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Tu vas mourir

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Vers libres, hétérométriques

J'ai imaginé un soleil une rose... L'enfance a des ressources insoupçonnées.

Dans la nudité du jour

Les murs accusent

Giflent l’infâme

Subodorent chaque pleur

 

Un soleil imaginé

Crève l’absence

Essentialise

Mon souffle dans la seconde

Tes mots s'infiltrent

En filigranes

Dans le goutte à goutte de

De mon rêve en mouvement

Mes mots s’effraient

Crient le silence

Poupée de chiffon

Vampirisée par toi

Des pétales se dénouent

Dessus mon drap d’hôpital

L’éternité à fleur d’âme

Dans un doux balancement

 

Coulées dans mes yeux du temps

Reflets si embryonnaires

De ma mémoire

Gravés en chair

 

Trop jeune pour mourir

 

 

 

 

 

 

 

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Associer l'enfance, la maladie et la mort, dans un poème qui touche au coeur, ne peut qu'éveiller des résonances intenses !

Confidence, souvenir ? Un poème très émouvant et très beau, en tout cas, écrit par une plume à la sensibilité immense !

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Administrateur

Bon, on va pas se mentir : ce n’est pas vraiment le poème à lire lors d’un goûter d’anniversaire 😁 Le titre qui apostrophe directement le lecteur font presque hésiter à le lire (¬‿¬) Mais derrière la brutalité apparente du titre, ce poème dévoile une tendresse et une douleur intime exprimée avec pudeur.

Posté(e)

@Sophie

Oui, on crève tous, même les jeunes... top !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 5 heures, Alba a écrit :

Associer l'enfance, la maladie et la mort, dans un poème qui touche au coeur, ne peut qu'éveiller des résonances intenses !

Confidence, souvenir ? Un poème très émouvant et très beau, en tout cas, écrit par une plume à la sensibilité immense !

Tout ceci est réel, même les métaphores du soleil et de la rose @Alba . Des impressions de l'enfant que j'étais..; L'imaginaire permet de survivre.

Il y a 2 heures, Eathanor a écrit :

Bon, on va pas se mentir : ce n’est pas vraiment le poème à lire lors d’un goûter d’anniversaire 😁 Le titre qui apostrophe directement le lecteur font presque hésiter à le lire (¬‿¬) Mais derrière la brutalité apparente du titre, ce poème dévoile une tendresse et une douleur intime exprimée avec pudeur.

S'agissant du titre, j'ai hésité, il est vrai, @Eathanor Ce commentaire est très pertinent.

Ces mots ' Tu vas mourir" sont ceux qui ont éveillé mes mots. Je les ai donc gardés.

il y a 1 minute, Marc Hiver a écrit :

@Sophie

Oui, on crève tous, même les jeunes... top !

C'est bien vrai... oui, on crève tous.

Et, parfois, on survit. Je voulais si intensément vivre, @Marc Hiver

Les médecins vous pensent perdue et vous survivez.

Merci beaucoup @Alba , @Eathanor , @Marc Hiver pour vos mots.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les vers laissent entrevoir une épreuve de l’enfance dont l’évocation est bouleversante. Heureusement, en effet, les pronostics médicaux péjoratifs sont parfois démentis par la force de vie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ayant eu petit la même expérience, ce « Tu vas mourrir » de votre titre @Sophie , était exactement ce que je me disais… et puis comme le dit @Jeep la vie est plus forte… Merci @Sophie .

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 8 heures, Jeep a écrit :

Les vers laissent entrevoir une épreuve de l’enfance dont l’évocation est bouleversante. Heureusement, en effet, les pronostics médicaux péjoratifs sont parfois démentis par la force de vie.

Oui et cela demeure une lueur d'espoir... @Jeep

J'ai lu une lettre adressée à mes parents récemment qui leur demandaient de se préparer à l'éventualité de me perdre. Je l'ignorais.

Et, pourtant, j'ai compris quand une infirmière m'a asséné ces mots... Ils changent le regard d'un enfant.

Il y a 5 heures, Tarentaise a écrit :

Ayant eu petit la même expérience, ce « Tu vas mourrir » de votre titre @Sophie , était exactement ce que je me disais… et puis comme le dit @Jeep la vie est plus forte… Merci @Sophie .

Merci de m'en faire part Alain. Oui, il faut positiver.

Merci infiniment @Jeep , @Tarentaise .

Posté(e)

Je suis infiniment touchée et troublée par ton texte @Sophie !

Posté(e)

Hétérométropriques, mais bien sûr! c'est ce qui convient à ce poème sans sujet mais non sans poésie.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 1 heure, Lina a écrit :

Je suis infiniment touchée et troublée par ton texte @Sophie !

Ta réponse m'a touchée, @Lina .

il y a 27 minutes, Ferrandeix a écrit :

Hétérométropriques, mais bien sûr! c'est ce qui convient à ce poème sans sujet mais non sans poésie.

Il n'y a pas de hasard, je suppose@Ferrandeix

J'avoue qu'à la relecture, j'ai compris certaines choses.

Merci à vous deux pour vos mots.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Une souffrance brute très bien transmise par ce poème. Les images sont fortes, parfois déchirantes.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 12 heures, Florian a écrit :

Une souffrance brute très bien transmise par ce poème. Les images sont fortes, parfois déchirantes.

Une souffrance brute, ... oui, c'est cela, @Florian quand elle entame l'entièreté de l'individu, de son univers.

Etre hospitalisée et de surcroît totalement isolée , une privation des siens, de sa mère si jeune est une expérience si douloureuse mais on apprend tant...

Merci infiniment @Florian pour ces mots si justes.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un drame de l'enfance martyrisée, en images fortes. Des vers qui remuent l'âme: il est des injustices destructrices qui fondent le malheur d'une existence.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Il ne s'agit pas d'une enfance martyrisée, @Thy Jeanin .

J'étais hospitalisée et isolée du monde et de ma famille. ( mise en quarantaine)

Il est des mots assénés par un adulte, en l'occurrence une infirmière qui font mal , si mal à un enfant, qui brise l'innocence mais jamais le rêve.. La faculté d'oubli est grande. Plus tard, vous vous rappelez et vous ne comprenez toujours pas que l'on puisse parler ainsi.

Tout est vécu si intensément enfant.

Bien heureusement, tout est dépassé. J'ai survécu et j'ai appris de tout ceci.

Merci @Thy Jeanin de me permettre d'apporter ces précisions.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Le texte est beau, il vient du coeur, l'émotion est sincère, voilà un bien beau poème Sophie.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci @Jean Luc pour ces mots qui me touchent.

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)

Dire « vers libres, hétérométriques », c’est contradictoire :
– Les vers libres ne sont ni réguliers ni mesurés.
– Il n’y a pas de métrique identifiable, donc pas d’hétérométrie possible.

C’est comme dire « forme libre structurée » : une formule creuse.

À défaut d’analyse poétique d’un texte cliché, belle séance de câlinothérapie… avec un titre un peu racoleur.

Du moins c'est mon avis....

  • 6 mois plus tard...
Posté(e)
Le 08/06/2025 à 13:54, Sophie a écrit :

Dessus mon drap d’hôpital

Ce simple vers et ses simples mots donnent tout les couloirs, le blême, la souffrance en silence ou en cris, les odeurs d'éther et de personnes qui ne se reconnaissent plus.

Le lieu où la mort demande une blouse blanche que l'on déteste (et qui est pourtant un luxe dans certains pays) remonte de tout votre poème au titre sans fard.

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