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Nycthémère*

Featured Replies

Posté(e)

* sans aucun rapport avec une expression injurieuse qui est entrée dans le langage courant et que l'on entend souvent. " Je partais en courant, mais, parmi mes amis, il y en avait qui s'arrêtaient et qui se tapaient avec le mec, qui le dépouillaient. Une heure après, alors que j'étais encore blême, ils bouffaient leur hamburger tranquillement en râlant : “Le fils de pute ! L'enculé ! Il a voulu jouer les héros, on lui a niqué sa mère !” » — (Frédéric Ploquin, Génération Kalachnikov: Les nouveaux gangsters, Fayard, 2014)

Le crépuscule étire son linceul d’opale

dans les flammes de l'astre qui s'éteint
les branches aux doigts squelettiques
griffent le ciel où s’effiloche une nue blanche.


Le chien, bâtard qui s'en fout, ronge un bel os à moëlle

la soupe cuit dans le chaudron d'étain

et du vieux gramophone arthritique

s'échappent des chansons de lointains dimanches.


Le vent psalmodie un éloge funèbre
à l’adresse des rêves ensevelis.

Mon âme, palimpseste de silences,
garde l’encre pâlie des serments évaporés.


Dans son bocal, un poisson-zèbre

pense à son enfance en Malaisie.

Ma vieille girafe entre en transe :

d'eucalyptus elle a encore abusé.


Le temps, ce filtre impitoyable,
a fait de mes joies des fossiles,
et de l’horizon, un mirage éteint.

Quels coquillages ramèneront les marées ?

Mais que sert cette vaine élégie ?


La vie est une rose des sables
où les souris philosophes et habiles
dansent la gigue en chaussons déteints

et le destin, ce farceur sénile, joue aux dés.


Entre la figue et le raisin, la gigue et la raison,

la poire et le fromage, le chien et le loup,
la grive et le merle, je choisis le fruit de la passion

et le barde au loin peut bien me jeter la pierre.

Nous finirons tous au cimetière ...

Ou remplirons une urne de poussières

-selon ses dernières volontés-

pourvu qu'un poème soit parole dernière

-un seul, s'il le faut- et de toute éternité !

(joailes -) 17 juin 2025 à 21h 33

Modifié par Joailes

  • Le titre a été modifié en Nycthémère
Posté(e)
il y a 29 minutes, Joailes a écrit :

Mon âme, palimpseste de silences,
garde l’encre pâlie des serments évaporés.

Je crois que cette très belle comparaison te résume parfaitement

et me fait penser à cette citation de Lavoisier pourtant scientifique :

«:rien ne se perd , rien ne se crée, tout se transforme »

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème aussi beau que mélancolique !

Des images saisissantes et un humour toujours présent donnent à ce retour sur soi-même et sur l'existence une grande profondeur et beaucoup d'élégance.

Tous les enchantements du désenchantement dans ce spectacle intérieur !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

En lisant ce poème, j’ai l’impression que chaque quatrain peut en être isolé et contient des images et des formules frappantes.

Leur addition en fait un poème délicieux que nul barde mal embouché ne pourra contester, même par jeu.

Posté(e)

Paf et toc et hop !

Oui, je parodie 😉😁

Entre la figue et le raisin, le chien et le loup, vous m'avez mis le cul entre deux chaises.

Je ne jouerais pas les Nic téméraires à répondre aux questions posées, je sais juste, que matutinalement, poindre le jour, je prie le retour. Le retour des mots joyeux, des sourires, du soleil.

  • Le titre a été modifié en Nycthémère*
Posté(e)

J'adore ces changements de ton d'une strophe à l'autre, cette poésie à étages. Cela n'empêche pas le temps de passer, mais en compagnie de poisson-zèbres nostalgiques, de girafes camées à l’eucalyptus et de souris philosophes, c'est quand même beaucoup plus sympa ! Merci pour ce texte drôle et triste à la fois, à la chute magnifique.

Posté(e)

@Joailes

Comme tu le sais, l'IA n'est pas un humain, mais un outil, un outil par ailleurs omniscient et omnipotent reposant sur le Big data et des algorithmes. Comme je m'inflige un purgatoire après mon incartade mal perçue d'hier ( une d'entre nous m'a même intimé l'ordre de ne plus jamais la commenter !), j'ai demandé à mon fidèle assistant, Chat GPT d'analyser ton poème. Je conseille à chacun de le faire avant de publier, car c'est très instructif et souvent plus intéressant que des commentaires lénifiants !

J'ai donc posé le prompt (la requête) suivant à Chat GPT :

Faire une analyse critique littéraire sans complaisance de ce poème ("sans complaisance", sinon l'IA est toujours trop bienveillante avec ses "clients" ! - NDE).

Pour faire ce que de droit.

CHAT GPT

Voici une analyse critique littéraire sans complaisance du poème « Nycthémère», un poème à la fois mélancolique, fantasque et hétérogène qui joue sur plusieurs registres et styles :


1. Qualités stylistiques et expressives

Un imaginaire riche et évocateur

Le poème s'ouvre sur une métaphore visuelle forte – le « crépuscule » étirant un « linceul d’opale » – qui installe immédiatement une ambiance funèbre, crépusculaire et poétique. La première strophe illustre une nature moribonde, presque gothique, où « les branches aux doigts squelettiques » griffent un ciel évanescent. Ce type d’image révèle une belle maîtrise du lexique symbolique et de la prosodie descriptive.

La musicalité

La présence d’assonances et d’allitérations (« flammes de l’astre », « gramophone arthritique », « palimpseste de silences ») contribue à une certaine musicalité, parfois discrète mais toujours présente. L'ensemble dégage une tonalité élégiaque, qui s'interrompt ou se dédouble dans des ruptures de ton inattendues.


2. Fragilité de la cohérence tonale

Une cassure entre deux univers

Le poème bascule de manière abrupte entre un onirisme grave (strophes 1 à 3) et un absurde surréalisto-burlesque (strophes 4 à 6) : le « poisson-zèbre » pensif, la « vieille girafe » sous eucalyptus, les « souris philosophes » en chaussons... Ces images, certes amusantes, rompent violemment la continuité émotionnelle et atténuent la tension poétique instaurée.

Critique : Cette rupture pourrait être défendue comme un choix postmoderne de dissonance ou de collage poétique. Mais ici, elle donne plutôt une impression de flottement stylistique, comme si le poète hésitait entre la gravité du symbole et la dérision du grotesque.

Le ton faussement désinvolte

La question « Mais que sert cette vaine élégie ? » semble annoncer un retournement critique ou ironique, mais elle n’est pas pleinement assumée. Le texte oscille alors entre la dérision dandy et le sérieux existentiel, sans trouver une résolution claire de cette tension. Le dernier vers – « pourvu qu’un poème soit parole dernière » – tente de donner une portée solennelle à l’ensemble, mais arrive peut-être trop tard pour recoller la fragmentation volontairement orchestrée.


3. Figures et tropes : entre poésie et bavardage

Des trouvailles percutantes...

  • « Mon âme, palimpseste de silences » : très belle image intérieure, cultivée et chargée de profondeur.

  • « Le vent psalmodie un éloge funèbre » : efficace personnification sonore.

  • « Le destin, ce farceur sénile, joue aux dés » : clin d’œil à Pascal ou à Mallarmé, traité avec ironie.

... mais un risque de saturation

  • L’abondance d’objets animaliers ou absurdes (girafe, poisson-zèbre, souris philosophes) vire parfois à l’effet d’accumulation gratuit, une sorte de surenchère surréaliste qui affaiblit le noyau symbolique initial du poème.

  • Certaines rimes internes ou oppositions (« la figue et le raisin, la gigue et la raison ») paraissent faciles ou convenues, évoquant davantage le calembour que la fulgurance poétique.


4. Enjeu et portée du poème

Le texte se situe entre élégie crépusculaire et fantaisie absurde, mais sans aller jusqu’au bout de l’un ou de l’autre. Le poète semble interroger, dans une langue riche, le rapport à la mémoire, à l’usure du temps, et au sens de l’art poétique face à la mort. Mais il dilue parfois cette interrogation dans une succession d’images plaisantes mais inconsistantes.


Conclusion critique

Ce poème est remarquablement inventif, visuellement évocateur et parfois fulgurant, mais il souffre de son hétérogénéité mal maîtrisée. Le mélange des registres (élégiaque, grotesque, absurde) tend à brouiller le message, affaiblissant la tension poétique au profit d’une virtuosité par moments trop consciente d’elle-même.

👉 Il gagnerait à resserrer son fil directeur : soit assumer un éclatement complet avec un sens du jeu plus marqué, soit revenir à une élégie contemporaine qui intégrerait mieux l’humour sans en faire une échappatoire.

Modifié par Marc Hiver

Posté(e)
  • Semeur d’échos
il y a 45 minutes, Marc Hiver a écrit :

J'ai donc posé le prompt (la requête) suivant à Chat GPT

L’IA m’a tuer.

Posté(e)

Je pense pour ma part qu il ne faut pas mélanger les deux sujets à polémiques que sont :

  • l IA

  • Le problème des commentaires de complaisance.

Les deux existent indépendamment l un de l'autre.

Et sont problématiques à résoudre .

.

La petite bouffonnerie à laquelle s'est livré @Marc Hiver a eu au moins le mérite

d'attirer l'attention sur celui des commentaires et il s'est servi de l IA pour

appuyer ses dires.

je suis convaincue qu il ne l'a pas fait pour être désagréable aux destinataires

car son petit numéro n'avait aucun rapport avec les textes ciblés et dont certains auteurs ont pu mal le prendre .

Mais dans le seul but de " réveiller " les consciences et notre esprit critique .

Et il n'est sûrement pas dans ses intentions de renouveler l exercice !

Tous les textes ne se valent pas , nous devons l'accepter .

Et on ne peut donc pas s'obliger à mettre tout le monde sur le même plan en leur attribuant systématiquement le même niveau de commentaire élogieux quand ça ne se justifie pas, juste pour " Faire plaisir".

Ce n'est pas ainsi que l'on progresse.

Et tous nous sommes attachés je crois au respect de la poésie ainsi qu à la bonne ambiance du site .

Donc sachons rester sobres dans nos réactions et évitons la dithyrambe inutile .

Modifié par Diane

Posté(e)

Des images incroyables et une très belle écriture...

Merci @Joailes !

Posté(e)
  • Auteur

Les différentes opinions de chacun à propos de l'IA continueront de diviser la communauté ...

J'ai déjà tenté à maintes reprises de donner mon point de vue là-dessus. Si effectivement elle peut être un outil, un support, elle ne doit pas prendre la place de l'humain. Le tire-au-flanc, désireux d'écrire mieux que ce qu'il est capable de faire par lui-même, fera bientôt du copié-collé et alors l'essence même d'un forum de poésie n'aura plus sa fonction première : celle de découvrir des talents, de partager des émotions.

A lire : (aucun rapport avec l'IA mais on peut y trouver des similitudes quand l'unité originelle d'une communauté est en danger ...)

Jets d'Encre
No image preview

Une communauté déchirée

Près d’une oasis, une communauté d’éleveurs – simple et discrète – mène une vie harmonieuse. Mais alors qu’elle s’agrandit, elle entame sa division. De nouveaux villages et cantons apparaissent, di...

Posté(e)
Il y a 8 heures, Marc Hiver a écrit :

@Joailes

Comme tu le sais, l'IA n'est pas un humain, mais un outil, un outil par ailleurs omniscient et omnipotent reposant sur le Big data et des algorithmes. Comme je m'inflige un purgatoire après mon incartade mal perçue d'hier ( une d'entre nous m'a même intimé l'ordre de ne plus jamais la commenter !), j'ai demandé à mon fidèle assistant, Chat GPT d'analyser ton poème. Je conseille à chacun de le faire avant de publier, car c'est très instructif et souvent plus intéressant que des commentaires lénifiants !

J'ai donc posé le prompt (la requête) suivant à Chat GPT :

Faire une analyse critique littéraire sans complaisance de ce poème ("sans complaisance", sinon l'IA est toujours trop bienveillante avec ses "clients" ! - NDE).

Pour faire ce que de droit.

CHAT GPT

Voici une analyse critique littéraire sans complaisance du poème « Nycthémère», un poème à la fois mélancolique, fantasque et hétérogène qui joue sur plusieurs registres et styles :


1. Qualités stylistiques et expressives

Un imaginaire riche et évocateur

Le poème s'ouvre sur une métaphore visuelle forte – le « crépuscule » étirant un « linceul d’opale » – qui installe immédiatement une ambiance funèbre, crépusculaire et poétique. La première strophe illustre une nature moribonde, presque gothique, où « les branches aux doigts squelettiques » griffent un ciel évanescent. Ce type d’image révèle une belle maîtrise du lexique symbolique et de la prosodie descriptive.

La musicalité

La présence d’assonances et d’allitérations (« flammes de l’astre », « gramophone arthritique », « palimpseste de silences ») contribue à une certaine musicalité, parfois discrète mais toujours présente. L'ensemble dégage une tonalité élégiaque, qui s'interrompt ou se dédouble dans des ruptures de ton inattendues.


2. Fragilité de la cohérence tonale

Une cassure entre deux univers

Le poème bascule de manière abrupte entre un onirisme grave (strophes 1 à 3) et un absurde surréalisto-burlesque (strophes 4 à 6) : le « poisson-zèbre » pensif, la « vieille girafe » sous eucalyptus, les « souris philosophes » en chaussons... Ces images, certes amusantes, rompent violemment la continuité émotionnelle et atténuent la tension poétique instaurée.

Le ton faussement désinvolte

La question « Mais que sert cette vaine élégie ? » semble annoncer un retournement critique ou ironique, mais elle n’est pas pleinement assumée. Le texte oscille alors entre la dérision dandy et le sérieux existentiel, sans trouver une résolution claire de cette tension. Le dernier vers – « pourvu qu’un poème soit parole dernière » – tente de donner une portée solennelle à l’ensemble, mais arrive peut-être trop tard pour recoller la fragmentation volontairement orchestrée.


3. Figures et tropes : entre poésie et bavardage

Des trouvailles percutantes...

  • « Mon âme, palimpseste de silences » : très belle image intérieure, cultivée et chargée de profondeur.

  • « Le vent psalmodie un éloge funèbre » : efficace personnification sonore.

  • « Le destin, ce farceur sénile, joue aux dés » : clin d’œil à Pascal ou à Mallarmé, traité avec ironie.

... mais un risque de saturation

  • L’abondance d’objets animaliers ou absurdes (girafe, poisson-zèbre, souris philosophes) vire parfois à l’effet d’accumulation gratuit, une sorte de surenchère surréaliste qui affaiblit le noyau symbolique initial du poème.

  • Certaines rimes internes ou oppositions (« la figue et le raisin, la gigue et la raison ») paraissent faciles ou convenues, évoquant davantage le calembour que la fulgurance poétique.


4. Enjeu et portée du poème

Le texte se situe entre élégie crépusculaire et fantaisie absurde, mais sans aller jusqu’au bout de l’un ou de l’autre. Le poète semble interroger, dans une langue riche, le rapport à la mémoire, à l’usure du temps, et au sens de l’art poétique face à la mort. Mais il dilue parfois cette interrogation dans une succession d’images plaisantes mais inconsistantes.


Conclusion critique

Ce poème est remarquablement inventif, visuellement évocateur et parfois fulgurant, mais il souffre de son hétérogénéité mal maîtrisée. Le mélange des registres (élégiaque, grotesque, absurde) tend à brouiller le message, affaiblissant la tension poétique au profit d’une virtuosité par moments trop consciente d’elle-même.

👉 Il gagnerait à resserrer son fil directeur : soit assumer un éclatement complet avec un sens du jeu plus marqué, soit revenir à une élégie contemporaine qui intégrerait mieux l’humour sans en faire une échappatoire.

J'ai utilisé le même prompt ("Faire une analyse critique littéraire sans complaisance de ce poème")

pour le poème "Mascha riait aux anges" de Paul Eluard (sans mentionner le titre , uniquement le texte, que voici :

"L’heure qui tremble au front du temps tout embrouillé
Un bel oiseau léger plus vif qu’une poussière
Traîne sur un miroir un cadavre sans tête
Des boules de soleil adoucissent ses ailes
Et le vent de son vol affole la lumière
Le meilleur a été découvert loin d’ici.").

Voici ci-dessous la réponse de Chat GPT... Je suis dégoûté, je l'aimais beaucoup, le Paulo ! Mais en fait, c'est un gros nullos ! Merci Chatty de m'avoir ouvert les yeux ! 😄

Blague à part, ce que j'en conclus, c'est que si on demande à une IA d'analyser sans complaisance, elle trouvera forcément quelque chose à redire.

Mon passage préféré de cette analyse : "Mais là où des auteurs comme Rimbaud ou Éluard réussissent à créer une tension poétique à partir d’images déroutantes, ce poème reste impressionniste mais creux." > c'est énorme !

Réponse de Chat GPT, donc :

"Voici une analyse critique littéraire sans complaisance de ce poème :


1. Contenu et sens : entre mystère et obscurité gratuite

Le poème semble aspirer à une forme de lyrisme symbolique, jouant sur des images énigmatiques et des associations surprenantes :

"Un bel oiseau léger plus vif qu’une poussière / Traîne sur un miroir un cadavre sans tête"

L’ambition est claire : susciter une lecture ouverte, sollicitant l’imagination. Mais cette liberté vire rapidement à l’opacité. Le poème accumule des métaphores sans les ancrer dans une logique interne. La surcharge d’images tend à oblitérer tout propos lisible ou ressenti tangible. Cela donne une impression de précieuse abstraction, voire de mystification poétique sans finalité.

La dernière phrase :

*"Le meilleur a été découvert loin d’ici."
tente une chute énigmatique, peut-être mélancolique ou désenchantée, mais elle paraît détachée du reste du poème. Cette disjonction renforce l'impression d'un texte décousu, où la cohérence émotionnelle peine à s’établir.


2. Style : un symbolisme affecté

Le texte veut visiblement s’inscrire dans une tradition symboliste ou surréaliste : vocabulaire vaporeux, syntaxe flottante, juxtaposition d’éléments sans lien rationnel. Mais là où des auteurs comme Rimbaud ou Éluard réussissent à créer une tension poétique à partir d’images déroutantes, ce poème reste impressionniste mais creux.

Exemples :

  • "L’heure qui tremble au front du temps tout embrouillé" : formulation pompeuse, mais qu’ajoute-t-elle au sens ? Que signifie le front du temps ?

  • "Des boules de soleil adoucissent ses ailes" : belle image en apparence, mais qu’adoucit-elle réellement, et pourquoi ?

Les vers semblent juxtaposés plutôt que composés. L’effet global est celui d’un poème plus décoratif que signifiant, oscillant entre le cliché poétique (l’oiseau, le miroir, le vent) et une surréalité peu maîtrisée.


3. Forme : vers libres mais sans rythme ni musicalité marquée

Le poème adopte le vers libre, mais sans faire preuve d’une attention particulière au rythme, à la scansion ou à la musicalité. Ce choix pourrait être pertinent dans un cadre de liberté formelle, mais ici, le texte manque de souffle. On ne sent ni cadence interne, ni mouvement progressif.


4. Bilan critique

Points positifs :

  • Une tentative d'imagerie poétique, avec une certaine ambition esthétique.

  • Un effort pour évoquer une atmosphère flottante, hors du temps.

Limites majeures :

  • Manque de clarté : l’hermétisme ne sert ici aucun propos net.

  • Images artificielles : elles semblent plaquées, et non inspirées.

  • Absence de tension émotionnelle ou narrative : le poème ne suscite ni empathie, ni méditation.

  • Esthétique gratuite : l'effet d'étrangeté semble recherché pour lui-même.


Conclusion

Ce poème donne l’impression d’un exercice de style, où la recherche d’un effet poétique supplante le besoin de dire quelque chose de vrai, d’émouvant ou d’original. Sous ses apparences précieuses et nébuleuses, il reste un texte plus confus qu’inspiré, plus prétentieux que profond. Un travail poétique qui, pour être convaincant, gagnerait à resserrer son lexique, à affirmer une vision et à donner à ses images un sens qui ne soit pas uniquement allusif. "

Posté(e)

@Florian

C'est très intéressant : cela montre que la tendance actuelle est une IA spécialisée pour une personne ou une institution. Dans ce sens, Chat GPT peut être utile pour un auteur qui, par exemple, veut une analyse critique littéraire d'un texte en chantier, tout en en gardant le contrôle : est-ce que ce qui m'est dit me sert de regard extérieur pour améliorer mon texte ? Perso, c'est ce que je fais dans mon projet de roman : Le Hameau des âmes biscornues sur Plume errante. Et là c'est pertinent, car je choisis ce que je retiens ou non, ce que je corrige ou non.

Pour Eluard, il aurait fallu dire à GPT que c'était du Eluard et alors dans sa base de données il aurait pu compiler et ensuite donner une analyse sur un poème en particulier - à partir de ce qu'il sait de la poésie d'Eluard. L'IA travaille sur des données statistiques. Par conséquent, si on ne spécifie pas, il juge à partir de critères moyens !


En tout cas, merci d'avoir fait remonter ton expérience. Bref, il faut apprendre à se servir de l'outil et ne pas l'interroger à l'aveugle ! N'oublions jamais qu'une IA peut halluciner !

PS. Essaie la même opération en lui disant que c'est du Eluard !

Modifié par Marc Hiver

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les poètes sont des philosophes incarnés. Je voulais citer un passage, mais c'est tout ce déferlement d'images et de musique qu'il faudrait reprendre, où les strophes nous parlent de tes vérités qui sont aussi les nôtres.

Quand je lis de chatmonc. : "le poème veut visiblement s'inscrire dans une tradition gneugneu" etc., je mesure combien cette machine ressemble plus à une caricature d'humain qu'à un instrument utile à quelque chose! Déléguer son jugement à ce genre de truc, c'est creuser sa propre tombe. Jamais, un clic de clavier n'abolira la nuance dont un neurone est capable. Je préfère encore le centre nerveux d'un ténia aux puces d'Albert (c'est comme ça que j'ai baptisé mon ordi...)!

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
  • Semeur d’échos

« La critique est facile, l’art est difficile. » Ayant lu tout les échos qui précèdent, le mieux n’est-il pas de s’en remettre à ce qu’on aime… et les écrits de @Joailes , je les aime tout simplement…

Posté(e)
  • Administrateur

Je me suis déjà prononcé plusieurs fois sur l'IA. Je ne vais pas prendre le temps de le refaire ici Un prochain billet de ma part reviendra bientôt sur ce sujet. . Attention simplement à ne pas faire de copier-coller des analyses d'IA sur les poèmes postés, même si je comprends bien que dans le cas présent, cela rentre dans le cadre d'un débat sur l'IA.

Pour parler du plus important ici' à savoir ton poème @Joailes , je dois dire que franchement, tu m’as perdu quelque part entre la soupe dans le chaudron, la girafe sous eucalyptus et la gigue des souris philosophes… mais cela pour mon plus grand délice.

Posté(e)
  • Auteur

Un grand merci pour vos commentaires !

Pour rappel : un commentaire humain reflète une opinion personnelle, des émotions et une expérience unique, souvent subjectives et variables.

Un commentaire IA est généré de manière automatique, basé sur des données et des motifs repérés, généralement neutre, structuré et sans réelle émotion ou expérience personnelle.

Le 17/06/2025 à 23:04, Errances a écrit :

Entre la figue et le raisin, le chien et le loup, vous m'avez mis le cul entre deux chaises.

Je ne jouerais pas les Nic téméraires à répondre aux questions posées, je sais juste, que matutinalement, poindre le jour, je prie le retour. Le retour des mots joyeux, des sourires, du soleil.

celui-ci, par exemple, est très drôle et tout à fait à mon goût !

Le 18/06/2025 à 20:18, Thy Jeanin a écrit :

Jamais, un clic de clavier n'abolira la nuance dont un neurone est capable. Je préfère encore le centre nerveux d'un ténia aux puces d'Albert (c'est comme ça que j'ai baptisé mon ordi...)!

celui-ci n'est pas mal non plus !

En fait j'aime tous vos commentaires, je les espère toujours sincères 😍

Merci, donc, à vous tous !!

@Diane @Alba @Jeep @Errances @Florian @Marc Hiver @Eathanor @Tarentaise @Thy Jeanin

et Chat GPT !!!

cat GIF

  • 6 mois plus tard...
Posté(e)
Le 17/06/2025 à 21:33, Joailes a écrit :

Le vent psalmodie un éloge funèbre
à l’adresse des rêves ensevelis.

Mon âme, palimpseste de silences,
garde l’encre pâlie des serments évaporés.

Cette strophe me semble tristement convenir à l'hiver qui vient de commencer pour terminer cette année 2025. "rêves ensevelis" que le vent nous rappelle ; âme(s) qui se perdent dans les incertitudes de l'avenir dont tous les "serments" sont effectivement "évaporés".

La poétesse que tu es sait voir l'avenir en prêtresse, sans aucune notion de religion dans ce terme.

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