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Apparence du silence

Featured Replies

Posté(e)

(Texte ancien)

Apparence du silence

Oiseau de haute volée

main pierre terre papillon

cheval sang bras

bois vague sable

chien cendre

loup plume balle

arbre oreille

train corde drap

robe piano parapluie

hirondelle

barque manteau corbeau

tambour…

anamnèse

par un chemin de simples

terre à terre

matières apocryphes

à pleines mains

les mots les syllabes

sous ce ciel enfer

percutées récifs de la voix

sur la langue maudite

à bouche pleine orbites lèvres

et pigments de titans délavés

brûle-gueule

ce qu’il reste d’écume boire

répondez !

la mer les aura jetés là

dans les orages

Oiseaux encore, dites-vous ?

et gris louve

les yeux

et cendre

oreille qui peut-être

chante ?

ne faudrait-il hurler

érupter

embraser ?

nature morte cent fois de peur

la nuit de veine noire

attendre guetter

le frémissement des élytres

si le jour venait

Bruine éparse

filigrane automne

levée des encres fugitives

sur les cimes

des écritures d’âme et de cri

les grues engravent

le corps exile

blanc sur sables os salés

l’écheveau file sur

une écharde de voie bleue

ciel altier des amazones

poudre poivre de crinière

d’un cheval du vent

galop délices et douleur

ce vide absence qui le suit

entendre

les espaces

vôtres

Loin

oiseaux passés

par-delà

les dunes montagnes et villages

ruines silence des morts

le vent rentré seul

des combats

coulpes absoutes aux vivants

le cheval sans sabot

les mots l’étable

je suis là j’attendais

le crayon à la main

où plonger les mots

à l’encolure tiède

dans les yeux dans la gorge

sur l’étendage vermeil des polyphonies

le jardin

le silence le beau milieu

sans collier

la belle lumière

posée nue

  • Le titre a été modifié en Apparence du silence -- Poème ancien
Posté(e)

@O Salto

Ton poème est ambitieux, à la croisée d’une poésie cosmique, sensorielle et élégiaque. Mais parfois il me semble que tu t’égares (Saint-Lazare) dans une espèce de fragmentation et d’opacité. Quel souffle, mais aussi (si tu me le permets) quelle complaisance dans l’hermétisme. Mon avis : fais davantage confiance à ta propre intensité intérieure dépassant poétiquement une simple panoplie de figures. Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’énumération d’images et d’états d’âme dans le heurt de mots disparates donne le sentiment d’une pensée qui se déroule sans frein dans la recherche d’un absolu poétique et qui l’atteint.

En témoignent ces vers :

il y a une heure, O Salto a écrit :

je suis là j’attendais

le crayon à la main

où plonger les mots

Posté(e)

Ce poème donne l'impression d'une chevauchée fantastique, au galop, à cru ...

Posté(e)

Un effet incantatoire, presque chamanique, dans cette accumulation de mots (« main pierre terre papillon cheval sang bras… »). L’impression de traverser un paysage de douleurs et de beauté.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une belle intensité dans le choix des mots et des figures, une recherche subtile dans l'expression !

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème assez surprenant en raison de sa forme éclatée, une constellation de métaphores presque brutale, où le sens ne se donne qu’à demi, dans l’éclat d’une vision ou d’un souvenir. J’ai eu l’impression de lire le journal fragmenté d’une âme qui cherche à tenir debout dans le tumulte.

Ps. J'ai retiré la mention Texte ancien du titre, ce champ ne devant contenir que le titre lui-même (cf. charte). J'ai remis cette même mention en préambule de votre poème.

  • Le titre a été modifié en Apparence du silence
Posté(e)
  • Semeur d’échos

Après cette lecture de cette chevauchée , j’avoue avoir de la peine à retrouver le silence nécessaire…

Posté(e)

Un silence loin d être assourdissant !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers si habités, une osmose si grande, une écriture aux ailes battant l'horizon, @O Salto

Posté(e)
Le 10/06/2025 à 09:51, O Salto a écrit :

(Texte ancien)

Apparence du silence

Oiseau de haute volée

main pierre terre papillon

cheval sang bras

bois vague sable

chien cendre

loup plume balle

arbre oreille

train corde drap

robe piano parapluie

hirondelle

barque manteau corbeau

tambour…

anamnèse

par un chemin de simples

terre à terre

matières apocryphes

à pleines mains

les mots les syllabes

sous ce ciel enfer

percutées récifs de la voix

sur la langue maudite

à bouche pleine orbites lèvres

et pigments de titans délavés

brûle-gueule

ce qu’il reste d’écume boire

répondez !

la mer les aura jetés là

dans les orages

Oiseaux encore, dites-vous ?

et gris louve

les yeux

et cendre

oreille qui peut-être

chante ?

ne faudrait-il hurler

érupter

embraser ?

nature morte cent fois de peur

la nuit de veine noire

attendre guetter

le frémissement des élytres

si le jour venait

Bruine éparse

filigrane automne

levée des encres fugitives

sur les cimes

des écritures d’âme et de cri

les grues engravent

le corps exile

blanc sur sables os salés

l’écheveau file sur

une écharde de voie bleue

ciel altier des amazones

poudre poivre de crinière

d’un cheval du vent

galop délices et douleur

ce vide absence qui le suit

entendre

les espaces

vôtres

Loin

oiseaux passés

par-delà

les dunes montagnes et villages

ruines silence des morts

le vent rentré seul

des combats

coulpes absoutes aux vivants

le cheval sans sabot

les mots l’étable

je suis là j’attendais

le crayon à la main

où plonger les mots

à l’encolure tiède

dans les yeux dans la gorge

sur l’étendage vermeil des polyphonies

le jardin

le silence le beau milieu

sans collier

la belle lumière

posée nue

Il est des grâces comme celle là où contre toute « apparence » dans le « silence » tout va de soi 😃😌 vos poèmes sont des rivières à contempler O Salto 😉

Posté(e)
  • Auteur

Mots marchent d’amour ; mots d’êtres et de matières se nomment, se rassemblent, libres, et fusionnels ! Disent l’histoire, se lient… se suivent, par l’amitié, la peau, les sons…

Anamnèse fonde et configure cette essence qui tente le don de sa propre identité fondue dans le chaos… puis dans les yeux et la tendresse  !

L’aube, et le passage des grands oiseaux dévoilent la beauté et l’inaccessible dans le désir d’aimer !

La dernière strophe parachève, une solitude apaisée, une ouverture à la bonté…


Alors bien sûr l’hermétisme, mon cher penseur en gare ! Mais juste ne pas faire étalage de sentiments ; il est de la tendresse un jardin que je sais !

Fais moi confiance, @Marc Hiver , mon écriture naît d’intensité ; et la fragmentation lui est intrinsèque. Merci pour ta lecture, et peut-être ta re-lecture.

Merci à toi, @Jeep  ; tu regardes toujours mon écriture ‑ et mon hermétisme ‑ avec bienveillance, et tu sais en approcher le sens profond ! Je t’en suis reconnaissant.


Merci aussi @Joailes  ; j’aime ton galop, et le cru, quand tu t’efforces de donner à tes mots la profondeur du sens ! Nous attendons des mots qu’ils gonflent nos sacoches de messages d’amour. Je t’embrasse !

"paysage de douleurs et de beauté" ! Merci @Florian ! Tu étais disposé à cette douleur et à cette beauté ! Tu y a mêlé tes yeux, et tes propres incantations… C’est le mystère de la poésie, l’outre-langue ! Bon vent !

Merci @Alba  ; je travaille pour qu’il y ait toujours dans mes mots l’expression d’une belle intensité ! C’est un leitmotiv !


Cher @Eathanor , j’ai sans doute en partie répondu précédemment à ton commentaire ; je pense aussi que les commentaires induisent des angles de lecture aux suivants. Le mot "brutale" m’a surpris ; quant au sens il reste entier, mais il peut être ambivalent. Pour ce qui est de tenir debout, je suis toujours gémeau, avantage et inconvénient. Bien à toi.


Mon bon @Tarentaise , je pense que vous vous êtes trompé de monture ! Prenez un peu de repos, votre belle montagne y invite, et prenez soin de vous ! La parole est d’argent, mais le silence est d’or ! En toute amitié.


Tu as tout compris, @Diane , ou je n’y entends rien ! Bise !


Merci @Sophie  ; me voilà rassuré ! La claire voyance des femmes poétesses ! Merci pour ton regard ciselé sur les mots, amoureuse, fileuse des mots entre-eux !


Chère @Nâau , tu as le drapé des femmes antiques, tu parles le langage des fées de la forêt, tu es la Dame aux amulettes ; j’aime te regarder dans la rivière… et voilà !

Ah ! dites-moi, c'est quoi vos obligations de semeurs d'échos ?

J'ai de la graine d'insoumission...

Posté(e)
il y a 26 minutes, O Salto a écrit :

Ah ! dites-moi, c'est quoi vos obligations de semeurs d'échos ?

J'ai de la graine d'insoumission...

en fait, il n'y en a aucune, rassure-toi. Garde ta graine, ne change rien ! ( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Continue d'écrire de l'O Salto, surtout !!

Posté(e)

J'aime ce poème aux mille rivages

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chaque mot pèse de tout son poids quand bien même serait-il pure métaphore. Mais les métaphores ne naissent pas du hasard.

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