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Soliloque

Featured Replies

Posté(e)

 

Soliloque 

 

De tant de saisons

pour ne pas la nommer

ta peau

en vers à son endroit

aiguille folle

et boussole perdue

d’allers retours

au verseau de saturne

retournent les feuilles

sur la première de couverture

restée à terre 

 

à l’encablure de l’hiver

le froid se tasse

sous la porte cochère

à l’insu du décor

comme portant l’échine

sur son dos

et d’un vieux bois

ton cœur lampant 

consume l’huile

sur le veilloir

 

qu’étais-tu 

quune quête improbable 

chapelier fou

ébroué de ses pailles d’astres 

camelot de thés amers

dans le bazar couvert des mots

un Nazar sur le Sary-Kamych

la déshérence

une impasse rêvée de l’enfance

 

tu étendis le visage

grincement de sourire

au fragile soleil

et la neige a fond

au fil des paupières

est-ce ici que gît l’amour ?

tu l’as suivie

qui glissait un doigt

sur ta joue

 

tu as descendu

dans ton jardin

pour l’emmener

comme autrefois

par les chemins rebattus

des poètes

tu t’es allongé

pierre dans le ruisseau 

ta bouteille à la main

 

elle a pris le bief

qui mène au moulin

ta chanson

sur la plus haute branche

un rossignol coi

qui ne pouvait l’écrire

tournait les pages

 

et l’eau chassait

des aubes en cascades

les mots éphémère cristal

de pure parole

avant que de s’aller

briser dans le récit

des nuits noires

la cantilène des étoiles

dans la spirale matinale

si loin de toute route

tu en gardais l’éclat

 

elle file

de chaîne et de trame

l’âme en son aile

blessée

enchevêtre l’horizon

ciel aiguisé de l’hiver

sombre lumineux

et toi bestiaire

porte peine

du silence le visage

suspendu sur l’arène

 

et tu voudrais étendre

le manteau sur le sable

couvrir de tes lèvres

la lassitude des dunes

où vient la mer

s’épuiser

qu’elle vient embrasser

une lampe allumée

mordue de sel

collier de fines perles

quand les ruines du lendemain

refleuriraient

 

tu sais le titre

à portée de ta main

traverser la rivière

prendre la route !

ou ne plus revenir qu’en prière

les doigts en croix

sur un piano fermé

liberté, cette garce !

 

ce n’est rien

ce n’est encore que l’hiver

et la brume je suis

à l’aveugle

tous les mots attelés

à son cou

tristes et doux comme rosée

et tu ne dis rien !

 

sois la main d’un inconnu

plein d’espoir

jusqu’à ce que le soleil se lève

 

ces doigts sur le clavier

comme rivière s’épanch

 

 

Posté(e)

Puisque c'est un soliloque, je ne me mêlerais pas à ta conversation, @O Salto mais puis-je dire au moins que j'ai aimé te lire ..? 💫 

J'ai adoré ce passage

 

Il y a 2 heures, O Salto a écrit :

qu’étais-tu 

quune quête improbable 

chapelier fou

ébroué de ses pailles d’astres 

camelot de thés amers

dans le bazar couvert des mots

un Nazar sur le Sary-Kamych

la déshérence

une impasse rêvée de l’enfance

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un long soliloque qui s’adresse à un interlocuteur  dont on ne saura rien, sinon qu’il est poète, couvert de mots comme un tapis sur un lac du Kirghizstan.

Posté(e)

Un poème qui divague sans qu'on sache trop sa destination, mais pourquoi pas!

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 14 heures, O Salto a écrit :

elle a pris le bief

qui mène au moulin

ta chanson

sur la plus haute branche

un rossignol coi

qui ne pouvait l’écrire

tournait les pages

Un des passages que j’ai beaucoup aimé dans cette conversation avec soi-même…

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime le surréalisme de ces vers, @O Salto

tu étendis le visage

grincement de sourire

au fragile soleil

et la neige a fond

au fil des paupières

 est-ce ici que gît l’amour ?

tu l’as suivie

qui glissait un doigt

sur ta joue

Je pourrai citer bien d'autres passages... certains ont déjà été cités précédemment.

Il est tant à découvrir...quel univers !

 

 

 

Posté(e)
Il y a 22 heures, O Salto a écrit :

 

Soliloque 

 

De tant de saisons

pour ne pas la nommer

ta peau

en vers à son endroit

aiguille folle

et boussole perdue

d’allers retours

au verseau de saturne

ritournent les feuilles

sur la première de couverture

restée à terre 

 

à l’encablure de l’hiver

le froid se tasse

sous la porte cochère

à l’insu du décor

comme portant l’échine

sur son dos

et d’un vieux bois

ton cœur lampant 

consume l’huile

sur le veilloir

 

qu’étais-tu 

quune quête improbable 

chapelier fou

ébroué de ses pailles d’astres 

camelot de thés amers

dans le bazar couvert des mots

un Nazar sur le Sary-Kamych

la déshérence

une impasse rêvée de l’enfance

 

tu étendis le visage

grincement de sourire

au fragile soleil

et la neige a fond

au fil des paupières

est-ce ici que gît l’amour ?

tu l’as suivie

qui glissait un doigt

sur ta joue

 

tu as descendu

dans ton jardin

pour l’emmener

comme autrefois

par les chemins rebattus

des poètes

tu t’es allongé

pierre dans le ruisseau 

ta bouteille à la main

 

elle a pris le bief

qui mène au moulin

ta chanson

sur la plus haute branche

un rossignol coi

qui ne pouvait l’écrire

tournait les pages

 

et l’eau chassait

des aubes en cascades

les mots éphémère cristal

de pure parole

avant que de s’aller

briser dans le récit

des nuits noires

la cantilène des étoiles

dans la spirale matinale

si loin de toute route

tu en gardais l’éclat

 

elle file

de chaîne et de trame

l’âme en son aile

blessée

enchevêtre l’horizon

ciel aiguisé de l’hiver

sombre lumineux

et toi bestiaire

porte peine

du silence le visage

suspendu sur l’arène

 

et tu voudrais étendre

le manteau sur le sable

couvrir de tes lèvres

la lassitude des dunes

où vient la mer

s’épuiser

qu’elle vient embrasser

une lampe allumée

mordue de sel

collier de fines perles

quand les ruines du lendemain

refleuriraient

 

tu sais le titre

à portée de ta main

traverser la rivière

prendre la route !

ou ne plus revenir qu’en prière

les doigts en croix

sur un piano fermé

liberté, cette garce !

 

ce n’est rien

ce n’est encore que l’hiver

et la brume je suis

à l’aveugle

tous les mots attelés

à son cou

tristes et doux comme rosée

et tu ne dis rien !

 

sois la main d’un inconnu

plein d’espoir

jusqu’à ce que le soleil se lève

 

ces doigts sur le clavier

comme rivière s’épanch

 

 

Dans ce soliloque je m’invente et m’invite à être dans le silence de vos paroles , ce vers là :

sois la main d’un inconnu 

plein d’espoir 

jusqu’à ce que le soleil se lève

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une bien jolie et émouvante cascade de mots et d'images, subtile et rafraîchissante, car elle nous ramène à une appréhension hautement poétique du monde et de la vie.

Posté(e)

@O Salto

 

Pourquoi pas ? J'ai aimé et hop !

  • 4 mois plus tard...
Posté(e)

Une première strophe mystérieuse emplie de jeux de mots et de sons nous prend par la main pour ne plus nous lâcher. Un beau moment poétique dans lequel les paysages de l'esprit sont de vrais tableaux.

Ma préférence , dans cette belle ouvrage, va à deux vers tout simples (les plus difficiles à écrire) :

Le 18/12/2024 à 17:11, O Salto a écrit :

elle a pris le bief

qui mène au moulin

Ce mot "bief " contient à soi seul tout le travail des hommes. Le reste de la strophe est de la même veine.

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