Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Monologue

Featured Replies

Posté(e)

Tu t'en vas donc demain ? Tout a un goût de sang

Depuis que tu l'as dit. Me trouvais-tu lassant ?

Tu dis « c'est la jalousie », allez, dis, c'est quoi ?

C'est le ciel qui m'adresse un sourire narquois,

 

Tragédien que je suis, quand je souffre. Et pourtant,

Il fait chaud, c'est l'été, je ne sens pas ma peine.

Presque rien sinon ce goût de sang. Je t'aime tant.

Je ne t'aurais pas retenue ici... A peine

 

T'ai-je un jour insultée de crétine... Était-ce

Mon enfance qui est en même temps vieillesse ?

Gonzague s'est tué : en plein cœur, une balle.

 

Il « trébuchait dans son cordon ombilical »

Aussi. Le dernier jour, qu'auraient-ils dû lui dire

Pour qu'il changeât d'avis ? Et moi, dois-je partir ?

 

J’aurais voulu, j’aurais tant voulu être aimé,

Chanter, rire, jouir, me jeter dans la mer,

Nu, heureux d’un bonheur insolent, te voir mère,

Être père. Il y a un refuge où je vais 

 

Quand tout s'écroule en moi : je vais près d’une amie,

Sur la plage, les pieds caressés par les vagues,

Mais, asséné de coups de cutter par la vie

Je n’ose plus rêver. J’erre, le regard vague,

 

Dans les rues de la ville, et, en imagination,

J’écris ces quelques vers banals et sans passion.

Je repense à Gonzague, enfant mort sans baptême…

 

Que lui aurais-je dit pour qu’il ne partît pas ?

Qu'y avait-il sinon les « plus grossiers appâts » ?

Je crois que je te hais, je ne sais si je t’aime.

Modifié par Rigault

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une remise en question très touchante et profondément douloureuse !

 

La compassion s'impose s'il s'agit d'un écho autobiographique !

Posté(e)

Une émotion brute et brutale, jusqu'à la dernière strophe plus douloureuse encore.

Ce poème m’a profondément touché. Heureusement, il y a des lieux comme la plage, où la douleur s’apaise un peu sous le rythme infini de l’eau.

Posté(e)

Voilà un questionnement et une réflexion très émouvants.

La douleur est si palpable face à une terrible épreuve que l'on devine.

Un besoin d'apaisement que le temps peut-être apportera, avec une forme de déculpabilisation et moins de dureté envers soi-même...

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème difficile à commenter tant il fait allusion à des drames intimes, mais n’est-ce pas le rôle de la poésie d’exprimer ses émotions ?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un monologue si intense,  si douloureux @Rigault  La nécessité de comprendre est cruciale. Peut-être la clé....

Emouvant poème.

Posté(e)

@Rigault

 

Triste, si triste, mais...

Posté(e)
Le 16/02/2025 à 15:10, Rigault a écrit :

Tu t'en vas donc demain ? Tout a un goût de sang

Depuis que tu l'as dit. Me trouvais-tu lassant ?

Tu dis « c'est la jalousie », allez, dis, c'est quoi ?

C'est le ciel qui m'adresse un sourire narquois,

 

Tragédien que je suis, quand je souffre. Et pourtant,

Il fait chaud, c'est l'été, je ne sens pas ma peine.

Presque rien sinon ce goût de sang. Je t'aime tant.

Je ne t'aurais pas retenue ici... A peine

 

T'ai-je un jour insultée de crétine... Était-ce

Mon enfance qui est en même temps vieillesse ?

Gonzague s'est tué : en plein cœur, une balle.

 

Il « trébuchait dans son cordon ombilical »

Aussi. Le dernier jour, qu'auraient-ils dû lui dire

Pour qu'il changeât d'avis ? Et moi, dois-je partir ?

 

J’aurais voulu, j’aurais tant voulu être aimé,

Chanter, rire, jouir, me jeter dans la mer,

Nu, heureux d’un bonheur insolent, te voir mère,

Être père. Il y a un refuge où je vais 

 

Quand tout s'écroule en moi : je vais près d’une amie,

Sur la plage, les pieds caressés par les vagues,

Mais, asséné de coups de cutter par la vie

Je n’ose plus rêver. J’erre, le regard vague,

 

Dans les rues de la ville, et, en imagination,

J’écris ces quelques vers banals et sans passion.

Je repense à Gonzague, enfant mort sans baptême…

 

Que lui aurais-je dit pour qu’il ne partît pas ?

Qu'y avait-il sinon les « plus grossiers appâts » ?

Je crois que je te hais, je ne sais si je t’aime.

Il faut pouvoir se le dire et se questionner et en poésie ce n’est pas si simple… l’écriture fait ce qu’elle doit même en monologue des choses avancent sans entrevoir de réponses aux interrogations 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.