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À force de battre

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Quand tu partis, seuls restèrent des souvenirs écorchés.

Funestes  fossoyeurs de nos lèvres fervides orphelines,

Ils enterrèrent par pelletées la pulpe de nos amours,

Érigeant des croix pour y crucifier nos gorges sèches.

 

Ma langue n'est désormais plus qu'un couteau émoussé

Juste bonne à trancher la paupière fermée des souvenirs.

Puis mâcher à l’infini ces ossements mous et spongieux,

Cherchant une saveur dans la flétrissure de ma mémoire.

 

Dans ton reflet de jadis, j'ai pris un marteau et un ciseau

Afin de graver ton visage sur les murs lépreux des nuits.

Un visage que pourtant, même les rats évitent, effrayés,

Tant sa laideur fait se replier l’espace en un râle sibilant.

 

Chez moi désormais, les arbres ne savent plus pousser.

Leurs racines préfèrent s'allonger à étrangler le ciel.

Les feuilles mortes murmurent des vérités inavouables,

Des alphabets inventés pour tisonner les âmes éteintes.

 

Que laisserai-je au miroir des labours stériles d'une vie ?

Des morceaux de peau accrochés aux portes du passé,

Des éclats de rire suspendus à de vieilles cordes rouillées,

Et un cœur qui, à force de battre, se sera crevé lui-même.

Posté(e)

Très beau poème, s’écoule comme on retient une larme, pour enfin y céder.

Posté(e)
Il y a 2 heures, Eathanor a écrit :

Quand tu partis, seuls restèrent des souvenirs écorchés.

Funestes  fossoyeurs de nos lèvres fervides orphelines,

Ils enterrèrent par pelletées la pulpe de nos amours,

Érigeant des croix pour y crucifier nos gorges sèches.

 

Ma langue n'est désormais plus qu'un couteau émoussé

Juste bonne à trancher la paupière fermée des souvenirs.

Puis mâcher à l’infini ces ossements mous et spongieux,

Cherchant une saveur dans la flétrissure de ma mémoire.

 

Dans ton reflet de jadis, j'ai pris un marteau et un ciseau

Afin de graver ton visage sur les murs lépreux des nuits.

Un visage que pourtant, même les rats évitent, effrayés,

Tant sa laideur fait se replier l’espace en un râle sibilant.

 

Chez moi désormais, les arbres ne savent plus pousser.

Leurs racines préfèrent s'allonger à étrangler le ciel.

Les feuilles mortes murmurent des vérités inavouables,

Des alphabets inventés pour tisonner les âmes éteintes.

 

Que laisserai-je au miroir des labours stériles d'une vie ?

Des morceaux de peau accrochés aux portes du passé,

Des éclats de rire suspendus à de vieilles cordes rouillées,

Et un cœur qui, à force de battre, se sera crevé lui-même.

Un questionnement existentiel essentiel sur fond d’une lucidité tranchante et sombre,sans l’ombre d’un  espoir ? Un poème aiguisé et fort bien exprimé 😉

Posté(e)

Un texte douloureux et violent .

la souffrance est extrêmement bien exprimée et décrite avec des mots très forts .

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des métaphores d'une grande intensité pour évoquer une souffrance sans limite !

 

Écrire ainsi, c'est déjà se faire souffrir, que faire ?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quelle puissance des mots et des métaphores, @Eathanor ! Un écrit si bouleversant.

Nous n'avons pas le choix, le coeur doit battre.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Terrible bilan et véritable paradoxe que ce texte qui donne au malheur tant de sapidité, grâce aux images somptueuses qui se déroulent dans des vers assez longs pour nous engloutir. La vie s'y peint dans toute la noirceur de sa fatalité. J'aime beaucoup la chute et son futur antérieur désabusé.

Posté(e)

On est lacéré par ce poème aux mots tranchants. 

Posté(e)

Tu poursuis avec obstination cette esthétique du morbide. Le souci c'est que le monde finit par ressembler à ta poésie....

Posté(e)
  • Semeur d’échos

On perçoit un plaisir morbide à trouver les mots les plus dégradants, mais aussi les plus inventifs, pour qualifier et saccager un amour passsé. Forcément jouissif.

Posté(e)

Que t'es triste @Eathanor au temps des amour mortes...

 

 

Posté(e)

Tu donnes la parole à la douleur avec beaucoup  d'intensité. C'est peut-être ainsi qu'on peut la rendre moins funeste  ! 

  • 5 mois plus tard...
Posté(e)

Des images puissantes et, pour une notamment, je revois le "Chien andalou" de Buñuel :

Le 20/01/2025 à 10:30, Eathanor a écrit :

Ma langue n'est désormais plus qu'un couteau émoussé

Juste bonne à trancher la paupière fermée des souvenirs.

Posté(e)

J'avais loupé ce charmant texte qui me remonte le moral , tellement l auteur

prend plaisir a nous conter en doux détails les déchirements divers et variés

de son enthousiasmante existence 😁

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