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J'ai vécu cet instant

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

The nachtwandlerin- Maximilian Pirner                                                                               

Maximilian Pirner, peintre décadent tchèque.jpg

 

J’ai vécu tant cet instant

Rester et mourir

Partir et mourir

Sur la margelle ébréchée

 

J’ai surpris le rêve

Dans la nuit désincarnée

Il pleurait contre la pierre

Adossé au temps

 

J’ai essayé de

M’absenter en vain

Il me fallait avancer

Oublier mon coeur, mes larmes

 

J’ai imaginé

Ta main dans l’ébauche du

Silence apeuré

Meurtrissant mes doigts gelés

 

J’ai ressenti mes

Pas quand mes pieds se posaient

Aux côtés du vide

Me fixant intensément

 

J’ai vu l’aube naître

Dans mes yeux si grands            

Battre la lumière

Dans l’immensité du ciel

 

 

 

 

 

Modifié par Sophie

Posté(e)

Le vide, cette fraction où tout s'arrête tant l'instant est terrible et les cellules du cerveau semblent chercher une aspérité, même la plus petite, pour ne pas tomber. Cet instant est gravé, il est alors une partie de chair.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une crise de somnambulisme pictural vécue de l'intérieur...

 

Beau ressenti d'une grande sensibilité, une empathie sans faille, bravo Sophie !

Posté(e)

Un instant qui dure tout le long du poème, si plein de sensations, au bord du vide ... Une belle inspiration, @Sophie ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Cette évocation d’une crise de somnambulisme au bord du vide est d’une belle intensité, en écho à son illustration par Pirner dans le style Art Nouveau.

Posté(e)

@Sophie

 

Tiens ! Ca me fait penser à un autre somnambule :

 

 

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 5 heures, Eobb a écrit :

Le vide, cette fraction où tout s'arrête tant l'instant est terrible et les cellules du cerveau semblent chercher une aspérité, même la plus petite, pour ne pas tomber. Cet instant est gravé, il est alors une partie de chair.

Un instant terrible, il est vrai... @Eobb où il devient presque charnel.

Il y a 4 heures, Alba a écrit :

Une crise de somnambulisme pictural vécue de l'intérieur...

 

Beau ressenti d'une grande sensibilité, une empathie sans faille, bravo Sophie !

J'aime ce rapprochement, @AlbaUne toile peut tant éveiller... et un vécu.

Il y a 3 heures, Joailes a écrit :

Un instant qui dure tout le long du poème, si plein de sensations, au bord du vide ... Une belle inspiration, @Sophie ! 

Une inspiration née de la toile mais des sensations si réelles..., @Joailes

Il y a 1 heure, Jeep a écrit :

Cette évocation d’une crise de somnambulisme au bord du vide est d’une belle intensité, en écho à son illustration par Pirner dans le style Art Nouveau.

Cette toile magnifique a fait naître tant... @Jeep

il y a 19 minutes, Marc Hiver a écrit :

@Sophie

 

Tiens ! Ca me fait penser à un autre somnambule :

 

 

La puissance des images... impressionnant, @Marc Hiver

 

Merci infiniment @Eobb, @Alba, @Joailes, @Jeep, @Marc Hiver pour vos mots. J'ai aimé vous lire.

 

Je vais lever le voile. Cette sublime toile m'a projetée dans un instant vécu, il y a longtemps., Je devais avoir neuf ou dix ans.

La demeure était une falaise .... Il y avait des passerelles, des cordes, des échelles et des margelles si étroites, parfois fracturées , liées par le vide et à perte de vue le vide comme un vide sidéral dans la nuit et j'ai assisté à l'éveil de l'aube comme une naissance.

Ces sensations étaient bien réelles. 

Cette toile a fait émerger un souvenir où les impressions ne sont pas mortes...comme si elles étaient encore vivantes.

J'avais auparavant écrit un poème sur cette souvenance. 

 

 

Posté(e)

J'ai ressenti la peur du vide en vous lisant comme dans le film d'Hithcock SUEURS FROIDES.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Une sensation que je n'oublie pas... un vide si proche et si grand.

Certains passages sur cette paroi étaient si prégnants.

Ne pas se laisser tétaniser par le danger et oublier jusqu'à ses propres battements.

Merci beaucoup @Illiz pour ce ressenti.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des strophes somptueuses qui vont pas à pas droit au cœur, au bout d'un chemin de martyre.

Il y a 10 heures, Sophie a écrit :

J’ai surpris le rêve

Dans la nuit désincarnée

Il pleurait contre la pierre

Adossé au temps

Ta plume, Sophie, a le talent du pinceau symboliste. 💫

Posté(e)

Un poème qui évoque le vertige et la peur de tomber, à la limite du rêve et de la réalité... C'est bien écrit et ressenti, bravo !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 2 heures, Thy Jeanin a écrit :

Des strophes somptueuses qui vont pas à pas droit au cœur, au bout d'un chemin de martyre.

Ta plume, Sophie, a le talent du pinceau symboliste. 💫

Merci infiniment @Thy Jeanin. J'avoue que le qualificatif de martyre me gêne un peu, (  trop fort) même si je comprends le recours à ce terme. par analogie aux épreuves.

Une découverte de la peur si intense, de l'impossibilité de se soustraire , de reculer, de la solitude... le devoir, de gérer ses émotions, ressentir sa vie si fragile au bout de ses pas....

il y a une heure, Jean-Paul a écrit :

Un poème qui évoque le vertige et la peur de tomber, à la limite du rêve et de la réalité... C'est bien écrit et ressenti, bravo !

Cela peut paraître irréel mais c'était pourtant bien réel... @Jean-Paul Cette peur de tomber m'a assailli l'espace d'un instant., un espace si grand. Mes battements étaient si forts ... quand je dus franchir le vide. j'e dus apprendre à les contrôler. Dans des situations extrêmes, une décision ne peut s'encombrer d'état d'âme. Il faut rester lucide.

C'est une question de survie. Et nous avons tous des ressources insoupçonnées.

Merci beaucoup @Jean-Paul.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Mon amour de la montagne ne tolérait pas la vertige, mais la lecture de ce magnifique poème me le fait envier chère @Sophie

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Je l'imagine, cher @Tarentaise. 🙂 Quel gentil commentaire ! Merci beaucoup.

Le plus effrayant n'était pas tant le vide... il est possible de l'ignorer ou de l'oublier.

La conscience du danger, la responsabilisation de ses choix rendaient le vide si  pernicieux.

Il n'y avait aucune sécurité ... comme un acrobate sans filet, sans lien aucun. Aucun faux- pas toléré.

 

 

Modifié par Sophie

Posté(e)

Le poème se marie très bien avec la gravure choisie par vous. Le vide rappelle effectivement la mort, comme le silence qui peut l'accompagner parfois. Le poème est impressionnant à lire parce qu'on croit voir la personne en question face à son destin. Pour ça vos mots sont bien choisis.

Toujours content de vous lire et relire encore en tous les cas.

 

 

Modifié par Jean Luc

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Cette oeuvre a tant éveillé... Je n'étais pas endormie, certes mais contre cette falaise, j'ai fermé un instant les yeux souhaitant vivement que ce fut un rêve, désirant disparaître, en vain.

 Le vide rappelle effectivement la mort, c'est tout à fait cela, @Jean Luc Il était presque charnel et envoûtant. 

Ce n'est pas tant le vide que je craignais... mais la mort.

Je me suis trouvée face à moi-même, effectivement, pour la première fois. Tant de questionnements m'ont assailli et de découvertes...

Merci infiniment @Jean Luc pour vos mots.

  • 4 mois plus tard...
Posté(e)
Le 11/12/2024 à 09:00, Sophie a écrit :

J’ai ressenti mes

Pas quand mes pieds se posaient

Aux côtés du vide

Me fixant intensément

Un texte émouvant et ici cette strophe avec la coupure entre le possessif "mes" et le nom "pas" qui est l'image de l'hésitation de la personne qui avance prudemment à flanc de paroi comme à flanc de vie...

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