Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Le mendigot

Featured Replies

Posté(e)

(A Lyon)

« Je suis celui qui mendie,

et pour nous autres, les gueux,

la mort brille dans la pauvreté

parce que l'amour nous a délaissés à la naissance.

Mais Dieu reste notre meilleur conseil... »

déclame le vieux clochard aigri

qui traînasse sur les trottoirs de la ville

en train de ronger son pain dur.

Il symbolise le choix que nous avons

entre deux vie possibles à l'âge adulte.

Celle qui est sans tâche, celle du travail,

et celle qui est la laideur personnifiée,

repoussante pour nous tous

mais aussi tellement attirante

et trompeuse à la fois,

celle de l'oisiveté.


  • Réponses 25
  • Vues 827
  • Créé il y a
  • Dernière réponse

Membres les plus actifs du sujet

Messages les plus populaires

  • Ce constat ne me paraît pas axiomatique. Chacun peut basculer du jour au lendemain, pour tout un tas de raisons, et se retrouver démuni et à la rue. Le mendigot n'a pas toujours ce choix ... ☹️ Bi

  • La fable du chien et du loup.

  • Un avis tranché que je ne rejoins pas. Si certains ont choisi la liberté, de vivre dans la rue, d'autres ont subi des événements qui les y ont poussés. Je connais des personnes qui ont choisi, volonta

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème centré sur le destin difficile de ceux qui ont descendu toutes les marches de l'escalier de la réussite. Ont-ils choisi cette chute ? Le poème tranche par l'affirmatif.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La fable du chien et du loup.

Posté(e)

Un avis tranché que je ne rejoins pas.

Si certains ont choisi la liberté, de vivre dans la rue, d'autres ont subi des événements qui les y ont poussés.

Je connais des personnes qui ont choisi, volontairement l'oisiveté. Je ne les envies pas, ni ne les jalouses. Même si certaines, qui savent très bien se faire plaindre, vivent mieux que moi. RSA, aides sociales, tu connais ? Celles-là, si tu veux, tu peux en faire un poème.

Mais là aussi, tout le monde n'y est pas par choix. Je connais les deux cas.

Modifié par Errances

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Mendigot et mendigot. Celui qui est mis en perspective a eu le choix.

Posté(e)

Les vies cabossées de la rue ne semblent pas heureuses tant les corps sont marqués. Je ne connais pas leur quotidien, je ne juge pas et je me demande comment ils occupent leur temps. Peut-être regardent-ils ceux qui passent dans la rue, qui n'y vivent pas, comme des aveugles de la vie, passant leur temps à soi-disant travailler pour payer des factures et aller en vacances. Un choix (forcé ou délibéré), pas un vrai choix mais que choisit-on vraiment ?

Modifié par Eobb

Posté(e)
  • Administrateur

Votre poème me semble un peu trop binaire dans sa vision du monde adulte : le travail comme pureté, l’oisiveté comme laideur. On sent une volonté de poser un dilemme moral fort, mais ça manque peut-être de ces zones grises dans lesquelles l’humain vacille et choisit sans être entièrement bon ou mauvais.

Posté(e)

Ce constat ne me paraît pas axiomatique.

Chacun peut basculer du jour au lendemain, pour tout un tas de raisons, et se retrouver démuni et à la rue.

Il y a 10 heures, Jean Luc a écrit :

Il symbolise le choix que nous avons

entre deux vie possibles à l'âge adulte.

Le mendigot n'a pas toujours ce choix ... ☹️

Bien que le texte semble présenter l’oisiveté comme un choix individuel, la condition du clochard, marquée par l’abandon et la précarité, invite à une lecture plus critique. La misère n’est pas seulement le résultat d’une paresse personnelle, mais aussi d’un système qui exclut ceux qui n’ont pas reçu les moyens de s’en sortir.

Le fait que le clochard soit aigri montre qu’il a conscience de son exclusion, renforçant l’idée d’une injustice sociale.

Je crois qu'il y a là plusieurs cas de figures amalgamés ...

Je pense aux personnages littéraires comme les mendiants de Baudelaire ou les exclus de Hugo, qui dénoncent l’hypocrisie d’une société qui rejette ses parias tout en les produisant.

Posté(e)

Ah, Dieu me garde d’hommes suffisants ! Je te voyais beau langage, poète parfois, je te vois colporteur, je te vois croupier… Ne m’en veux pas, je reviens de loin pour te le dire !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

« Je suis celui qui mendie,

et pour nous autres, les gueux,

la mort brille dans la pauvreté

parce que l'amour nous a délaissés à la naissance.

Mais Dieu reste notre meilleur conseil... »

Des mots forts, terriblement émouvants... @Jean Luc

Les contrastes sont saisissants entre ces deux "mondes".

La question du choix est une question philosophique. Le choix est-il toujours libre ?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chaque vie et un mystère que Dieu saura accueillir… Et nous aussi le devons…

Posté(e)

m'est venue cette chanson que j'adore, interprétée par Hélène Segara :

Posté(e)
  • Auteur

Je crains que les beaux sentiments que certaines et certains mettent dans leur réponse n'aient aucun rapport avec le contenu du poème. Dommage.

La question qu'il pose est faut-il vivre libre (c'est le poète qui écrit) malgré la catastrophe que cela peut impliquer, ou vivre comme les autres...

Le 27/07/2025 à 08:25, Errances a écrit :

Je connais des personnes qui ont choisi, volontairement l'oisiveté. Je ne les envies pas, ni ne les jalouses.

Vous savez le nombre de poètes qui ont fini clochard? vous croyez qu'ils étaient heureux?

Le 27/07/2025 à 11:54, Joailes a écrit :

La misère n’est pas seulement le résultat d’une paresse personnelle

Parfois, hélas oui. Et ce poème pour ça est tout à fait moral.

Le 27/07/2025 à 01:39, Alba a écrit :

Ont-ils choisi cette chute ?

On peut choisir entre l'oisiveté et le travail et se tromper. Et c'est moi qui parle. Je ne juge pas le clochard dans ce poème toute à fait moral.

Le 29/07/2025 à 12:17, Lina a écrit :

m'est venue cette chanson que j'adore, interprétée par Hélène Segara :

Aucun rapport avec le poème! Désolé! mais au lieu de faire parler une morte, répondez vous!

Le 27/07/2025 à 14:58, O Salto a écrit :

Je te voyais beau langage, poète parfois, je te vois colporteur, je te vois croupier…

Achetez-vous une paire de lunettes, mon vieux!

Le 27/07/2025 à 10:20, Eobb a écrit :

pas un vrai choix mais que choisit-on vraiment ?

Oui, bien! Sauf que l'oisiveté peut conduire à la rue, vous avez remarqué que je ne juge pas le clochard ? Quand je parle d'oisiveté je parle en tant que poète.

Le 27/07/2025 à 01:39, Alba a écrit :

Ont-ils choisi cette chute ?

Je ne le sais pas pour celui dont je parle, mais je pensais plutôt à moi en tant que poète. Voyez-vous, il ne faut pas se tromper dans la vie.

Le 27/07/2025 à 15:12, Sophie a écrit :

Le choix est-il toujours libre ?

Non, bien sûr, jamais. Voyez-vous, c'est terrible, mais il ne faut pas se tromper dans la vie.

Le 27/07/2025 à 11:54, Joailes a écrit :

Le fait que le clochard soit aigri montre qu’il a conscience de son exclusion, renforçant l’idée d’une injustice sociale.

C'est vous qui le dites. Il ne peut aussi sans prendre qu'à lui. La société à bon dos dans votre texte.

.

Posté(e)
  • Auteur

Par contre très bonne réponse de JEEP! la meilleure, ça oui!

Merci tout de même à tous et à toutes d'avoir pris le temps de répondre.

La prochaine fois je rajouterai à la dernière ligne "l'oisiveté chère au poète". puisque j'ai mis plusieurs poèmes en ligne déjà sur ce thème.

Posté(e)

Du coup, être poète, c'est être oisif ?

J'ai une autre vision du poète, désolé.

Si vous avez reçu, autant de commentaires clivés, c'est peut-être que vous avez pas exprimé, cette vision du "poète oisif" de manière claire.

Vous relisant, je ne trouve aucune mention de poète. Je lis "je suis celui qui mendie", "nous autres, les gueux", "le vieux clochard aigri".

Ainsi est votre vision du poète ?

Très peu pour moi. Et, oui, j'ai lu quelques biographie de poètes, certains ont fini "à la rue", seuls, isolés, dans la misère.

Et puis, s'il faut lire l'entièreté de l'œuvre d'un poète pour savoir qu'à tel instant il évoquait ceci cela, bah non, désolé, je passe mon chemin. Cependant, je vous remercie pour l'éclairage.

Autre chose, j'ai une affection particulière pour Gérard de Nerval, oui, maintenant vous savez. Je ne le considère pas comme oisif, mais comme poète. Bien que effectivement, les dernières années de sa vie ne furent des plus confortables.

Que dire d'André Laude ? Mort en 1995 dans une chambre mansardée à Paris. Anarchiste certes, mais oisif ?

À moins que vous ne considériez, les poètes comme des êtres improductifs, qui ne produisent quelques travaux pour leur patron ?

Mais du coup, vous-même, qui poétisez, vous considèrez-vous comme oisif ?

Vous ne connaissez pas mon pedigree. Je vais vous livrer quelques clefs. J'ai été ouvrier, j'ai connu les 3x8, le travail de nuit, j'ai été facteur (quelle belle expérience - vous n'imaginez pas quand on écrit depuis ses 16 ans, à 40 passés de livrer des lettres, rencontrer des personnes et discuter malgré la pression de la hiérarchie qui vous pointent - sacré gps - prendre le temps de discuter avec des anciens, isolés, faire du lien social, parce qu'humain - mon contrat n'a pas été renouvellé), j'ai été à mon compte, j'ai dû fouiller dans les poubelles pour me nourrir, pas longtemps, j'ai connu l'hiver sans chauffage à cette même période, j'ai dû demander des avances à ma famille pour manger.

J'ai aussi connu des périodes de chômage où, oui, j'ai été oisif, j'ai beaucoup écrit.

Il y a peu, une dame m'a affublé, gentiment, du nom de poète. Elle est versé dans les milieux artistiques depuis plus de 50 ans. C'est mon seul "fait de gloire". Qu'elle m'ait nommé et présenté ainsi à d'autres membres de sa compagnie.

Modifié par Errances

Posté(e)
Il y a 10 heures, Jean Luc a écrit :

Je crains que les beaux sentiments que certaines et certains mettent dans leur réponse n'aient aucun rapport avec le contenu du poème. Dommage.

Pardon, cher @Jean Luc. Il arrive souvent que le sens d'un poème soit mal compris mal interprété par le lecteur. Suite à tes explications, je le lis différemment et comprends mieux ce que tu as voulu exprimer. Mais cela arrive souvent ; on s'approprie les mots en lisant selon son ressenti et on est à côté de la plaque ! Alors le poète peut se sentir incompris, mais c'est bien là le lot de chacun et force est de l'accepter ... Ce n'est pas grave, il ne faut pas en prendre ombrage, simplement expliquer comme tu l'as fait !

Nota bene : Je ne crois pas qu'Hélène Ségara soit morte !! 😃

Posté(e)
  • Auteur
à l’instant, Joailes a écrit :

il ne faut pas en prendre ombrage, simplement expliquer comme tu l'as fait !

Chère Joailes, la première partie de ce poème est claire, le mendigot jamais moqué, la seconde partie l'est un peu moins, je proposerai donc une seconde version de cette partie-là dans les prochains jours afin de mettre (peut-être) tout le monde d'accord, car le poème est axé sur la condition du poète.

à l’instant, Errances a écrit :

peut-être que vous avez pas exprimé, cette vision du "poète oisif" de manière claire.


Cher ami, la première partie est claire, le mendigot jamais moqué, la seconde partie est sans doute plus confuse, c'est pourquoi, afin de nous réconcilier tous, une nouvelle version du poème avec quelques améliorations sera proposé sur le site bientôt. Passez une bonne journée.

Posté(e)
  • Auteur

Version révisée

(A Lyon)


« Je suis celui qui mendie,

et pour nous autres, les gueux,

la mort brille dans la pauvreté

parce que l'amour nous a délaissés à la naissance.

Mais Dieu reste notre meilleur conseil... »

déclame le vieux clochard aigri

qui traînasse sur les trottoirs de la ville

en train de ronger son pain dur

vagabondant par la force des choses.

Le jeune poète, lui, moqué et banni,

a le choix entre deux vies possibles

à l'âge adulte, tel sera son destin,

celle qui est sans tâche :

travailler huit heures par jour,

et celle qui est la laideur personnifiée

repoussante pour nous tous

mais tellement attirante et trompeuse :

celle de l'oisiveté par manque de force.


Notez les amis la fin mieux travaillée que dans la version 1 !

Modifié par Eathanor
Ajout de la mention "Version révisée"

Posté(e)

Suite à la mauvaise interprétation du premier, j'ai maintenant la clé pour suivre le cheminement de ton travail ! Merci.

Deux figures en miroir – le clochard désabusé et le jeune poète marginalisé – illustrent la précarité et les choix cornéliens de l'existence. 

Amertume sociale et dilemmes cruels se mêlent dans ce portrait sans fard, où la misère côtoie l'illusion de la liberté. 

Un regard brut sur les laissés-pour-compte.

Posté(e)
Le 03/08/2025 à 16:26, Jean Luc a écrit :

Chère Joailes, la première partie de ce poème est claire, le mendigot jamais moqué, la seconde partie l'est un peu moins, je proposerai donc une seconde version de cette partie-là dans les prochains jours afin de mettre (peut-être) tout le monde d'accord, car le poème est axé sur la condition du poète.

"Il symbolise le choix que nous avons

entre deux vie possibles à l'âge adulte.

Celle qui est sans tâche, celle du travail,

et celle qui est la laideur personnifiée,

repoussante pour nous tous

mais aussi tellement attirante

et trompeuse à la fois,

celle de l'oisiveté."

Cela prêtait quelque peu à confusion ...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une mise en parallèle poétique fort intéressante entre deux destinées marquée chacune par l'échec et la frustration !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le poète peut-il choisir ? Un parallèle si vrai qu'il nous est bien connu, ô lecteurs jouisseurs que nous sommes!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce poème pose la question du devenir du poète mais aussi par incidence, il questionne sur la place du poète dans la société.

Le poète est-il un paria ou non de la société?

Belle clarification, @Jean Luc

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 6 heures, Jean Luc a écrit :

sans tâche :

travailler huit heures par jour

Un oxymore ?

Sinon le texte illustre bien le choix qui s’offre à tout individu : accepter de se conformer aux règles de la société, ou s’en affranchir au risque du naufrage.

Posté(e)
  • Administrateur

@Jean Luc , dans un souci de clarté, j'ai fusionné votre version 2 avec la précédente, en prenant soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'un doublon mais d'une version révisée, version dont je salue l'évidente clarification.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.