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Là où les pendules se taisent

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Avalée par des gorges absentes, dans une cadence lasse,

Des horloges sourdent un venin mauve sous l'azur pâle.

Ô ce ciel, mer figée où surnagent des oiseaux fauves,

Leurs ombres cousues à la peau des baleines franches.

 

Là-bas flottent des montagnes, bancs de brume suspendus.

Elles portent sur leurs crêtes des villes aux racines d’écume.

La lune, obèse et poudrée de poussière, dévore des étoiles.

Son sémaphore d'albâtre s’étire comme une bête enchaînée.

 

Pourtant, les astres ne cessent de choir dans la béance

En murmurant des secrets aux vieux volcans assoupis.

Leurs éclats racontent des histoires venues d'ailleurs

Tandis que les pendules suspendent leurs cris primaux.

 

Dans le ventre d’une forêt séculaire aux ossements d’ivoire,

Une porte bâille, charnières rongées par des chants d’antan.

À l’intérieur repose un labyrinthe tissé d'éclats de rire

Où se perdent les chaussures de ceux qui osent avancer.

 

Je m'y  tiens là, assis au bord de tout, au cœur de rien,

Regardant le monde se désagréger dans un lent ballet.

Un dernier souffle me traverse, un vague écho au loin,

Et enfin, oublier mon nom, mes blessures, mes errances.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Du grand art... @Eathanor. Une véritable peinture de mots d'une grande densité.

Posté(e)

Il semble que tu aies pris un tournant poétique : il reste quelques ossements, des charnières rouillées, mais l'atmosphère est moins pesante. Bref, j'ai beaucoup aimé ce très beau poème cher @Eathanor

Posté(e)
il y a une heure, Eathanor a écrit :

Je m'y  tiens là, assis au bord de tout, au cœur de rien,

Regardant le monde se désagréger dans un lent ballet.

Un dernier souffle me traverse, un vague écho au loin,

Et enfin, oublier mon nom, mes blessures, mes errances.

 

Non non non...respire un grand coup, ça va aller ..

et n'oublie pas de surligner les séries en bleu !

 

 

Edit : ha ben non c'esr fait , merci, ça va tu n'es pas si moribond que ça 😁

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème superbe, visionnaire, empli d'une multitude de métaphores inventives et créatrices d'un monde affaibli et mélancolique, comme frappé au coeur.

Posté(e)

Un très beau poème, légèrement d'un style différent dont on a l'habitude, cela nous change mais c'est superbe

Posté(e)
  • Semeur d’échos

À chaque strophe on imagine des tableaux surréalistes de fin du monde à la Moebius et c’est très beau.

Posté(e)

D'impressionnantes  images fantasmagoriques qui nous laissent entrevoir un monde tourmenté mais non dépourvu de touches de lumière, de quoi nous plonger dans une atmosphère époustouflante ! Des vers d'une grande force poétique @Eathanor 😊

Posté(e)

Il est bon parfois de remettre les pendules à l’ heure .

Et elles repartent de plus belle !

Posté(e)

Heureusement que l'écriture permet ce genre de rêverie plutôt salvatrice... Autrement...!

Posté(e)

Avec ce titre : " Là où les pendules se taisent ", vous proposez au lecteur de l'emmener  sur un territoire bien précis , à la seconde près, où vous même, vous vous tenez immobile. Et pourtant, c'est tout un monde qui se déploie sous nos yeux.

Vous avez créer l'osmose entre l'infiniment petit et l'infiniment grand.

J'admire !

 

 

 

Posté(e)

J'ai été happé par ce poème, une très belle expérience de lecture.

Posté(e)

Une exploration du temps où l'imaginaire se laisse porter par la beauté poétique de votre texte.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 15 heures, Eathanor a écrit :

Là-bas flottent des montagnes, bancs de brume suspendus.

Elles portent sur leurs crêtes des villes aux racines d’écume.

La lune, obèse et poudrée de poussière, dévore des étoiles.

Son sémaphore d'albâtre s’étire comme une bête enchaînée.

Quand s’écrouleront les villes, la montagne toujours sera là !

Bravo @Eathanor pour ces belles métaphores qui nous poussent à la réflexion…

Posté(e)
Le 11/02/2025 à 10:13, Eathanor a écrit :

Je m'y  tiens là, assis au bord de tout, au cœur de rien,

Regardant le monde se désagréger dans un lent ballet.

Un dernier souffle me traverse, un vague écho au loin,

Et enfin, oublier mon nom, mes blessures, mes errances.


Ce sont de très beaux vers, remplis de mélancolie.
Le nombre de pieds est peu banal (entre 14 et 16, je dirai).
Assez pessimiste, il me semble...  

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La beauté du verbe rejoint la profondeur du message. Ce n'est pas nouveau sous votre plume, mais vous atteignez, Guillaume, au sublime. 💫

Posté(e)

@Eathanor l'explorateur des trous noirs... top !

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