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Au pays

Featured Replies

Posté(e)

Au pays

 

La pluie efface.

L’arbuste grandissait,

Et tu l’aimais

 

L’arrachement des pierres.

J’ai les ai vues rouler les yeux crevés

 

Alors je te laisse bannir

 

Mais avant de m’engloutir

Il y a dans bannir un cheval qui hennit

Une bannière qui attrape et décompose

Un hissement qui glisse et se tourne haï

Car d’une lettre tu te soulèves ou tu te tais.

Du sable dans les godasses

 

La montagne est triste

 

Et voilà que d’un roman

Où les filles du vent

Et les fils de l’ouragan

Interrogeaient les dieux vivants

Tu écris toujours aimant

Celui d’une vie de passant

 

Tu es le pays

Défiguré

 

Les ensevelis chevauchent l’animal

Levant le drapeau des couleurs d’un roi

Qu’il soit de femme ou d’homme

Parce qu’ils l’ont été

Et qu’ils connaissent l’incertitude

 

Et nous adoptons

Des gestes et des paroles

« Ça va passer ! »

Le doigt pointu

 

Que nenni mon amie

Parce qu’ils sont tout autant

C’est comme la somme des mots qui comptent

Un ensemble à rebours

 

Je pourrais ainsi discourir

Et m’arrêter haletante

Pour pleurer ce qui fut

La gorge en feu

Et cracher tel un volcan

Qui s’éteint vertement

 

Mais les pâturages refleurissent toujours.

Avec ou sans nous

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 1 heure, Eobb a écrit :

Il y a dans bannir un cheval qui hennit

Une bannière qui attrape et décompose

Un hissement qui glisse et se tourne haï

Les mots disent toujours plus qu’ils ne paraissent et dans paysage il y a paix et sagesse, car il peut vivre sans nous et sans nos accès de folie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau poème empli d'une émotion infinie !

Le lecteur est profondément touché par sa lecture !

Des mots comme un cri.

Posté(e)

Une lecture infiniment émouvante @Eobb La poétesse se révèle sans fard sans filtre avec ses mots arrachés à la chair et à l'âme !

Posté(e)
  • Administrateur

La perte, la colère, l’effacement, mais aussi l’attachement au pays, qu’il soit un lieu, un être ou un souvenir, voilà ce qu'il se lit dans vos vers @Eobb. Certains passages résonnent étrangement comme si l’on parlait aussi de ceux qui, partis malgré eux, continuent d’habiter la mémoire commune... Et malgré les blessures, la dernière ligne ramène la lumière 😉

Posté(e)

Il y a dans ce poème tant de mélancolie, évoquant un paysage à la fois intime et déchiré !

Les images fortes pierres arrachées, cheval hennissant, montagne triste symbolisent l’exil.

Et quitter son pays, ses racines, ne se fait pas sans douleur.

Le jeu sur les mots bannir / bannière et les allusions mythologiques filles du vent, dieux vivants enrichissent le texte d’une dimension universelle.

Malgré la douleur, persiste une lueur de renaissance, comme une cicatrice qui persiste mais ne supprime pas la vie.

Un poème dense, où chaque vers porte le poids d’une histoire collective, ou personnelle.

Un beau poème, @Eobb qui m'a rappelé celui-ci, écrit pour un ami ...




Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 10 heures, Eobb a écrit :

Mais les pâturages refleurissent toujours.

Ce très beau vers qui nous convie en quelque sorte à nous incruster un peu plus dans ce pays de larmes et de joies… Merci @Eobb

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ces mots disent tout le drame vécu de l'agression naturelle et de la prétention, voire l'irresponsabilité de l'homme, trop soucieux de résilience rapide plutôt que de prévention et de correction. Des mots forts, qu'on sent pleins d'une légitime colère.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Magnifique poème intense et profond, @Eobb

L'éternité demeure.... et s'entretissent ses fils.

Posté(e)

Difficile d'écrire un commentaire après une oeuvre aussi dense que belle, mais je crois que je viens de l'écrire ?!

Posté(e)
Le 08/08/2025 à 14:55, Eobb a écrit :

La montagne est triste

Ce sentiment contient toute la désolation qui colore votre poème. Au fil de la lecture on sent une immense indignation, les mots saignent leur ressentiment. Le courroux enfle mais se rétracte au dernier moment.

Epoustouflant.

Posté(e)
  • Auteur
Le 08/08/2025 à 16:31, Jeep a écrit :

Les mots disent toujours plus qu’ils ne paraissent et dans paysage il y a paix et sagesse, car il peut vivre sans nous et sans nos accès de folie.

Et l'animal se posa en face du paysage, il y vit ce que jamais un humain y vit (parce que quoi qu'il en dise il n'y vit jamais)

Le 08/08/2025 à 16:38, Alba a écrit :

Un très beau poème empli d'une émotion infinie !

Le lecteur est profondément touché par sa lecture !

Des mots comme un cri.

Oui c'est un cri, je croyais au pays mais il est parti et chacun, chacune a fait comme il a pu avec ses valises dans laquelle seules nos croyances survivent

Le 08/08/2025 à 17:00, Lina a écrit :

Une lecture infiniment émouvante @Eobb La poétesse se révèle sans fard sans filtre avec ses mots arrachés à la chair et à l'âme !

Parce qu'elle portait des fards, le village la voyait mais elle ne se cachait pas et ses filtres étaient autant de potions magiques qui envoutaient et faisaient du bien

Le 08/08/2025 à 17:00, Eathanor a écrit :

La perte, la colère, l’effacement, mais aussi l’attachement au pays, qu’il soit un lieu, un être ou un souvenir, voilà ce qu'il se lit dans vos vers @Eobb. Certains passages résonnent étrangement comme si l’on parlait aussi de ceux qui, partis malgré eux, continuent d’habiter la mémoire commune... Et malgré les blessures, la dernière ligne ramène la lumière 😉

Ils ne partent jamais vraiment et reviennent parfois sous les traits d'un autre enfant (pas forcément de chair d'ailleurs)

Le 08/08/2025 à 19:03, Joailes a écrit :

Il y a dans ce poème tant de mélancolie, évoquant un paysage à la fois intime et déchiré !

Les images fortes pierres arrachées, cheval hennissant, montagne triste symbolisent l’exil.

Et quitter son pays, ses racines, ne se fait pas sans douleur.

Le jeu sur les mots bannir / bannière et les allusions mythologiques filles du vent, dieux vivants enrichissent le texte d’une dimension universelle.

Malgré la douleur, persiste une lueur de renaissance, comme une cicatrice qui persiste mais ne supprime pas la vie.

Un poème dense, où chaque vers porte le poids d’une histoire collective, ou personnelle.

Un beau poème, @Eobb qui m'a rappelé celui-ci, écrit pour un ami ...




Chercher un lieu. Pour s'y reposer. Rien n'est éternel. Nos blessures nous giflent. Il va falloir les regarder en face et les laisser passer, arrêter des les asticoter, de les astiquer

Le 09/08/2025 à 01:28, Tarentaise a écrit :

Ce très beau vers qui nous convie en quelque sorte à nous incruster un peu plus dans ce pays de larmes et de joies… Merci @Eobb

Les joies simples sont à portée de main

Le 09/08/2025 à 11:38, Thy Jeanin a écrit :

Ces mots disent tout le drame vécu de l'agression naturelle et de la prétention, voire l'irresponsabilité de l'homme, trop soucieux de résilience rapide plutôt que de prévention et de correction. Des mots forts, qu'on sent pleins d'une légitime colère.

Changer d'habit et ne pas perdre ses amis

Le 09/08/2025 à 11:42, Sophie a écrit :

Magnifique poème intense et profond, @Eobb

L'éternité demeure.... et s'entretissent ses fils.

L'éternité a le silence de l'infini

Il y a 21 heures, Jean Luc a écrit :

Difficile d'écrire un commentaire après une oeuvre aussi dense que belle, mais je crois que je viens de l'écrire ?!

Merci Jean-Luc

Il y a 1 heure, Frédéric Cogno a écrit :

Ce sentiment contient toute la désolation qui colore votre poème. Au fil de la lecture on sent une immense indignation, les mots saignent leur ressentiment. Le courroux enfle mais se rétracte au dernier moment.

Epoustouflant.

La colère se vide en la buvant

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