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Ogres du ciel

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

Sur l’azur encor clair je vois filer le groin

Des nuages de suie ces fauteurs de déroute

Leur barbare furie contre la nue s’arc-boute

Au menaçant dessein d’abolir le lointain

 

Soleil qui nous échappe – ô défends notre joie

Qu’on devine là-bas absolue dans le sang

Les étoiles en pleurs font hommage font rang

Face aux destriers de la nuit – n’ont que leur soie

 

Ô rubans de lumière au sein voilé du ciel

Purifiez le grand soir de l’aveugle défaite

Que fuient ces monstres noirs et coule un nouveau miel

 

Aux enfants de la Terre et leur mère méfaite

Décidés à porter les secours de l’amour

Afin que cette vie soit miracle toujours !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des métaphores d'une originalité étonnante et très expressive !

Beaucoup d'émotion, de ressentis, de réflexions dans ce paysage d'âme !

Une lecture qui touche et qui fait réfléchir !

Posté(e)

Ton texte est époustouflant d'inventivité !

Je suis admirative 😊

Posté(e)

Un beau sonnet qui sort des sentiers battus.

Posté(e)

Poème à la force picturale puissante entre Bosch et Dürer, une peinture fouillée et féroce et cependant avare de traits !

Posté(e)

S'il est des poètes inventifs ici, @Thy Jeanin en est l'un des chefs de file !

Posté(e)

Merci @Thy Jeanin pour ce poème auquel je suis sensible !

Je me permets de t'inviter à la lecture d'un texte de Mahmoud Darwich que j'ai découvert récemment.

Bien à toi.

1.
Vous qui passez parmi les paroles passagères
Portez vos noms et partez
Retirez vos heures de notre temps, partez
Extorquez ce que vous voulez
Du bleu du ciel et du sable de la mémoire
Prenez les photos que vous voulez, pour savoir
Que vous ne saurez pas
Comment les pierres de notre terre
Bâtissent le toit du ciel

2.
Vous qui passez parmi les paroles passagères
Vous fournissez l’épée, nous fournissons le sang
Vous fournissez l’acier et le feu, nous fournissons la chair
Vous fournissez un autre char, nous fournissons les pierres
Vous fournissez la bombe lacrymogène, nous fournissons la pluie
Mais le ciel et l’air
Sont les mêmes pour vous et pour nous
Alors prenez votre lot de notre sang, et partez
Allez dîner, festoyer et danser, puis partez
A nous de garder les roses des martyrs
A nous de vivre comme nous le voulons

3.
Vous qui passez parmi les paroles passagères
comme la poussière amère, passez où vous voulez
mais ne passez pas parmi nous comme les insectes volants
Nous avons à faire dans notre terre
Nous avons à cultiver le blé
A l’abreuver de la rosée de nos corps
Nous avons ce qui ne vous agrée pas ici
Pierres et perdrix
Alors, portez le passé, si vous le voulez
Au marché des antiquités
Et restituez le squelette à la huppe
Sur un plateau de porcelaine
Nous avons ce qui ne vous agrée pas
Nous avons l’avenir
Et nous avons à faire dans notre pays

4.
Vous qui passez parmi les paroles passagères
Entassez vos illusions dans une fosse abandonnée, et partez
Rendez les aiguilles du temps à la légitimité du veau d’or
Ou au battement musical du révolver
Nous avons ce qui ne vous agrée pas ici, partez
Nous avons ce qui n’est pas en vous :
Une patrie qui saigne, un peuple qui saigne
Une patrie utile à l’oubli et au souvenir

5.
Vous qui passez parmi les paroles passagères
Il est temps que vous partiez
Et que vous vous fixiez où bon vous semble
Mais ne vous fixez pas parmi nous
Il est temps que vous partiez
Que vous mouriez où bon vous semble
Mais ne mourez pas parmi nous
Nous avons à faire dans notre terre
Ici, nous avons le passé
La voix inaugurale de la vie
Et nous y avons le présent, le présent et l’avenir
Nous y avons l’ ici-bas et l’au-delà
Alors, sortez de notre terre
De notre terre ferme, de notre mer
De notre blé, de notre sel, de notre blessure
De toute chose, sortez
Des souvenirs de la mémoire
O vous qui passez parmi les paroles passagères



Posté(e)

Bel enchevêtrement de mots-images qui nous invitent à un délicieux transport.

Posté(e)

Mahmoud Darwich.. Vous qui passez parmi les mots....

(Pour le plaisir des oreilles)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Finalement les ogres ne mangent pas toujours les enfants, même s’ils viennent du grand soir. Un sonnet hypnotique. J’ai cherché le lien (?) avec le poème du grand poète palestinien cité par @O Salto.

Posté(e)

Des images de toute beauté qui illuminent l'espoir contre l'effondrement.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un ciel d'orage si vivant, si intense,@Thy Jeanin . J'aime infiniment la métaphore des rubans de lumière et celle de nouveau miel

Afin que cette vie soit miracle toujours  !

Puissant.

Posté(e)
Le 05/05/2025 à 19:06, Thy Jeanin a écrit :

 

Sur l’azur encor clair je vois filer le groin

Des nuages de suie ces fauteurs de déroute

Leur barbare furie contre la nue s’arc-boute

Au menaçant dessein d’abolir le lointain

 

Soleil qui nous échappe – ô défends notre joie

Qu’on devine là-bas absolue dans le sang

Les étoiles en pleurs font hommage font rang

Face aux destriers de la nuit – n’ont que leur soie

 

Ô rubans de lumière au sein voilé du ciel

Purifiez le grand soir de l’aveugle défaite

Que fuient ces monstres noirs et coule un nouveau miel

 

Aux enfants de la Terre et leur mère méfaite

Décidés à porter les secours de l’amour

Afin que cette vie soit miracle toujours !

Un vœu fort et puissant qui sera entendu sans nul doute Thy Jeanin grâce à votre poétique talent 😉💫

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Je rebondis sur ton souhait, Nâau: rêvons! Merci pour ces commentaires !

Posté(e)

Quand je me fais lectrice de poèmes aussi intenses, je me rends compte à quel point mon commentaire pourrait être médiocre alors ...

Posté(e)

@Thy Jeanin qui se prépare à arpenter l'Everest de la poésie... top !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je savais déjà la force et la beauté de votre poésie, mais ici vous atteignez des sommets ! Merci @Thy Jeanin

  • 5 mois plus tard...
Posté(e)
Le 05/05/2025 à 19:06, Thy Jeanin a écrit :

Sur l’azur encor clair je vois filer le groin

Des nuages de suie ces fauteurs de déroute

Leur barbare furie contre la nue s’arc-boute

Au menaçant dessein d’abolir le lointain

Magnifique strophe pour capter le lecteur. Ce beau poème sur la météo va vite au-delà avec "le grand soir" (expression éminemment politique) et le souhait final des "secours de l'amour" à cette "mère méfaite". Bravo.

Modifié par Bollinger

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