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Je ne sais plus

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je ne sais plus

Si le soleil survit à la nuit

Dans le délibéré de la brise

Et de son sang

Sur l’océan

Peau serpentine aux essaims d’étoiles

Pulse déjà l’oubli l’infini

En vain sursis

 

La nuit peut-elle taire son sang ?

 

Je ne sais plus

Si l’oiseau saigne l’or du couchant

Sous ses paupières si fébriles

En pointillés

Indéfinis

Dans le tremblement de l’heure en vie

L’encre du rêve

En vain sursis

 

La nuit peut-elle taire ses yeux ?

 

Je ne sais plus

Si la rive s’ébat dans l’absence

A l’envers de son souffle liquide

Dans le tissu

De ses émois

La vague refuse de mourir

Dans la dentelle

En vain sursis

 

La nuit peut-elle taire son souffle ?

 

 

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un tissu délicat d'images aussi splendides qu'intenses dans un poème tout en interrogations.

Le mystère demeure dans l'écrin de ces vers finement ciselés.

L'émotion porte les mots jusqu'à nous.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Répétitions et parallélismes donnent un caractère de solennité et de gravité à des images précieuses et émouvantes très personnelles.

Posté(e)

J'aime beaucoup ton poème, @Sophie , peut-être parce qu'il parle de la nuit, ma vieille copine, mais aussi parce que cet adieu répété à la lumière, sans jamais tout à fait y renoncer, est d'une sublime mélancolie (ma deuxième copine). C’est un texte qui hésite délicatement entre le chant et le sanglot, porté par une musique minimaliste où chaque mot palpite à la lisière du silence.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 3 heures, Alba a écrit :

Un tissu délicat d'images aussi splendides qu'intenses dans un poème tout en interrogations.

Le mystère demeure dans l'écrin de ces vers finement ciselés.

L'émotion porte les mots jusqu'à nous.

Il y a 1 heure, Thy Jeanin a écrit :

Répétitions et parallélismes donnent un caractère de solennité et de gravité à des images précieuses et émouvantes très personnelles.

J'ai aimé lire vos commentaires, @Alba , @Thy Jeanin . Beaucoup de pertinence dans chacun d'eux.

Chacun apporte sa touche tout en sensibilité.

L'interrogation au coeur de ces mots..., @Alba

J'ai aimé effectivement jouer avec les répétitions et établi un parallélisme entre les images, @Thy Jeanin

Je suis épatée en vous lisant.

il y a 1 minute, Joailes a écrit :

J'aime beaucoup ton poème, @Sophie , peut-être parce qu'il parle de la nuit, ma vieille copine, mais aussi parce que cet adieu répété à la lumière, sans jamais tout à fait y renoncer, est d'une sublime mélancolie (ma deuxième copine). C’est un texte qui hésite délicatement entre le chant et le sanglot, porté par une musique minimaliste où chaque mot palpite à la lisière du silence.

Et moi, j'aime infiniment ton commentaire... chaque mot choisi @Joailes

Il est vrai que cette lumière persiste toujours, même dans l'absence...son absence.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Très beau. Touchant.

Je ne sais plus non plus. Le doute.

Posté(e)

Tellement de sensibilité et de fragilité dans tes vers @Sophie , et c'est ce qui les rend précieux .

On ne peut pas toujours prendre suffisamment de distance avec les choses , il y a des moments où on ne peut qu'être juste là, présent au monde avec notre perception personnelle, irrépressible, façonnée par nos espoirs et nos contradictions, notre vécu et nos désirs.

C'est une question de survie de savoir douter et de pouvoir repeindre la vie à notre image intérieure.

Posté(e)
Il y a 16 heures, Sophie a écrit :

En vain sursis

Bonjour et merci @Sophie pour ce beau partage, décor 'océanique', ( lexique: brise, océan, liquide, vague ..)

qui aurait pu avoir pour titre: 'en vain sursis', expression qui vient clore chaque strophe de manière récurrente.

Un des thèmes de ce texte peut être l'infinie. .Finitude, dont le coté éphémère et fragile voue toutes choses à la

désagrégation , et ce par delà leur beauté. Mais la poésie peut elle capter et retenir l'instant qu'on ne saurait

'taire' ?

Peau serpentine aux essaims d’étoiles> belle métaphore (il y en a d'autres) qui exprime le scintillement de la lumière

sur le flot qui ondule

Modifié par Filae77

Posté(e)
Il y a 18 heures, Sophie a écrit :

Je ne sais plus

Si la rive s’ébat dans l’absence

A l’envers de son souffle liquide

Dans le tissu

De ses émois

Que de délicatesse et de sensibilité dans ce poème très musical, rythmé par de subtiles anaphores;

Un plaisir de le relire à haute voix !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 20 heures, Errances a écrit :

Très beau. Touchant.

Je ne sais plus non plus. Le doute.

Oui, le doute... @Errances si proche de l'illusion, de l'éphémère...

Il y a 8 heures, Lina a écrit :

Tellement de sensibilité et de fragilité dans tes vers @Sophie , et c'est ce qui les rend précieux .

On ne peut pas toujours prendre suffisamment de distance avec les choses , il y a des moments où on ne peut qu'être juste là, présent au monde avec notre perception personnelle, irrépressible, façonnée par nos espoirs et nos contradictions, notre vécu et nos désirs.

C'est une question de survie de savoir douter et de pouvoir repeindre la vie à notre image intérieure.

Une perception personnelle, irrépressible, j'aime ces mots @Lina ( et tous les autres...)

Il y a tant dans tes mots.🩵

Il y a 7 heures, Filae77 a écrit :

Bonjour et merci @Sophie pour ce beau partage, décor 'océanique', ( lexique: brise, océan, liquide, vague ..)

qui aurait pu avoir pour titre: 'en vain sursis', expression qui vient clore chaque strophe de manière récurrente.

Un des thèmes de ce texte peut être l'infinie. .Finitude, dont le coté éphémère et fragile voue toutes choses à la

désagrégation , et ce par delà leur beauté. Mais la poésie peut elle capter et retenir l'instant qu'on ne saurait

'taire' ?

Peau serpentine aux essaims d’étoiles> belle métaphore (il y en a d'autres) qui exprime le scintillement de la lumière

sur le flot qui ondule

Bonjour et merci @Filae77

Même la finitude semble ici si fragile. Juste remarque, @Filae77 Peut-être un paradoxe....

Le vain sursis aurait pu parfaitement convenir.

Il y a 6 heures, Danivan a écrit :

Que de délicatesse et de sensibilité dans ce poème très musical, rythmé par de subtiles anaphores;

Un plaisir de le relire à haute voix !

Rythme et musique me sont si chers., @Danivan

Vos commentaires m'ont infiniment touchée. Merci.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les questions récurrentes (« La nuit peut-elle taire son sang/ ses yeux/ son souffle ? ») rythment le texte comme une musique, une litanie incantatoire qui interroge sur la fragilité de l’existence. Profondeur et lyrisme du poème dans la capture de l’insaisissable.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Vous qui aimez tant la lumière, chère @Sophie , votre très beau poème nous la rend en plus indispensable… Merci.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 22 heures, Jeep a écrit :

Les questions récurrentes (« La nuit peut-elle taire son sang/ ses yeux/ son souffle ? ») rythment le texte comme une musique, une litanie incantatoire qui interroge sur la fragilité de l’existence. Profondeur et lyrisme du poème dans la capture de l’insaisissable.

Merci @Jeep pour ce beau commentaire. J'aime chaque mot.

Il y a 13 heures, Tarentaise a écrit :

Vous qui aimez tant la lumière, chère @Sophie , votre très beau poème nous la rend en plus indispensable… Merci.

C'est si vrai, cher @Tarentaise, elle est si indispensable.

Enfant, déjà, je la retenais ne fût-ce qu'un instant pour qu'elle ne meure...

Merci infiniment @Jeep , @Tarentaise .

Posté(e)
  • Administrateur

Ces vers ont quelque chose d’hypnotique, portés par le doute répété de ce “je ne sais plus”. Le poème devient ainsi presque une prière, avec ses refrains qui se heurtent au silence.

Posté(e)

Un poème sur la mélancolie (la lune) et sur la solitude (la nuit) d'un être dont la vie (la lumière) est tellement vulnérable. Belle écriture, délicate et subtile. Bravo.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 21 heures, Eathanor a écrit :

Ces vers ont quelque chose d’hypnotique, portés par le doute répété de ce “je ne sais plus”. Le poème devient ainsi presque une prière, avec ses refrains qui se heurtent au silence.

J'aime beaucoup ce commentaire, merci @Eathanor

Il y a 13 heures, Jean Luc a écrit :

Un poème sur la mélancolie (la lune) et sur la solitude (la nuit) d'un être dont la vie (la lumière) est tellement vulnérable. Belle écriture, délicate et subtile. Bravo.

Merci beaucoup @Jean Luc pour vos mots.

Tout est si fragile...

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