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Les mystères de Giorgio

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Posté(e)
  • Semeur d’échos

Sur la place cirée d’orange, l’homme a la tête baissée. Sur son socle, il s’est arrêté et se recueille, séculaire. Peut-être observe-t-il, appuyé sur sa canne, la cheminée de briques rouges dressée derrière le mur qui ne cache que le sol. A côté, la tour rose accroche le soleil d’argent du matin. Elle n’a qu’une lucarne aveugle. Un train fume au loin qui longe l’au-delà. Les arcades par saccades s’arrêtent largement.

 

Alors la place tourne et la cheminée se double. L’homme a redressé la tête et contemple le feu blanc du jour levé. Loin des galeries ennoyées, des passants aussi petits que des fourmis quêtent leur ombre.

 

La place est devenue verte espérance et la statue, d’albâtre, rêve aux rayons perçants. Le train repasse, la cheminée turgescente sans fumée. Les ombres s’enfuient. L’horloge n’a pas bougé. Mais la femme qui n’a ni bras ni jambes  ni tête et qu’un régime profus de bananes assigne à torsion, vient-elle de débarquer ? Derrière l’horizon, toujours, le train.

 

Un obusier fait saillie à l’angle d’un mur, on a perché l’ombre d’un poisson, ce n’est pas un premier avril, les arcades sont ouvertes à la visite. La nuit se cache sous les voûtes. Une lucarne survit dans un éclat bleu. On tire des semonces aux cœurs d’artichauts.

 

Mais la place tourne encore et glisse. La moitié du quartier choit dans l’ombre insondable. Le boulevard, sable chaud, s’offre aux galeries infinies qui s’éteindront au crépuscule.

 

Vite, une fillette passe, court après son brillant cerceau et laisse dans le vent absent son ombre déchiquetée.

 

Hector et Andromaque pleurent sur l’épaule l’un de l’autre, empêtrés dans leurs calculs : à rien n’ont servi. Le vaticinateur et le poète, le dieu même n’y peuvent rien, absous, carton-pâte et cartons peints. Carrée, une voile passe, miroir – à la tour de garde.

 

Les Muses inquiètes ramassent au filet les heures quêtées en vain. Des masques glissent, des mécaniques roulent. L’intérieur est métaphysique – au tableau, une équation irrésolue empêche qu’à la craie soit tracé ton nom.

 

Un déhanchement, si brillamment échafaudé, que restera-t-il du point de fuite ?

 

Deux chevaux au bord d’un lac

 

                                                    et vous-même, que désignent, impératives, la main noire, la main rouge.

 

 

Posté(e)

Les mystères sont partout, dans les œuvres qu'on lit ou qu'on regarde, chacun les déchiffre à sa façon. On peut être insensible devant les plus grands et fondre devant ceux qui n'ont pas de nom.  

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un artiste que je qualifierais de bizarre, mais un bizarre sans ombre qui interpelle, qui interroge et qui nous pousse à questionner notre monde à la vaste pénombre !

Posté(e)

Il n’est pas habillé par Armani, c’est sûr !

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un texte qui illustre parfaitement l’art de Georgio de Chirico aux confins du rêve et de l’inconscient dans un langage éminemment surréaliste.

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