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Quand j'ai piqué des deux et un fard

Featured Replies

Posté(e)

A une mère d’élève

 

 

Quand j’ai piqué des deux et un fard

 

 

Vous êtes entrée en lice

 

Vous êtes venue  parler de votre fils

 

Un trublion solaire mais pas  du tout scolaire

 

Pour moi une sorte de complice

 

 

Tout d’un coup en face de vous

 

Mon visage a pris en croupe mes deux joues

 

Qui tient la bride

 

 

Et le chevaléon

Eperdument de  l’épiderme

Rougeoyant sous l’éperon

 

N’écarte pas

 

Je force ma  bonne figure

 

Je n’en peux mais

 

Mais je poursuis la conversation

 

Les mots n’ont rien à voir

Mais je vois vos  yeux qui voient

 

Vous avez la délicatesse

 

Vous avez sur la langue un  cheveu

C’est ça qui m’a trouvé

 

Troublé

 

Et je vous remercie

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
  • Administrateur

Une véritable liberté d'écriture se manifeste à travers cette complète déstructuration. Une lecture surprenante mais qui n'est pas sans déplaire.

  • Le sujet a été épinglé
Posté(e)

Bienvenue @Jean Meilhot !

Avec une économie de moyens et des images surprenantes, ce texte restitue l’instant où une interaction banale devient un théâtre de gêne et d’attirance subliminale.

Le narrateur, ridicule et touchant, est comme un animal pris au piège de ses propres réactions : rougissements, mots maladroits.

La mère, elle, reste une énigme : complice ? amusée ? indifférente ?

L’absence de ponctuation renforce l’impression de flux nerveux, comme si le poème était pensé en direct, sous le coup de l’émotion.

"À une mère d’élève" est donc une miniature poétique sur les faux-semblants sociaux, où le langage dit moins que les corps et les regards.

Le 26/07/2025 à 12:16, Jean Meilhot a écrit :

Les mots n’ont rien à voir

Mais je vois vos  yeux qui voient

et le titre est recherché ...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème riche et distancié, une situation du quotidien qui est l'occasion pour la plume de dévoiler toute son originalité.

Une lecture bien agréable et un grand "bienvenue !" parmi nous !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le trouble se lit, profond et si intense, @Jean Meilhot Belle lecture !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 26/07/2025 à 12:16, Jean Meilhot a écrit :

Les mots n’ont rien à voir

Mais je vois vos  yeux qui voient

Toute l’ambiguïté du trouble ressenti se trouve dans ces deux vers. Ça s´appelle tomber sous le charme, comme nous sous celui du poème.

Posté(e)

Mon imagination n'a pas de détours quand elle lit votre poème.

Silences. Troubles. Non-dits. Et pourtant. Je vois.

Merci pour le partage.

Soyez le bienvenu @Jean Meilhot

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une rencontre poétisée avec un art particulier…

  • Le sujet a été désépinglé

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