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Au bras d'un vieux sonnet

Featured Replies

Posté(e)

J'ai creusé mon ennui

Dans le froid de l'hiver

Au bras d'un vieux sonnet

Orphelin et meurtri

Répudié par mes vers

Pourtant sur le papier.

J'ai limé l'horizon

Fredonné mes espoirs

Pas même une oraison

Pour tracer mon sillon

Parmi les oiseaux noirs

Qui taisent ton prénom.

A quoi bon être luth

A quoi bon extirper

Du mensonge létal

Mon rêve a le scorbut

Quand j'irai me coucher

Ma muse aura pris mal.

Rechercherai-je en moi

Détricotant les mots

A l'orée d'un baiser

Le parfum de ta voix

Livré par l'angelot

Aux ailes de l'été?

Au matin rose clair

Une rime est venue

Me porter le café

Elle avait les yeux verts

Elle était toute nue

Née pour être embrassée.

Pardonne-moi l'ami

En toi je crois toujours

Me dit-elle alanguie

Ce quatrain est un nid

Je te ferai l'amour

Entre pas vu, pas pris.

 

Modifié par Frédéric Cogno

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tout se termine de façon heureuse et le lecteur s'en réjouit, au terme d'une quête emplie de symboles et de métaphores inventives !

Un beau poème qui suggère un monde aux frontières mobiles qui sont autant de passerelles entre le quotidien et l'imaginaire, entre l'écrit et le charnel.

  • Le titre a été modifié en Au bras d'un vieux sonnet
Posté(e)
  • Administrateur

J'ai plaisir à te relire Frédéric avec ce poème qui nous propose un drôle de voyage en passant d’un spleen profond, presque baudelairien, à une chute aussi sensuelle que déconcertante. C'est un bel écrit de nuit blanche, de cœur en vrac

Posté(e)
Il y a 11 heures, Frédéric Cogno a écrit :

J'ai creusé mon ennui

Dans le froid de l'hiver

Au bras d'un vieux sonnet

Orphelin et meurtri

Répudié par mes vers

Pourtant sur le papier.

J'ai limé l'horizon

Fredonné mes espoirs

Pas même une oraison

Pour tracer mon sillon

Parmi les oiseaux noirs

Qui taisent ton prénom.

A quoi bon être luth

A quoi bon extirper

Du mensonge létal

Mon rêve a le scorbut

Quand j'irai me coucher

Ma muse aura pris mal.

Rechercherai-je en moi

Détricotant les mots

A l'orée d'un baiser

Le parfum de ta voix

Livré par l'angelot

Aux ailes de l'été?

Au matin rose clair

Une rime est venue

Me porter le café

Elle avait les yeux verts

Elle était toute nue

Née pour être embrassée.

Pardonne-moi l'ami

En toi je crois toujours

Me dit-elle alanguie

Ce quatrain est un nid

Je te ferai l'amour

Entre pas vu, pas pris.

 

Un vieux sonnet qui renaît de ses cendres 😉 épuré, on en respire son essence véritable, magnifique 💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'hibernation du poète prend fin dans la grâce d'une muse revigorée. Charmants tercets qui augurent, je l'espère, d'un retour attendu.

Posté(e)

La tristesse ne peut atteindre profondément le coeur du poète, la muse métaphore aux nombreuses facettes ne se laisse pas répudier facilement.

Merci pour cette démonstration qui me parle.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

« Au bras d’un vieux sonnet » qui n’en n’est pas un, « ce quatrain est un nid », mais ce n’est qu’un tercet, tout est en place dans ce poème pour nous désorienter, y compris la muse qui « aura pris mal » et qui n’est que promesse d’amour ! C’est pour cette raison qu’on l’aime.

Posté(e)

Ce poème m'est apparu comme une méditation sur la création poétique, entre désespoir et renaissance. D’abord terrassé par l’impuissance, le poète (que tu es, dans toute sa splendeur) trouve finalement une forme de salut dans l’arrivée inattendue d’une muse à la fois charnelle et littéraire.

J'ai ressenti un mélange de mélancolie et d’espoir, servi par des images fortes et une langue à la fois classique : sonnet, quatrain et moderne scorbut, café, nudité

On pourrait le rapprocher des "Fleurs du Mal" de Baudelaire, (et le revoilà ! Il me poursuit, ce soir !) où la beauté naît souvent de la souffrance.


Posté(e)
  • Semeur d’échos

J’ai lu avec grand plaisir ce sonnet qui n’en est pas un, dans lequel : bras dessus, bras dessous, de tintements en tintements se noue l’accord final…

Merci @Frédéric Cogno !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'inspiration au coeur des mots ... , @Frédéric Cogno Et la muse réapparaît, divine. (De jolis jeux de mots.)

Posté(e)
  • Auteur

Merci à tous du fond du cœur pour votre chaleureux accueil.

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