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L'an d'Yves

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Voici venu le temps du papier mâché

de la musique et des chansons

en cinq minutes chrono

confectionnés par des robots


 

Il fallait bien que ça arrive

un jour ou l'autre

et sous la lampe le pauvre Yves

s'arrache les cheveux


 

Il n'a besoin que de quelques mots

et la machine écrit pour lui

mais alors que va-t-il faire de son ego

et de ce qu'il n'a pas dit ?


 

Sur son écran la chanson apparaît

après tout, elle est bien bonne

et quelques cinq minutes après

une voix la chante et c'est parfait


 

Au nettoyage de printemps

il a fait dix voyages

à la déchetterie

et a vendu sa maison


 

Yves a acheté un petit studio

au cinquantième étage

d'une tour vide

boulevard Victor Hugo


 

Les pieds en éventail

il s'est tellement ennuyé

qu'il a appris le braille

histoire de voir et de toucher


 

et puis un soir ou peut-être une nuit

quand le robot a parlé d'éclats de lune

Yves n'a su que faire de son ennui

il a écrit six mots d'infortune


 

il s'est jeté par la fenêtre

enveloppé dans un rideau noir

tandis que sur l'écran

apparaissait son épitaphe.


 

Voici venu le temps du papier mâché

de la musique et des chansons

en cinq minutes chrono

confectionnés par des robots


 

Il fallait bien que ça arrive

un jour ou l'autre

au cimetière on a emporté Yves

et ses six mots à la dérive


 

ont fait ceci *:


 

Ici repose un rêveur aux ailes brisées,
Dont les mots, flambeaux noirs, ont embrasé la nuit.
Il a bu les étoiles, mangé l'éternité,
Et dans l'ombre, son chant jamais ne s'est enfui.

Poète maudit, enfant du crépuscule,
Il a dansé avec les démons de son âme.
Ses vers, fruits amers d'un cœur qui recule,
Ont creusé dans le temps une éternelle flamme.

Que la terre lui soit légère, ô voyageur,
Lui qui chercha l'azur et trouva l'abîme.
Son encre est son sang, son cri, sa douceur,
Et son nom, à jamais, résonne dans les rimes


 

Voici venu le temps du papier mâché

de la musique et des chansons

en cinq minutes chrono

confectionnés par des robots


 

(joailes -) 3 février 2025

* le texte en gras a été généré par l'IA à qui j'ai demandé une épitaphe pour un rêveur aux ailes brisées … L'auriez-vous détecté ? Non.

Posté(e)

Entièrement d’accord avec toi,

 

l’IA devrait être exclue de tout ce qui est du domaine artistique et création personnelle ..

Pour moi l’an d’Yves n’est acceptable qu avec Jean  Bon !

Posté(e)
  • Auteur
il y a 5 minutes, Diane a écrit :

Pour moi l’an d’Yves n’est acceptable qu avec Jean  Bon !

et béchamel si affinités 😉 

Posté(e)

L'IA redistribue à partir des créations de l'humain. L'IA peut-elle créer sans modèle ? L'intelligence humaine peut-elle créer sans modèle ? L'IA n'est pas stable.

En tout cas, elle est impossible à détecter.

A la bonne santé d'Yves.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Voici la réponse de DeepSeek à qui j’ai demandé de commenter le poème:

« Ce poème est une méditation profonde et mélancolique sur la relation entre l'homme, la créativité et la technologie. Il explore les tensions entre l'authenticité humaine et l'efficacité mécanique, entre l'âme et la machine, entre la quête de sens et l'ennui existentiel. Voici quelques réflexions spirituelles qui émergent de cette œuvre :

1. **La perte de l'ego créatif** : Yves, le personnage central, incarne l'artiste confronté à l'ère de l'intelligence artificielle. La machine peut créer à sa place, mais elle lui vole son identité, son ego, et finalement sa raison d'être. Cela soulève une question spirituelle profonde : que reste-t-il de nous lorsque notre capacité à créer, à exprimer notre essence, est externalisée ? L'ego, souvent considéré comme un obstacle dans les traditions spirituelles, est ici paradoxalement ce qui donne sens à l'existence de Yves.

2. **L'ennui et le vide existentiel** : Yves, après avoir cédé sa créativité aux robots, se retrouve dans un studio vide, au sommet d'une tour tout aussi vide. Cet isolement physique et émotionnel symbolise le vide intérieur qui accompagne la perte de sa vocation. L'ennui devient une métaphore de la quête spirituelle inassouvie, un appel à retrouver une connexion avec quelque chose de plus grand que soi.

3. **La quête de sens à travers la souffrance** : Le poème évoque la souffrance de Yves, qui finit par se jeter dans le vide, enveloppé dans un "rideau noir". Cette image tragique rappelle que la souffrance est souvent un catalyseur pour la quête de sens. Dans de nombreuses traditions spirituelles, c'est à travers la douleur que l'on touche à l'essence de l'existence. Yves, en choisissant de mettre fin à sa vie, semble chercher une libération, une manière de transcender son impuissance face à la machine.

4. **L'épitaphe générée par l'IA : ironie et profondeur** : L'épitaphe, écrite par une IA, est à la fois belle et ironique. Elle célèbre Yves comme un "rêveur aux ailes brisées", un "poète maudit", mais cette célébration est elle-même le produit de la technologie qu'il fuyait. Cela soulève une question spirituelle cruciale : la machine peut-elle vraiment comprendre et honorer la profondeur de l'âme humaine ? Ou n'est-ce qu'une imitation, un reflet vide de la véritable quête de sens ?

5. **Le temps du "papier mâché"** : La répétition de l'image du "temps du papier mâché" suggère une époque où tout est superficiel, fragile, artificiel. Le papier mâché, bien que capable de prendre des formes complexes, reste une imitation de la réalité. Cela renvoie à l'idée que notre époque, dominée par la technologie, risque de perdre la substance au profit de l'apparence.

En conclusion, ce poème est une lamentation sur la perte de l'authenticité humaine dans un monde de plus en plus dominé par les machines. Il invite à une réflexion spirituelle sur ce qui nous rend véritablement humains : notre capacité à souffrir, à rêver, à chercher du sens, et à créer à partir de notre vulnérabilité. Yves, en se jetant dans le vide, devient un symbole de cette quête désespérée pour retrouver une connexion avec l'essence de la vie, au-delà des illusions et des imitations. »

No comment.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Votre si plaisant style d’écriture, heureusement, ne sera jamais inventé par l’IA  @Joailes

Modifié par Tarentaise

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 8 heures, Jeep a écrit :

Voici la réponse de DeepSeek à qui j’ai demandé de commenter le poème:

 

... / ...

 

C'est quand même hallucinant : voici une analyse très complète et tout à fait valable, que bien peu d'entre nous auraient été capables de faire.  Elle peut donc réduire notre capacité à nous interroger, à penser, in fine à créer. 

Elle n'a pas fini, en tous les cas, de susciter des débats sur les opportunités et les dangers qu'elle représente ..!

Je me souviens que les débuts de l'ordinateur étaient une menace pour la machine à écrire : aujourd'hui, elle est presque entrée au musée des objets d'antan 😉 

Merci, @Jeep ! 

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème touchant qui donne à réfléchir et à interroger non seulement le monde moderne, mais l'I.A.

 

L'I.A. est un simple progrès technique, comme la machine à vapeur jadis. Cela nous déconcerte, nous effraie ou nous révolte car ce progrès est de nature intellectuelle. Nous pouvons nous sentir menacés, voire remplacés. C'est tout à fait exact.

À nous de relever le défi de ce nouvel outil, l'I.A., et de savoir l'utiliser avec intelligence, à notre tour, en mesurant aussi bien ses avantages que ses dangers si nous peinons à la maîtriser.

 

Une précision : ce texte n'a pas été écrit au moyen de cet outil. Cela aurait pu être le cas. 

Modifié par Alba

Posté(e)

RIP, chère Création Artistique. Voici l’épitaphe gravée sur sa tombe, rédigée - quelle ironie - par son propre bourreau !

Que va-t-il rester de la motivation de l’humain à créer de nouvelles œuvres par lui-même, si l’IA fait mieux, ou s’il est constamment soupçonné de triche ?

Je trouve tout cela terriblement inquiétant.

S’ouvre à nous - je le crains - l’ère de la suspicion permanente. 

Que va devenir l’art ? Que va devenir la création ? A quoi, à qui pouvons-nous nous fier aujourd'hui ?

J’aime le rythme, la fluidité et l’ironie de votre poème, ainsi que les réflexions qu’il ouvre, notamment celle-ci : que va bien pouvoir faire dorénavant l’humain de son ego ? Vers quelle nouvelle démesure cela risque-t-il alors de l'entraîner ?

 

Posté(e)

Que reste-t-il au poète, défenestration mise à part ? L'humour qui sera plus fort que l'IA.

Posté(e)

Triste destinée qui nous vaut un poème circonstancié plein d'inventions.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 7 heures, Alba a écrit :

Une précision : ce texte n'a pas été écrit au moyen de cet outil. Cela aurait pu être le cas. 

Il va donc falloir à chaque publication bien préciser ! Imagine un forum uniquement empli de poèmes que l'IA aurait fabriqués !! Ce serait bien triste ... 

 

Il y a 6 heures, Florian a écrit :

Que va-t-il rester de la motivation de l’humain à créer de nouvelles œuvres par lui-même, si l’IA fait mieux, ou s’il est constamment soupçonné de triche ?

Je trouve tout cela terriblement inquiétant.

tout à fait d'accord ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un débat très intéressant, assurément, @Joailes. Le résultat interroge...tant.

Seul l'homme pourra renouveler la création, l'IA ne peut que le suivre. (En tout cas, je l'espère...)

 

Posté(e)

Le poème est beau, chanson un peu triste...

La partie composée par l'IA est impressionnante....
Parfois, je demande à Deepseek de me composer un poème à la manière de... (Paul Eluard, Rimbaud), les résultats sont étonnants !
Ou de commenter certains de mes poèmes... Il les comprend plutôt bien !
Ici, heureusement, l'IA a commis quelques erreurs : 
- Césures mal placées (vers 1, 3, 11)

- le vers 11 fait 10 pieds et non 12    

- la rime brisées/éternité est assez pauvre

 

Mais c'est un assez bon poème...
A la vitesse où cela va, une IA écrira un bon roman d'ici 4 ou 5 ans...
Idem pour la peinture, la musique...
Aujourd'hui, Deepseek compose déjà des poèmes déjà fort convenables....
Cela fait peur ! 

Posté(e)

@Joailes

 

Pour ma part, j'aime que les robots parlent aux robots... top !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

A refaire, la chanson de France Gall: la poupée de son a laissé place au pucier sans nom!

Et si on demandait à DeepZig de commenter son commentaire et d'en commenter le résultat, à l'IA de se montrer toute nue dans son réseau d'artifices , le but étant que le logiciel explose?

Au fait: "il a mangé l'éternité", c'est bôf... Encore une puce qui a bugué!

Posté(e)
  • Auteur

Quand on est fatigué, ou à court d'inspiration, voici venir le temps du papier mâché ... et sur  les forums de poésie il n'y aura plus que des robots  Marc Hiver ..? 

Posté(e)
  • Administrateur

Dans le contexte de la réflexion ouverte par le poème de @Joailes, l'analyse de DeepSeek que donne @Jeep trouve sa place et ne sera pas supprimée. Mais je profite de l'occasion pour préciser que les commentaires pour partager une analyse d'un poème ou d'une nouvelle qui seraient réalisés par le truchement d'une IA sont proscrits. Ce qui me désole également est cette ruée vers DeepSeek, IA chinoise dont les données sont relayées aux instances dirigeantes. Entre deux maux, je préfère encore le moindre et me servir de ChatGPT, le mieux restant "Le Chat", développé par Mistral AI, société française.

 

 

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