Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Oubli

Featured Replies

Posté(e)
  • Un mot s’est jeté
    Dans le vide imparfait
    De ma mémoire,
    Il git au fond d’un désespoir
    Inanimé, à demi recouvert de poussière,

    Il git au côté d’autres mots,
    Enchevêtré entre les maux.
    Sur son flanc gauche
    Le saignement du temps
    A l’ivresse des nuits, aux éternels devoirs


    Le vois-tu cet acrobate
    Qui, sur les vents fous
    De nos incertitudes,
    Avance vers nos morts.
    Le vois-tu comme une dernière porte,

    Entends-tu au revers de lui-même
    Son chant douloureux s’éteindre.

    Vois -tu d’invisibles tombeaux
    Qui seraient nos vastes demeures,
    Tant l’absence serait en nous.
    Le vois-tu qui va dans l’autre, de moi-même,

    Le vois-tu, ce mot,
    Et si tu le voyais
    Crierais tu assez fort
    Pour que je t’entende,
    Là-bas, perdu en un sommeil retrouvé.

    Il est en moi, sous l’aube safran,
    Ses mains noires serrent ma gorge,
    Mais qui le sait, qui le sait ?
    Et ses mains noires serrent ma gorge comme un sanglot

    Venu de l’oubli.

Posté(e)
  • Administrateur

Ce n'est pas exactement la poésie à lire pour se remonter le moral un lundi matin pluvieux mais vous le savez mon cher Thierry, c'est aussi pour cela que j'aime vos vers, en toute subjectivité assumée 🙂

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un univers crépusculaire dans lequel les mots deviennent silence, silence de mort !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il est en moi, sous l’aube safran,
Ses mains noires serrent ma gorge,
Mais qui le sait, qui le sait ?
Et ses mains noires serrent ma gorge comme un sanglot

Venu de l’oubli.

Très émouvant poème, @Thierry Demercastel

Un oubli si ancré dans la mémoire, encore si vivant...

Modifié par Sophie

Posté(e)
Il y a 6 heures, Thierry Demercastel a écrit :

Sur son flanc gauche
Le saignement du temps

il y a quelque chose du dormeur du val ... presque aussi violente, la guerre du temps ... magnifique @Thierry Demercastel

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 11 heures, Thierry Demercastel a écrit :

Le vois-tu, ce mot,
Et si tu le voyais
Crierais tu assez fort
Pour que je t’entende

Dans ce monde où tout est de suite relégué et remplacé, cette appel est un cri nécessaire. Merci @Thierry Demercastel .

Posté(e)
Il y a 14 heures, Thierry Demercastel a écrit :
  • Un mot s’est jeté
    Dans le vide imparfait
    De ma mémoire,
    Il git au fond d’un désespoir
    Inanimé, à demi recouvert de poussière,

    Il git au côté d’autres mots,
    Enchevêtré entre les maux.
    Sur son flanc gauche
    Le saignement du temps
    A l’ivresse des nuits, aux éternels devoirs


    Le vois-tu cet acrobate
    Qui, sur les vents fous
    De nos incertitudes,
    Avance vers nos morts.
    Le vois-tu comme une dernière porte,

    Entends-tu au revers de lui-même
    Son chant douloureux s’éteindre.

    Vois -tu d’invisibles tombeaux
    Qui seraient nos vastes demeures,
    Tant l’absence serait en nous.
    Le vois-tu qui va dans l’autre, de moi-même,

    Le vois-tu, ce mot,
    Et si tu le voyais
    Crierais tu assez fort
    Pour que je t’entende,
    Là-bas, perdu en un sommeil retrouvé.

    Il est en moi, sous l’aube safran,
    Ses mains noires serrent ma gorge,
    Mais qui le sait, qui le sait ?
    Et ses mains noires serrent ma gorge comme un sanglot

    Venu de l’oubli.

Il est des angoisses existentielles qui nous étreignent jusqu’aux confins de nos désespoirs, poussant nos vies à la mort…

Votre poème est beau reflet de ces souffrances, ce mot qui ne peut se faire entendre est d’un symbolisme très puissant, tout l’ensemble est particulièrement subtil 💫

Posté(e)

J'ai aimé cette personnification.du mot, cet acrobate fou qui s'accroche et ne nous lâche pas.

C'est très bien construit .

Posté(e)

@Thierry Demercastel

Heureusement, le poète garde la tête dans les étoiles... au top !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 27/06/2025 à 16:17, Thierry Demercastel a écrit :

Entends-tu au revers de lui-même
Son chant douloureux s’éteindre.

Le mot insaisissable de la douleur, que la poésie permet cependant d’évoquer de façon poignante.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un mot, un seul et il induit une quête existentielle. Des vers saisissants!

  • 6 mois plus tard...
Posté(e)
Le 27/06/2025 à 16:17, Thierry Demercastel a écrit :

Il git au côté d’autres mots,
Enchevêtré entre les maux.
Sur son flanc gauche
Le saignement du temps
A l’ivresse des nuits, aux éternels devoirs

Une strophe qui contient la quête du poète et aussi sa tristesse de ne pouvoir écrire comme il le souhaiterait.

Je m'empresse d'ajouter que cette croisade (ainsi nommée faute de mieux au sens d'entreprise de création perpétuelle) est ici talentueusement évoquée avec les mots et les "maux" pour le dire.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.