Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Qui es-tu

Featured Replies

Posté(e)

Qui es tu pour te poser sur mon front

Avec tes lèvres de marbre

Tes yeux maquillés d’un silence

 

Qui es-tu à cette heure

Quand fredonne l’hiver revenu

 

Tu as dans tes longs soupirs

Ces musiques d’autrefois

Ces visages glacés s’évanouissant

Qu’on ne peut retenir

 

Le flottement d’un écho

Qui te ressemble tant

Où pleurent les mots désarticulés

 

Qui es-tu quand tout s’abandonne

Et que renait le jour

Qui, de l’épine ou de la rose,

Fait vibrer en nous de vastes songes

Dont nous n’atteignions jamais le rivage

 

Qui es-tu quand tu viens muet

Au seuil d’une brève solitude

Et que l’air soudain s’emplit d’absence

 

Derrière la fenêtre chemine la brise

Le feuillage des arbres en mouvements confus

Semble rythmer le temps qui reste

 

Mais la brise, immortel souffle,

S’en est allée aux bras du temps

 

Qui es-tu délicieux et si brutal à la fois

Toi que l’on nomme silence

Quand s’évadent tant de choses

Et que tu sembles vouloir les retenir


Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau poème, infiniment mélodieux en dépit ou grâce du(au) thème !

Les images sont délicates, c'est un plaisir de lecture !

Posté(e)

Un questionnement hautement poétique.

Posté(e)
il y a une heure, Thierry Demercastel a écrit :

Qui es tu pour te poser sur mon front

Avec tes lèvres de marbre

Tes yeux maquillés d’un silence

 

Qui es-tu à cette heure

Quand fredonne l’hiver revenu

 

Tu as dans tes longs soupirs

Ces musiques d’autrefois

Ces visages glacés s’évanouissant

Qu’on ne peut retenir

 

Le flottement d’un écho

Qui te ressemble tant

Où pleurent les mots désarticulés

 

Qui es-tu quand tout s’abandonne

Et que renait le jour

Qui, de l’épine ou de la rose,

Fait vibrer en nous de vastes songes

Dont nous n’atteignions jamais le rivage

 

Qui es-tu quand tu viens muet

Au seuil d’une brève solitude

Et que l’air soudain s’emplit d’absence

 

Derrière la fenêtre chemine la brise

Le feuillage des arbres en mouvements confus

Semble rythmer le temps qui reste

 

Mais la brise, immortel souffle,

S’en est allée aux bras du temps

 

Qui es-tu délicieux et si brutal à la fois

Toi que l’on nomme silence

Quand s’évadent tant de choses

Et que tu sembles vouloir les retenir


Un poème qui vient questionner le mystère avec beaucoup d’élégance 😌

Posté(e)


Je t’inviterai à la table des anges, ô passant par le temps au seuil de la maison !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime cette antinomie du silence, @Thierry Demercastel

Un silence si dense..., si profond. Il est poésie.

Posté(e)

Un silence qui se veut une présence inéluctable couvrant les êtres et les choses.

C'est traité avec beaucoup de finesse.

Posté(e)

J'ai presque été déçu de la délivrance de la réponse à ce qui es tu, j'étais tellement mieux dans l'ombre du mystère.

Posté(e)

Bonsoir,

Votre poème est la magie pure, la pure poésie.

Celle qu'on lit et qui bouleverse en dedans sans qu'on explique pourquoi.

Et il ne faut surtout pas chercher à expliquer .

C'est dans le creux du ventre!

Merci à vous.

Posté(e)

J'aime beaucoup les images de ce poème, notamment "tes lèvres de marbre" et "le feuillage des arbres en mouvements confus", propice à la rêverie. J'aime aussi cette présence vivante du silence, presque amoureuse, à la fois douce et cruelle.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le silence, cette poésie en creux, est interrogé dans ces vers tout en suggestion avec virtuosité.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"Qui es-tu ?" Oui seul un silence peut être la réponse véritable... Merci @Thierry Demercastel d'être revenu nous offrir ce tres beau poème !

Posté(e)
Il y a 23 heures, Thierry Demercastel a écrit :

Mais la brise, immortel souffle,

S’en est allée aux bras du temps

Autant en emporte le vent... Je rejoins le commentaire de @Illiz : un questionnement existentiel éminemment poétique.

Comme dans la célébrissime chanson de Dylan, la réponse chemine... et se perd dans le vent du temps qui passe et nous dépasse inexorablement.

Posté(e)
  • Administrateur

Votre poème mon cher @Thierry Demercastel serre le cœur. Vous parlez ici au silence comme on parle à une vieille présence qu’on aime autant qu’on craint.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une tentative pour parler du silence, le faire parler malgré lui, à travers des images saisissantes.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.