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L'expérience

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

Il est temps que ta main au tranchant de la tempe

salue dernier gala ce trop piteux destin

Si fertile en néant dès le tôt du matin

La soirée se termine il s’éteint toute lampe

 

Je me croyais encor quelque vaine existence

Mais mon âme elle-même oscille du culot

La lune ne luit plus l’astre est sourd comme un pot

Tout n’est plus que l’ombre d’une âpre somnolence

 

J’entends femme et enfants que je n’ai jamais eus

Se réjouir pour en rire enfin il est parti

Bonnes gens attendez pour bientôt c’est fini

 

Que faut-il regretter qui  me fût jamais dû

L’amour furieux four où rancit l’espérance

La vie l’humain le monde ô denrées de l’Ubu !

Posté(e)

 L'absence de ponctuation souligne l'écoulement ininterrompu du temps vers le néant. La référence finale à Ubu renforce l'impression d'ironie désabusée de ton poème !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"Dernier gala" mais non dernier poème, j'espère !

Belle réflexion approfondie et bilan désabusé en forme de confidence sur une vie, l'existence a épuisé ses charmes et éteint toute espérance.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il y a tant d'intensité dans ces "mots", @Thy Jeanin Des questionnements profonds... sur l'existence.

Jamais rien n'est vain....

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Merdre alors, tout n’est donc que vanité, la vie, l’amour ! Le sonnet est parfait pour traduire cette absurdité dont chacun fait l’expérience.

Posté(e)
Il y a 3 heures, Thy Jeanin a écrit :

Tout n’est plus que l’ombre d’une âpre somnolence

 

Un sonnet existentiel brillant, un tantinet désabusé, mais pas trop heureusement.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 7 heures, Thy Jeanin a écrit :

Il est temps que ta main au tranchant de la tempe

salue dernier gala ce trop piteux destin

Si fertile en néant dès le tôt du matin

La soirée se termine il s’éteint toute lampe

Une écriture qui laisse transparaître toute la beauté et la profondeur de ce destin…

Posté(e)
  • Administrateur

Superbe poème d’adieu version fin de banquet, avec rideau qui tombe, chandelles éteintes et acteurs fatigués. On sent dans ces lignes l’héritage d’un certain théâtre de l’absurde (Ubu, bien sûr, mais aussi Beckett), avec cette façon de tourner le tragique en grotesque.

Posté(e)

Que faut-il oublier, que faut-il distiller, emporter avec soi tel un secret lourd à porter, que faut-il regretter ?

Faut-il préparer un bagage lorsque les pas de l'âge se rapprochent du dernier souffle ?

Un poème qui discute avec la fin de la vie.

Posté(e)
Il y a 22 heures, Thy Jeanin a écrit :

 

Il est temps que ta main au tranchant de la tempe

salue dernier gala ce trop piteux destin

Si fertile en néant dès le tôt du matin

La soirée se termine il s’éteint toute lampe

 

Je me croyais encor quelque vaine existence

Mais mon âme elle-même oscille du culot

La lune ne luit plus l’astre est sourd comme un pot

Tout n’est plus que l’ombre d’une âpre somnolence

 

J’entends femme et enfants que je n’ai jamais eus

Se réjouir pour en rire enfin il est parti

Bonnes gens attendez pour bientôt c’est fini

 

Que faut-il regretter qui  me fût jamais dû

L’amour furieux four où rancit l’espérance

La vie l’humain le monde ô denrées de l’Ubu !

La vie humaine : une sacrée ou satanée expérience, peut-être est-il une autre expression entre ces extrêmes, chacun donne le ton et la note musicale à sa vie et ton poème Thy Jeanin est un très beau pamphlet de ce qu’elle peut être aussi 😉💫

Posté(e)

J'espère que ton arme virtuelle n'est chargée que de mots désabusés...et c'est pourtant avec les mots aussi que l'on revit

et écrit sa vie.

Rien n’est jamais acquis à l’homme

Ni sa force ni sa faiblesse ni son coeur

Et quand il croit ouvrir ses bras

son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux...

"

Aragon.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Bon, puisque l'âme oscille du culot, c'est qu'il ne fait pas encore noir. Merci!

  • 6 mois plus tard...
Posté(e)

Dire au revoir dans un beau mouvement signalé en première strophe à tout ce qui a été, tout ce qu'on n'a pas eu tient du panache.

Je retiens les liens entre la lampe et son culot entre vers 4 et vers 6, d'autant plus magnifiquement que les deux termes renvoient à des thèmes différents : le soir et l'âme. Mais le lien est là, présent dans le temps (soir / mort). La poésie n'en est que plus unie, comme un serpentin déroulé - mais pas arraché - après la fête.

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