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Peur ancestrale (nouvelle fantastique - partie 7 et fin)

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Posté(e)

Nous nous ruâmes dans l’escalier.

Mais, arrivés dans la chambre, nous ne vîmes rien, quoique nous pussions toujours entendre les pas. S’y ajoutaient des coups sourds qui ébranlaient les murs.

Il nous semblait que toute la pièce bougeait et essayait de nous expulser en nous attirant irrésistiblement vers la porte. Était-ce une illusion ou bien le sol tendait-t-il réellement à prendre la position verticale ? Quoi qu’il en fût, nous glissâmes vers la porte qui s’ouvrit comme par magie.

Dans le corridor, nous nous remîmes sur pied, hébétés. La porte s'était refermée d'elle-même, mais les bruits continuaient de nous parvenir.

Bred et moi fûmes, une fois de plus, pris d’une peur panique. Un horrible envoûtement nous terrassait. Quelqu’un s’amusait à jouer avec nos sens, quelqu’un ou quelque chose dont nous ne connaissions ni la nature ni les motivations.

« Que diantre nous est-il arrivé ? », questionna Bred. « Ce doit être un rêve. Une pièce ne peut pas se mouvoir de la sorte ! »

« C’est à devenir fou ! », m’exclamai-je. « La maison désire apparemment que nous ne demeurions pas dans la chambre de Frederick. Par conséquent, elle a quelque chose à dissimuler, qui pourrait nous mettre sur la piste de notre ami. Mais cela n’explique pas tout. Je crains fort que nous n’apprenions jamais le pourquoi de ces phénomènes insolites. Notre esprit serait certainement impuissant à les saisir. Nous devons nous trouver aux prises avec des forces occultes qui nous manipulent à leur gré. »

Les bruits devenaient de plus en plus assourdissants. Nous nous bouchâmes les oreilles, ayant l’impression que nos têtes allaient éclater.

Un brusque assaut d’angoisse me poussa à prendre mes jambes à mon cou et à dégringoler les marches qui risquaient à chaque pas de me faire chuter. Bred me suivit. Nos yeux étaient exorbités d’indicible horreur. Je sentais ma salive couler le long de mon menton.

Les bruits cessèrent aussi subitement qu’ils avaient commencé.

Nos regards se portèrent vers l’escalier dont les marches supérieures étaient noyées dans les ténèbres, alors que les autres étaient baignées par le rayonnement de la lune se reflétant dans le miroir de l’antichambre.

Quelqu’un descendait l’escalier à pas pesants !

Pendant un court instant, nous ne vîmes absolument personne, mais bientôt apparurent deux pieds, deux jambes, puis une main livide qui se posa sur la rampe.

Une profonde stupeur nous étreignit. Nous reconnûmes sans peine Frederick, mais un Frederick au regard creux et au visage d’une pâleur cadavérique. Il ne paraissait nullement remarquer notre présence.

« Où étais-tu passé ? », fut l’angoissante question de Bred qui s’avançait vers lui, les bras tendus, comme pour le saisir.

Frederick resta muet.

Maintenant qu’il se trouvait en pleine lumière, la vue de sa figure me glaça le sang. Elle était atrocement figée et trahissait les affres d’une douloureuse agonie. Sur sa gorge, je remarquai des traces bleuâtres. Sans doute les marques laissées par les mains de l’étrangleur ! On ne pouvait s’y tromper : Frederick était bel et bien mort.

Le cadavre de notre ami traversa le vestibule, puis se dirigea vers la cuisine où nous avions dîné ensemble la nuit dernière. Sans hésiter, il s’approcha de la porte du fond et la poussa. Derrière celle-ci, nous l’entendîmes descendre un autre escalier.

Lorsque Bred tenta d’ouvrir ladite porte, il n’y parvint pas. Elle était verrouillée, et il n’y avait pas de clef dans la serrure.

« Mais comment est-ce possible ? », m’étonnai-je. « Il l’a pourtant bien ouverte, lui ! »

« Allons-nous-en ! Je sens que la folie qui hante ces lieux ne va pas tarder à s’emparer de moi également… »

« Tu sais pertinemment que nous ne pouvons pas nous échapper d’ici. Quelqu’un nous retient prisonniers. Ce même quelqu’un qui vient de tuer Frederick par strangulation ! »

« Je sais comment sortir d’ici ! », riposta Bred en quittant la cuisine.

Il avait visiblement perdu la tête, mais je ne m’en inquiétai pas.

À mon tour, j’essayai d’ouvrir la porte, mais ce fut en pure perte.

Décidément, ce castel se révélait digne des plus célèbres maisons hantées d’Écosse !

Je n’avais jamais attaché le moindre crédit aux phénomènes paranormaux. Attendu que j’étais convaincu de leur inexistence, mon esprit s’était toujours refusé à s’y intéresser. Toutefois, depuis la nuit précédente, je me sentais plutôt enclin à croire que nous étions les jouets de macabres puissances occultes. Tout comme Bred, j’avais hâte de quitter cet endroit maléfique au plus vite.

Je sortis et me mis en quête de mon ami.

Nulle trace de lui au rez-de-chaussée. Il me vint un sentiment d’horrifique appréhension. Je devinais que quelque chose s’était produit, quelque chose de tragique et d’irréversible.

M’étant précipité vers la chambre de Bred, je ne fus que peu surpris de la trouver verrouillée de l’intérieur. Elle résista à toutes mes tentatives d’effraction. Ce fut en vain que j’appelais mon ami et le sommais d’ouvrir. Rien que le silence en guise de réponse.

Je me sentais atrocement seul à ce moment-là. Reverrais-je Bred vivant ? Devrais-je affronter la Chose tout seul, lorsqu’elle se présenterait à moi ?

À force de donner des coups d’épaule dans la porte, celle-ci finit par céder. Un cri de triomphe s’échappa de mes lèvres.

Ce que mes yeux purent alors voir me rendit muet d’horreur. Au milieu de la chambre, accroché au lustre au moyen d’un drap, se balançait le corps de Bred.

J’arrivais trop tard. Je proférai un cri inhumain, suivi de lamentations confuses à l’égard de la Chose. Cette Chose que je n’avais pas encore pu identifier, mais que j’abhorrais de tout mon être.

Prix d’un sentiment d’aveugle vengeance, j’étais tout disposé à tuer afin de châtier l’exécrable meurtrier de mes amis. Je résolus d’aller à la recherche du maître de céans. Pour ce faire, il me fallait fouiller la maison de la cave jusqu’au grenier. Il devait forcément se terrer quelque part. Il s’agissait à tout prix de l’éliminer, si je ne voulais pas succomber à mon tour à cet assassin invisible et sans pitié.

Lorsque mes amis vivaient encore, nous n’avions pas inspecté à fond le second étage, et je pensai que, s’il se cachait dans la maison, ce pouvait bien être là.

Je gravis l’escalier en évitant tout bruit susceptible de trahir mon approche. Mes yeux lançaient des éclairs ; la peur n’avait plus d’emprise sur moi. Cette témérité irréfléchie était née de la haine qui avait pris possession de mon cœur.

Arrivé au sommet de l’escalier, une scène horrifiante mit pourtant mon courage à rude épreuve. Je voyais marcher vers moi des créatures mi-invisibles sur les visages desquelles je pouvais lire toutes les souffrances du monde.

La funèbre procession s’effectuait d’un pas cadencé. Les mains de ces êtres presque irréels, aux yeux caves et vaporeux, semblaient vouloir saisir quelque chose que je ne voyais pas. Le groupe, occupant toute la largeur du corridor, progressait vers l’escalier. Il me fallait donc rebrousser chemin pour les laisser passer. Mais, rivé au sol par la torpeur, je ne pouvais remuer d’un pouce.

Les êtres vagues, qui me paraissaient en proie à une indescriptible angoisse, s’approchaient de moi sans me voir. Au moment où les premiers d’entre eux allaient me toucher, je fermai mes yeux, prêt à tout.

Je m’attendais à être repoussé dans la cage d’escalier, mais rien de tel ne se produisit.

Après quelques instants, je rouvris les yeux. Je me retrouvai seul dans le couloir.

L’équipe des damnés n’avait été qu’une illusion. Je touchais au but, car, de toute évidence, cette hallucination était destinée à m’effrayer et devait m’empêcher de pousser plus avant mes investigations dans cette partie du manoir.

J’étais content d’avoir déjoué l’ultime piège de mon adversaire. La voie était libre. J’allais pouvoir accomplir ma vengeance.

 

4

Comme guidé par une main invisible, je poussai l’une des portes situées sur ma droite. J’entrai dans une pièce spacieuse, occupée en son centre par une grande table circulaire. Derrière celle-ci, j’avisai une autre porte. Je pressentis aussitôt que ce que je cherchais devais se trouver au-delà.

Tout autour de la table, des convives se tenaient assis, mangeant, buvant et parlant abondamment. Derrière moi, la porte se referma avec un claquement sec.

Aussitôt, tous les banqueteurs tournèrent leurs têtes dans ma direction. Ce fut alors que je vis leurs visages…

Un hurlement de dégoût me transperça les tympans. Il me fallut plusieurs secondes pour m’apercevoir que ce cri, c’était moi qui l’avais poussé !

Un relent insoutenable de charogne torturait mon odorat. Les immondes créatures, qui me regardaient fixement, se trouvaient toutes dans un état de putréfaction avancée. J’assistais donc au repas d’une bande de cadavres sortis de leurs tombes afin de célébrer une fête nocturne.

Parmi tous ces morts, deux attirèrent particulièrement mon attention. J’eus l’horrifique surprise de voir présents Frederick, dont je distinguais nettement les traces de doigts imprimées dans le cou, et Bred, dont la tête penchait légèrement vers la gauche. Inclinaison due, sans nul doute, au brisement de la nuque causé par la pendaison. Cette vision d’effroi semblait tout droit sortie d’un cauchemar.

En dépit de mon immense répulsion, il me fallait traverser la pièce pour atteindre la porte que je savais dissimuler le propriétaire des lieux.

Je progressais prudemment en évitant les bras des morts-vivants, qui tentaient de me saisir. Les gestes de ces créatures, comparables à ceux de mannequins manipulés par un marionnettiste peu doué, accusaient une lenteur et une mollesse incroyable. Ce qui me permit de passer sans encombre.

La porte, non fermée à clef, fut franchie sans peine mais non sans appréhension.

Je débouchai dans une salle qu’éclairait faiblement un chandelier posé sur un bureau d’ébène. La lumière produisait des ombres aussi imprécises que grotesques.

À peine m’étais-je avancé d’un pas, que je fus assailli par un courant d’air glacial identique à celui ressenti lors de mon entrée dans le castel.

Je n’avais tout d’abord point remarqué la silhouette derrière la table massive ; une pèlerine, dont le capuchon était rabattu sur la tête, en cachait les formes.

Sa vue m’inspirait de la terreur, celle que l’on ressent devant l’Inconnu, devant l’Inexplicable.

Je me savais en présence de l’indicible peur ancestrale des hommes.

Mon instinct me révéla aussitôt qui était cette créature. Devant moi, éclairé par une chandelle vacillante, et me tournant le dos, se tenait l’Innommable, immobile, imbu de sa toute-puissance.

Après mes deux malheureux amis, je serai donc sa troisième victime.

Aucun de mes muscles ne se raidissait ; rien en moi n’opposait le moindre geste de résistance. Le sentiment de rébellion provoqué par la mort de Bred s’était soudainement volatilisé à la vue de mon adversaire. Quelle chance avais-je face à lui ? Pourquoi résister au destin ? Je devais me plier à sa volonté omnipotente dont l’homme ne parviendra jamais à éclaircir le mystère. Comparable à un animal sans défense, que l’on s’apprêtait à sacrifier sur l’autel d’un dieu avide de sang, j’étais prêt à accepter mon sort.

De la salle adjacente que je venais de quitter, s’élevait le brouhaha des festivités. Ainsi donc, les macabres invités continuaient leur festin après m’avoir oublié.

Le contraste entre ces bruits confus et le silence de la pièce où je me trouvais avec quelque chose d’apaisant. Les battements de mon cœur n’étaient nullement irréguliers ou précipités ; mon esprit s’envolait déjà vers des sphères plus élevées…

Il me semblait que mon âme allait partir vers je ne sais quelle destination, laissant mon corps dans la rigidité de la tombe, lorsque la créature se tourna de mon côté et articula d’une voix sépulcrale : « Quittez ces lieux ! Je ne vous retiendrai pas ; vous êtes libre d’aller où bon vous semble. Votre présence dans ma demeure n’est pas encore souhaitée. Mais rassurez-vous ! » Elle partit d’un rire en cascade, qui se répercuta sur les parois du manoir. « Vous reviendrez ici pour n’en plus repartir… Vous serez alors un locataire parmi tant d’autres et vous vous assoirez à leur table afin d’y célébrer ma souveraineté. Plus rien ne vous retient ici. Partez ! »

Tout en débitant ces lugubres paroles, la créature s’était rapprochée de moi. La lueur de la chandelle me permit de distinguer ses traits.

La couleur sombre du capuchon accentuait la blancheur du crâne. Le tremblotement des bougies creusait les orbites vides du squelette. J’avais en outre noté que l’Innommable avait parlé sans que sa bouche eût remué un seul instant.

Il avait posé une main décharnée sur le dossier du fauteuil.

Toute la vertigineuse intensité de l’univers se scrutait à travers ces orbites creuses ; il me semblait que j’allais me noyer et me fondre en elle.

Aussi fantastiques que pussent me paraître les révélations faites par la créature, je comprenais tout à présent.

Mes compagnons et moi, poussés par le destin, avions pénétré dans le repère de l’Innommable. Cette demeure, tout le monde y entre au terme de sa vie, mais nous trois, nous y avions déjà accédé de notre vivant ! Frederick et Bred durent subir un châtiment atroce, tandis qu’à moi, on laissait la vie sauve — pour l’instant du moins.

La présence de l’Innommable me mettait mal à l’aise, mais, assez étrangement, tous les griefs nés en moi du fait de la mort de mes amis avaient disparu. Qu’aurais-je pu entreprendre pour infléchir sa volonté ? D’ailleurs, j’étais trop heureux de pouvoir m’en aller.

Cette fois-ci, aucun des morts-vivants n’essaya de me barrer le passage lorsque je traversai la pièce où il banquetaient. Je pus de même atteindre le rez-de-chaussée sans difficulté. Je fis ce trajet aussi rapidement que possible, de peur que le maître des lieux ne changea d’avis in extremis.

La porte d’entrée était ouverte, et le mur invisible d’auparavant n’existait plus.

Je m’éloignai en toute hâte du castel, sans me retourner.

Bientôt apparut la sylve qui avait repris un aspect serein.

J’empruntai un sentier au hasard, qui, au bout de quelques minutes, me mena, comme par enchantement, à l’automobile de Frederick. La clef de contact était encore mise. Je démarrai tout de suite et me retrouvai diligemment sur la grand-route.

Une bonne demi-heure plus tard, j’entrai dans Hockley.

Je m’arrêtai devant le restaurant du hameau. Il fallait avertir les villageois des faits bizarres qui se passaient dans le manoir de la forêt.

La salle était tout enfumée. Plusieurs hommes s’accoudaient au comptoir. Je dus jouer des épaules pour m’y faire une place.

Ayant commandé un cognac, je commençai à raconter mon aventure insolite.

« Vous devez m’aider ! Un monstre habite le castel de la forêt. Il a tué mes deux amis, Bred Krampton et Frederick Coldwater. Je vous en prie, venez avec moi, et allons lui régler son compte ! »

Sur tous les visages des consommateurs, je pus lire à la fois étonnement et incrédulité. Cela eut l’effet de me rendre furieux.

« Vous ne me croyez pas, n’est-ce pas ? Qu’à cela ne tienne ! Suivez-moi ! Et je vous montrerai la maison et le festin organisé pour des cadavres échappés de leurs tombes. »

« Aidez-moi à le mettre à la porte ! », tonna le gargotier.

Deux rudes gaillards me saisirent par les épaules et me jetèrent violemment dans la rue. J’étais rouge de colère. On devait me prendre pour un fou.

Je réussis pourtant à retenir l’un des hommes par le bas de sa veste.

« Monsieur ! », m’écriai-je. « Je vous en conjure ! Suivez-moi et veuillez constater par vous-même la véracité de mes dires ! »

Il tourna vers moi sa face joufflue. Avec un sourire de compassion sur les lèvres, il me dit : « Mon petit, j’habite Hockley depuis ma plus tendre enfance et je t’assure qu’il n’y a jamais eu aucun manoir dans la forêt. »

Cette révélation tomba net, tel un couperet de guillotine. Étais-je donc devenu fou à lier ? Mais non ! Je n’avais tout de même pas rêvé tous ces événements, aussi absurdes qu’ils pussent paraître. Frederick et Bred avaient bel et bien trépassé dans un castel situé au fin fond de la forêt de Hockley !

Je savais que personne ne me viendrait en aide, pas plus ces gens que la police, qui ne me croirait pas davantage.

On ne découvrit jamais les cadavres de mes deux amis.

Aucun de ceux à qui je narrai mon infernale histoire n’y prêta créance.

Quant à moi, je devrais désormais porter un terrible secret dans mon cœur.

Je savais qu’un jour les portes du manoir de l’Innommable s’ouvriraient à moi, et que ce jour serait celui où sonnerait la dernière de mes heures.

FIN

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un final sombre et effrayant à souhait !

Une suite au récit reste possible : la fin annoncée du narrateur.

À votre plume !

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Au moins le héros de cette histoire a-t-il survécu à la nuit des morts-vivants ! Il reste à la police d’enquêter sur la disparition de ses amis.

Une nouvelle horrifique bien menée de bout en bout.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Traitement de faveur pour le héros dont le témoignage comptera néanmoins pour nul.

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