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Les heures marines

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Si longtemps, dans les heures marines, je t’ai cherchée.

Sous le derme froissé des longues heures sans sommeil,

Tout semblait t’oublier, même l’aube sur mes paupières.

Ton ombre finissait par boire le ventre tiède de l’aurore.

J’ai alors bâti un navire avec les os du vent et de l’attente ;

Il glissait sur les veines bleues d'un ciel oublié des oiseaux.

Puis je t’ai trouvée couchée dans le pli vif de mes failles,

Ta chair venant épouser la dérive exacte de mon manque.

Alors que l’univers basculait sous un drap de promesses,

Que la lune venait recouvrir les soupirs de nos gorges,

Que les étoiles s'égouttaient dans la nervure des sens,

Nos mots devinrent éclats d’ambre sur la courbe de la nuit.

Ondulant sur les peaux en troublantes langues de braise.

Tes bras sont désormais lanternes au seuil de mes abîmes,

Ton nom enferme un feu doux, une saison sans lumière,

Où mes lettres s’égarent, avalées par la gorge du temps.

Tes cuisses m'ouvrent demain comme une confidence.

Me brûler dans l’autel humide de ton flanc sans rivage

Où ton sexe pleure la mer trop longtemps retenue,

Où mes mains apprennent doucement le verbe revenir.

Posté(e)

" Ma nature a horreur du vide de toi,

Paul Valéry.

Voilà ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ton poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème très imagé qui semble célébrer avec cette créature féminine si longtemps recherchée et enfin retrouvée une re-naissance.

Et c'est bien l'idée d'un retour vers la Mère originelle qui s'impose à moi, plutôt qu'un départ enchanteur vers Cythère.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des heures marines qui s’étirent dans de longs vers troublants, aux mots choisis, à la rencontre de l’éternel féminin dont on ne sait s’il est d’une mère ou d’une amante.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Mère ou amante, je ne sais, mais des mots plus lumineux que d’habitude cher @Eathanor

Posté(e)

Un poème d’amour dense, brûlant, parcouru d'images vibrantes. L’image du « navire bâti avec les os du vent et de l’attente » est une splendide métaphore de la quête amoureuse. Merci pour cette traversée charnelle dans une langue ciselée.

Posté(e)

Je n'ai pas vraiment le sentiment'qu il y ait le moindre doute sur la nature de la

"Partenaire" vu le champ,sémantique utilisé dans le dernier quatrain...

.ou alors je suis vraiment à côté de la plaque...🙃

En tout cas oui, changement radical de thème et d' atmosphère chez @Eathanor dans ce texte !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des métaphores de toute beauté brodées dans les heures marines @Eathanor.

Puis je t’ai trouvée couchée dans le pli vif de mes failles,

Ta chair venant épouser la dérive exacte de mon manque.

Des mots profonds, si intenses.

Posté(e)

Voici des vers somptueux où les heures faites d’eau glissent, pénètrent les pores, et ouvrent la chair comme on ouvre un coquillage à la recherche du souffle !

Un registre qui te va à merveille !

Modifié par Lina

Posté(e)

Une densité poétique remarquable.

Posté(e)

Ce qu'il y a de remarquable dans ce poème c'est qu'il a changé d'atmosphère, je me sens moins oppressée à sa lecture et j'ai particulièrement aimé le dernier quatrain (je crois que c'est son étiquette) :

"Tes cuisses m'ouvrent demain comme une confidence.

Me brûler dans l’autel humide de ton flanc sans rivage

Où ton sexe pleure la mer trop longtemps retenue,

Où mes mains apprennent doucement le verbe revenir."

Pour une fois, au lieu de deux tisanes de tilleul, j'ai envie d'un petit cocktail avec du curaçao pour la couleur.

Posté(e)

Un texte inhabituel. Et ce n'est pas son seul mérite. Il y a là quelques mages d'une force rare. Et une sensualité qui dit son nom. Liberté.

Et une fin apaisée, brûlante où le sang du désir pulse, métronome du poème.

Posté(e)
Le 31/05/2025 à 21:51, Eathanor a écrit :

Si longtemps, dans les heures marines, je t’ai cherchée.

L'essentiel n'est il pas de trouver?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau poème d'amour aux images audacieuses, magnétiques.

Posté(e)

@Eathanor

Le 31/05/2025 à 21:51, Eathanor a écrit :

Tes cuisses m'ouvrent demain comme une confidence.

Me brûler dans l’autel humide de ton flanc sans rivage

Où ton sexe pleure la mer trop longtemps retenue,

Où mes mains apprennent doucement le verbe revenir.

Tu peux m'indiquer où se trouve cette plage ? Merci et hop !

  • 6 mois plus tard...
Posté(e)
Le 31/05/2025 à 21:51, Eathanor a écrit :

J’ai alors bâti un navire avec les os du vent et de l’attente ;

Très belle image parmi les puissants vers de ces "heures marines".

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