction à l'œuvre au cœur même de l'automne et de la fragmentation d'un "moi" définitivement vaincu par les rigueurs de la saison (ou du destin, ce qui revient au même).

Merci encore !

( ͡^ ͜ʖ ͡^ )

Posté(e)

J'aime bien aussi la poésie de cette conclusion.

Pour autant, je ne crois pas à l'agonie de quelque chose. Pour la nature, c'est l'amorce du renouveau à venir. Le printemps et l'été ont été fatiguants. Le repos est mérité. Avant le printemps et le nouvel enfantement, il faut s'accorder du temps, se ressourcer et petit à petit refaire ses réserves en vue du retour des beaux jours.

Merci pour le joli partage.

Il pleut et je vais marcher.

Modifié par Errances

Posté(e)
  • Administrateur

Votre poème s'inscrit clairement dans un registre néo-parnassien ou symboliste avec ces images qui évoquent un désespoir discret mais raffiné, où l’automne devient le seuil d’un "jamais", d’une perte irrémédiable. On sent une grande délicatesse derrière cette mélancolie.

Posté(e)

Excellent poème sur le passage difficile mais obligé de l'été à l'automne, saison nouvelle qui se présente soudain un peu comme le ferait un monstre qui réveillerait nos angoisses les plus profondes.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour vos commentaires si pertinents !

Le poème est tissé de mots et cette toile de l'âme n'est qu'un reflet fugitif d'une heure passagère.

Tout est tellement évanescent et fragile, dans cette vie. Tout s'efface sans cesse et en particulier cette chose fragile qu'est un texte.

"Aboli bibelot d'inanité sonore", disant Mallarmé...

ヘ(* 。* ヘ)

Posté(e)

Ton poème capte avec une justesse remarquable l'essence d'une mélancolie automnale.

C'est l'évocation poignante d'une intériorité qui se déchire silencieusement sous le grand ciel qui tonne, où la détresse personnelle se fond et se perd dans le grondement impersonnel de l'univers.

Une très belle méditation sur l'évanescence de la douleur elle-même.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci Joailes pour cette analyse approfondie, la mélancolie à l'automne est sans doute faite aussi, et surtout, de la pleine conscience de notre impuissance : tout est voué à la disparition progressive (le supplice est raffiné).

Le feuille s'effrite en automne, représentation concrète de l'effritement des vies...

La Toussaint ne pouvait être célébrée qu'en cette saison si ambigüe !

༼ ﹏ ༽

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.